Le Premier ministre lance les concertations sur la paix, la sécurité et le développement dans les zones frontalières.

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Le Premier ministre, Chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, a présidé le lundi 15 juillet 2019 à Sikasso dans la salle de conférence de l’hôtel du Cinquantenaire, le lancement des concertations sur la paix, la sécurité et le développement dans les zones frontalières. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah et de celui de l’Intégration africaine, Barber Gano.

Ces concertations sont organisées par la Commission de l’UEMOA, conjointement avec la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
L’objectif principal visé est de mieux cerner les contours des enjeux liés à la prévention des crises et conflits, la consolidation de la paix, la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et le crime transnational organisé dans les zones frontalières.

Les intervenants ont tous mis l’accent sur la nécessité de la mise en cohérence des efforts en faveur du développement économique dans lesdites zones. Le Liptako-Gourma ou « trois frontières » est en effet confrontée à la multiplicité et à une récurrence des attaques terroristes, à la prolifération des groupes armés et à l’expansion des trafics. Ces menaces sécuritaires mettent en péril les nombreuses initiatives de développement économique mises en œuvre dans la sous-région. Il est en effet important de contenir la menace et surtout d’anticiper pour « éviter que la gangrène ne se cancérise », selon le Maire de Sikasso, Kalifa Sanogo.

Un autre point important mis en exergue par le Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), Pierre Buyoya, c’est l’importance de la décentralisation ; car « les collectivités locales sont un échelon important dans la résolution des crises en raison de leur proximité avec les populations ».

Le Président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima, a lui aussi réaffirmé la pertinence « de placer les populations au cœur des stratégies de paix et de développement ». Il a par ailleurs réitéré la disponibilité et l’engagement de l’UEMOA à contribuer de façon substantielle aux espaces de dialogue et aux politiques de développement dans la zone.

Le Premier ministre a salué la qualité du bon voisinage entre nos différents pays concernés et a déclaré que « le succès de l’intégration africaine repose sur la viabilité et le dynamisme des Communautés Economiques Régionales (CER), ainsi que la prise en compte de la dimension sous régionale, en particulier des sous-ensembles constitués à partir des espaces transfrontaliers ».
Les pays frontaliers ont multiplié les efforts pour rendre complémentaires les économies et promouvoir leur insertion dans les chaînes de valeurs mondiales.
La Zone Economique Spéciale (ZES), lancée en 2018 et regroupant les régions frontalières du « Sikhobo », c’est à dire de Sikasso, Korhogo et Bobo-Dioulasso, participe de cette volonté.

Selon le Dr Boubou Cissé, « les défis auxquels sont confrontés nos espaces frontaliers et par ricochets nos Etats, ne sont pas une fatalité. Leurs solutions ne sont pas hors de notre portée ».
C’est sur cette note optimiste que le Premier ministre a invité les participants à formuler des recommandations opérationnelles et réalistes allant dans le sens de la promotion et de la consolidation de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement dans notre région, en particulier dans les zones frontalières.

A noter que l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma (ALG), appelée communément Autorité du Liptako-Gourma, est une organisation regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, créée le 3 décembre 1970 à Ouagadougou.

Par  Primature du Mali

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