Dossier INA : Le gouvernement interpellé au CNT pour éclaircir la situation

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Hier, jeudi 9 décembre 2021, les membres du gouvernement étaient interpellés au Conseil National de Transition (CNT) pour donner des détails sur la situation de l’Institut National des Arts (INA) et pour évoquer le rôle de la culture dans la refondation en cours au Mali. Il s’agit du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima KAMENA, et du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO. Devant les conseillers du Conseil national de transition, le ministre KAMENA a fait savoir que les travaux de construction de l’INA sont en cours et sont exécutés à environ 50%. Pour lui, le terrain de l’INA situé dans la zone aéroportuaire appartient à l’Etat du Mali.

Les travaux de cette séance de questions orales étaient présidés par le 1er vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane, en présence des autres membres du CNT, des membres du gouvernement et d’autres personnalités. « Monsieur le ministre, les présentes questions orales vous sont adressées pour clarifier un certain nombre de points cruciaux et édifier les Maliennes et les Maliens. Qu’en est-il de l’état d’exécution de la convention signée le 6 novembre 2019 entre le ministère de la Culture, celui des Domaines et des affaires foncières et celui d’Habitat, de l’urbanisme et du logement social relative à la gestion des travaux de construction des nouveau locaux de l’Institut national des arts (INA) et du Grand théâtre de Bamako ? Le terrain alloué à ces projets a-t-il été mis à disposition? Si oui, à quelle date? Si non, pour quelles raisons ? Quelle est la structure d’expertise qui a évalué la valeur du site actuel de l’INA à 2 051 991 430 FCFA dans la convention signée le 30 décembre 2019 entre le ministère de la Culture et la société WAD Motors, représentée par Bocar Yattasaye ?

À qui appartient actuellement le terrain situé dans la zone aéroportuaire sur lequel sont censés être menés les travaux de construction de l’INA délocalisé, en contradiction flagrante avec la convention du 6 novembre 2019 ? », C’est en substance les questions adressées au ministre KAMENA par Mme Rahamata DIAOURE du CNT. Dans ses éléments de réponse, le ministre Ibrahima KAMENA a fait savoir que les conventions ont été signées avant la transition. Cependant, il dira que les travaux pour le grand théâtre n’ont pas démarré.

A ses dires, la parcelle de terrain devant abriter les locaux de l’INA a été identifiée. « Elle n’a pas fait l’objet d’immatriculation, les plans architecturaux et techniques sont disponibles, les travaux de construction de l’INA sont en cours et sont exécutés à environ 50%. Ils sont suivis et contrôler par les services techniques de l’urbanisme », a-t-il dit.

Avant de signaler que le terrain alloué n’a pas été mis à disposition parce qu’il ya eu une péripétie dans le cadre de ce dossier. Néanmoins, il dira que le plan d’aménagement du nouveau site est en cours de traitement dans la zone aéroportuaire. Aux dires du ministre, l’évaluation a été faite à l’époque par la direction nationale du cadastre sur demande du ministre de la culture de l’époque.

A l’en croire, l’évaluation a porté sur la parcelle et sur les réalisations. « Le terrain de l’INA appartient à l’Etat du Mali », a dit le ministre KAMENA. Par ailleurs, le ministre de la culture, Andogoly GUINDO était aussi interpellé par Magma Gabriel KONATE du CNT. Ce dernier voulait savoir le rôle de la culture dans la refondation en cours au Mali.

Ainsi, dans ses élément de réponse, le ministre GUINDO a fait savoir que dans le cadre des préparatifs de l’atelier de validation des termes de référence des Assises nationales de la refondation, à la demande du Ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, une liste d’hommes de culture et d’associations culturelles a été proposée. Ceux-ci, dit-il, ont pris part aux travaux de cet atelier, tenu du 24 au 26 septembre 2021 au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).

Pour le ministre GUINDO, la culture est le socle de la refondation du nouvel homme malien pétri des valeurs de Maaya et du Dambé, citoyen du « Mali Kura ». « Nous devons restaurer nos valeurs culturelles et les transmettre aux générations actuelles et futures. Nous sommes convaincus que face aux crises identitaire et sociale, à la dégradation continuelle de nos valeurs culturelles ancestrales, seule une réponse culturelle nous aidera à juguler ces fléaux afin d’éviter un effondrement total de notre société.

La culture demeure l’alternative la plus efficace pour refonder notre pays. Notre vision est de faire du Mali, un pôle d’excellence culturelle avec des artistes et des acteurs culturels forts et des industries culturelles performantes au service du développement humain durable », a-t-il dit. Par ailleurs, le ministre a signalé la création dans les prochains jours du Conseil National des Arts et de la Culture (CNAC).

Aguibou Sogodogo

 

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1 commentaire

  1. On ne vend pas un symbole, le siège actuel de l’INA est un symbole qui a vu passer plusieurs de nos grands hommes et femmes d’art et de culture. Le vendre sera une honte, une ignominie, une indignité, un comportement éhonté pour ce grand pays d’art et de culture. Sur la base d”aucun argument que ce soit le CNT ne doit excepter cette charge historique, car on dira que c’est sous le CNT des 120 hommes et femmes incapables que cette décision honteuse a été prise et nous connaissons les noms de ces 120 personnes. Très Chers membres du CNT, n’acceptez pas que vos noms soient timbrés à cette décision honteuse. Il faut rapidement réhabiliter cette infrastructure symbolique et chasser rapidement les vendeurs ambulants autour afin de redonner à ce symbole ses brillances d’antan. Nous comptons sur vous membres du CNT actuel pour sauver cette valeur des griffes des grands déprédateurs de la République, ils sont prêts à vendre le Mali aux moins offrants pourvu que eux maximisent leurs sales parts seules, c’est incompréhensif, ce sont des mauvaises herbes du champ Mali qu’il faut nettoyer pour que notre pays s’épanouisse en donnant de bons fruits demain.
    Modibo KEITA a dit ceci«Nous avons un peuple admirable, capable d’accepter tous les sacrifices pourvu que ceux-ci soient équitablement répartis. Ce qui peut le décourager, le démobiliser, le révolter, c’est l’injustice. Faites donc en sorte que tous ceux qui sortiront de nos Palais de justice, après une sentence, disent : justice a été rendue».

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