Réaménagement ministériel : IBK met fin au mythe Tréta

19 Jan 2016 - 01:22
Mis à jour: 11 ans
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Réaménagement ministériel :   IBK met fin au mythe Tréta
Bocary Tréta
Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta vient de frapper très fort dans son propre camp en limogeant le Secrétaire général de son parti. Cette décision sonne comme une volonté du chef de l’Etat de s’affranchir du joug du RPM et protéger son Premier ministre en mettant fin au mythe Bocari Tréta que plusieurs observateurs donnaient comme l’homme fort du régime. Visiblement, Bocari Tréta et Igor Diarra ne sont même pas des bons ministrables encore moins ‘’premier-ministrables’’, comme certains ont essayé de le faire croire. IBK a décidé, le vendredi soir, de mettre fin à cette spéculation inutile. Mais comment en est-on arriver là ? Pour comprendre les raisons de la décision présidentielle, il faut remonter un peu dans le temps. D’abord Bocari Tréta, depuis sa nomination, s’est comporté comme un éléphant dans un magasin de porcelaines. Venu à la faveur du premier gouvernement du régime IBK, l’homme, en terrain conquis, se croyait intouchable. Tout à commencer par l’histoire des engrais dits frelatés, portant sur plusieurs milliards de nos francs. Dans cette affaire, il s’est embourbé. En son temps, même des députés de son propre parti ont réclamé sa tête, sans succès. Il s’est maintenu à sa place par, on ne sait quel miracle. Ensuite, quelques jours après, Tréta s’est retrouvé au centre d’un autre scandale. Cette fois-ci, il s’agissait d’une affaire de tracteurs qui auraient été surfacturés à hauteur de plusieurs milliards FCFA. Bocari Tréta  s’en est sorti indemne. Enfin, il s’est mis en tête que sa position de numéro deux du gouvernement n’était plus suffisant. Alors, il nourrit des ambitions «démesurées», se voyant ‘’premier-ministrable’’. Mais ce qu’il a ignoré, c’est que le Président IBK commence à en avoir marre du comportement du genre à vouloir discréditer son aîné de Premier ministre, encore moins le remplacer. C’est un vrai mythe qui vient de prendre fin avec cette décision d’IBK. Mais, selon certaines indiscrétions, le RPM, parti au pouvoir, est en ébullition à cause de cette décision. Ils sont nombreux à tomber des nuées. Tréta a compris à ses dépens qu’on ne peut pas régner impunément sous le régime IBK, aussi gros bonnet que l’on puisse être. L’autre «jeunot », Mamadou Igor Diarra, qui a été jeté sur le pavé, a aussi appris à ses dépens qu’on ne s’attaque pas au Premier ministre Modibo Keïta sans conséquence. Il aurait, lui, passé à deux doigt du congédiement le mercredi surpassé, en plein Conseil des ministres. Ce jour-là, sa tête fut sauvée par le chef du gouvernement. Ce dernier aurait demandé au Président d’attendre. Donc, il faut comprendre que son sursis a pris fin. Igor avait pris des galons, il se comportait comme un prince, car il pensait avoir la confiance du boss. Chose qu’il avait certes, mais il n’avait compris que nul n’est indispensable. En tout cas, IBK a frappé fort et les plus sceptiques qui pensaient qu’il ne pouvait pas prendre des décisions importantes en sont maintenant convaincus. IBK frappe d’abord dans son propre camp. Ce qui signifie que maintenant, chacun sait à quoi s’attendre en cas de manquement. Harber MAIGA    SORTIE DE TRETA DU GOUVERNEMENT IBK met en application les injonctions de l’Ocde Nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes après la visite d’Etat du Président IBK en France, que les partenaires techniques et financiers, avant la conférence de l’Ocde, ont tenu une rencontre avec les autorités maliennes, au cours de laquelle ils ont fait des injonctions pour que les fonds annoncés puissent être débloqués. La sortie de Tréta du gouvernement ressemble beaucoup à une réponse à cette demande. IBK a-t-il répondu aux injonctions de l’Ocde en sanctionnant Tréta ? Ça y ressemble beaucoup, si l’on croit aux injonctions que l’Ocde a formulées lors de la visite d’Etat du Président IBK en France. L’Ocde a formulé plusieurs injonctions pour assainir les finances publiques et empêcher la dilapidation des fonds comme par le passé. Entre  autres injonctions, l’Ocde a demandé des sanctions contre les chefs des départements où il y aurait des scandales financiers, l’exhumation des rapports du Végal et la poursuite des auteurs au plan pénal. A ce limogeage du Dr Bocari Tréta, numéro deux du gouvernement sortant et Secrétaire général du parti présidentiel, il faut voir des sacrifices consentis par IBK pour faire plaisir aux Blancs en se débarrassant, comme un mal propre, d’un homme qu’on donnait comme son dauphin et qui semblerait être craint de toute la République. Pour se débarrasser de Tréta de la sorte, il faut qu’il y ait des raisons vraiment importantes qui sont au dessus du Président lui-même, car en congédiant Tréta, les risques sont gros. IBK s’expose aux foudres de son parti au sein duquel les grincements de dents sont permanents depuis l’élection d’IBK. L’on sait qu’actuellement les caisses de l’Etat sont au rouge. Il faut de l’argent frais pour les alimenter. Pour cela, aucun sacrifice n’est de trop. Quit à mettre son parti sur le dos. IBK sait qu’il est dans un tournant décisif de son quinquennat où, après deux ans de tergiversation, le peuple veut voir du concret et cela passe par de l’argent frais. Donc, il faut faire plaisir aux PTF pour sauver sa tête. Harber MAIGA 

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Commentaires (36)

User
HUSAYN
HUSAYN 11 ans
Le président IBK n’a pas limogé Tréta et Igor pour faire plaisir à qui que ce soit. Comment comprendre que des personnes veulent prendre en otages une institution aussi importante qu’est la primature pour une question de parti politique. Bien que le premier ministre Modibo n’est pas membre du rpm; il travaille pour ce pays et il est donc inadmissible que des personnes comme lui mettent les bâtons dans les roues fut-ils secrétaire général du parti au pouvoir. Toute personne qui a des compétences reconnus doit pouvoir les mettre au profil du pays sans distinction aucune. Le Mali n’appartient pas au rpm encore moins à tréta, de la même manière IBK n’est pas le président de rpm mais de tous les Maliens.
DANIELLE
DANIELLE 11 ans
Le départ des deux hommes forts du RPM du gouvernement peut s’expliquer par le fait ceux-ci n’entretenaient pas de bons rapports avec les autres membres du gouvernement. Pourtant u gouvernement suppose l’union, la solidarité et la synergie dans les actions. Ainsi si cette atmosphère ne peut pas exister au sein de notre exécutif; les responsables doivent partir.
DORFER
DORFER 11 ans
Si le président IBK a pris cette décision c’est surement parce que ces personnes ont un problème. Loin de vouloir satisfaire tel ou tel je crois que nous devons mettre en avant les intérêts de notre pays d’abord avant celui des personnes. C’est ce que le président IBK a compris et je salue cette décision. On ne peut pas gérer un pays avec les humeurs des uns et des autres.
yasser
yasser 11 ans
Depuis un certain temps; le président IBK a marqué sa déception face au comportement de certains de ses proches qui étaient contre le fait que des personnes d’autres partis puissent faire leur entrée au sein du RPM ce qui n’est pas du tout normal. Notre pays a besoin des compétences de n’importe qui dans ce pays fut-il membre du RPM ou pas. Et je crois que c’est ce qui explique le départ de Tréta du gouvernement.
ADJA CAMARA
ADJA CAMARA 11 ans
Le président de la république sait pourquoi il a demis Igor et Tréta de leurs postes respectifs malgré les avancées connus dans leurs domaines mais avant de nous lancer dans des polémiques sans aucune réelle information; attendons de voir les ambitions que le président de la république prévoit pour eux dans la conduite des affaires du pays et du parti.
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