Disparition du Guadeloupéen Henri Corenthin, ex-ministre au Mali

22 Avr 2016 - 09:52
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Disparition du Guadeloupéen Henri Corenthin, ex-ministre au Mali
Disparition du Guadeloupéen Henri Corenthin, ex-ministre au Mali
Henri Corenthin est décédé dimanche 17 avril en Guadeloupe à l’âge de 92 ans. Le Guadeloupéen fait partie de ces Caribéens qui se sont investis auprès des nouveaux Etats indépendants en Afrique dans les années 1960-1970. Après ses études de médecine à Montpelier en France, Henri Corenthin arrive au Soudan français (actuel Mali) dans le cadre de la coopération française. Le Guadeloupéen est nommé médecin du cercle de Kita dans la région de Kayes à 185 kilomètres de Bamako. Très vite il s'implique dans la vie sociale, sportive, culturelle et politique du pays, s'engage dans le syndicalisme, puis devient secrétaire de l’Union des travailleurs de santé (UTS). L'homme adhère à l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA) dont le leader est Modibo Keïta. En 1957, Henri Corenthin entre dans le premier gouvernement de la loi-cadre comme ministre chargé de l'Elevage et de l’Industrie animale. Poste qu'il occupe jusqu'en 1959 à la création de la Fédération du Mali. Il devient membre du bureau politique de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique puis secrétaire politique de la section jeunesse de l’organisation. Ce parti politique mène le Soudan français vers l’indépendance proclamée en 1960 par Modibo Keïta après l'éclatement de la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, qui devient la République du Mali. Modibo Keïta en devient le premier président. Henri Corenthin est nommé, ministre des Travaux publics, des Transports et des Télécommunications à 36 ans. Homme de conviction et fin négociateur Courageux et fin négociateur, le Guadeloupéen a la confiance du président Keïta. En 1962, il fait partie de la délégation malienne qui négocie les rapports de coopération avec l'Etat français. Mais l’engagement du Guadeloupéen qualifié de « révolutionnaire excité » irrite l’Etat français et particulièrement Jacques Foccart. Sa nationalité française lui sera retirée. Le 19 novembre 1968, au cours d'une mission au Mexique, Henri Corenthin apprend que le président Modibo Keïta a été renversé par un coup d’Etat dirigé par le colonel Moussa Traoré. De retour au Mali, le nouveau pouvoir lui propose de faire partie du gouvernement. Après moult négociations, le Guadeloupéen finit par accepter. Quelque temps après, il quitte le Mali et retourne à Paris, où il poursuit des études pour se spécialiser en néphrologie. .....Lire la suite sur rfi.fr

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