Mali, l’effondrement d’un mythe

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Lorsque le 22 mars 2012 un groupe de militaires maliens emmenés par quelques officiers fait brutalement irruption dans le palais présidentiel de Koulouba, sur les hauteurs de Bamako, vidé de son occupant, Amadou Toumani Touré, exfiltré au dernier moment par sa garde rapprochée, la stupéfaction est totale en Afrique comme ailleurs dans le monde. Jusque-là, en effet, et notamment depuis la révolution du 26 mars 1991 suivie d’une transition sans accroc et d’une élection présidentielle considérée unanimement comme transparente, le Mali était systématiquement cité en exemple d’une démocratie en construction, et ce malgré les étapes ultérieures d’une vie politique agitée.

 En renouant avec ses vieux démons, le Mali a étalé dans un contexte régional très tendu les nombreuses failles de son système politique. Le coup d’État du 22 mars 2012, avec en figure de proue le capitaine Amadou Sanogo, a été le révélateur d’une grave crise politique et institutionnelle dans laquelle le Mali était plongé depuis quelques années, et qui est venue amplifier l’impasse de la lutte contre le terrorisme à ses frontières.

À quelques semaines de l’élection présidentielle, à laquelle le chef de l’État sortant ne pouvait concourir, selon la Constitution de 1992, le pays était purement et simplement entré dans un état de léthargie multiforme, où la psychose d’un coup d’État était omniprésente. Sur fond de crise institutionnelle présentant tous les traits d’une vacance de l’exécutif, les leviers du pouvoir politique et surtout militaire paraissaient avoir échappé à ceux qui en avaient la responsabilité au sein de l’appareil d’État et en particulier au président Amadou Toumani Touré (dit ATT).

C’est dans ce climat politique déjà lourd – entretenu par de multiples rumeurs persistantes sur les intentions réelles du chef de l’État sortant, voire ses velléités d’accomplir un troisième mandat, comme sur les chances de victoire électorale des chefs de partis « présidentiables » – que s’inscrit la déroute de l’armée malienne face à la résurgence de la rébellion touarègue dans le nord du pays. Les images des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), d’Ansar Dine (une dissidence du mouvement touareg désormais alignée sur les positions islamistes) et d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), paradant dans les villes de Tombouctou, de Gao et de Kidal ont provoqué un véritable cataclysme dans le pays. Elles ont été surtout vécues par l’écrasante majorité des Maliens comme une humiliation dont la responsabilité était principalement attribuée à la classe politique et au pouvoir en place.

C’est sur ce terreau d’impopularité d’Amadou Toumani Touré et de fortes critiques sur son incapacité à faire face aux multiples adversités, notamment militaires, que le coup d’État du 22 mars 2012 a prospéré. Affichant leur inaptitude à s’organiser, à gagner à leur cause le soutien d’une population désemparée, encore moins à définir une véritable stratégie tant sur le plan interne que régional, ses auteurs se sont contentés dans un premier temps d’exploiter le ressentiment des Maliens à l’égard des « politiques ». Il est vrai que l’événement en soi marquait la rupture avec le discours officiel qui avait cours depuis une vingtaine d’années et qui consistait à vanter les vertus républicaines de l’armée malienne, présentée comme le socle de la démocratie.

Les hésitations et les erreurs successives de la junte militaire au pouvoir aggravées par les tergiversations et les ingérences outrancières du médiateur autoproclamé de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en l’occurrence le président burkinabè Blaise Compaoré, ont provoqué une confusion guère propice à une rapide sortie de crise. D’autant que les rebellions dans le Nord radicalisaient leur discours et étendaient leur emprise à la fois militaire et politique sur une partie de plus en plus importante du territoire national.

1.         Le coup d’État militaire : un acte prévisible mais précipité

Les racines du coup de force du groupe de militaires, parti du camp de Kati, mené par le capitaine Sanogo se sont incontestablement nourries de la dégradation de la situation générale dans le pays à quelques mois de l’échéance présidentielle d’avril 2012. Durant cette période critique, la lecture de la presse malienne est à cet égard édifiante. À côté des commentaires sur le retard pris dans les préparations du processus électoral ou encore sur les chances des futurs candidats, déjà connus ou à venir, les organes de presse étaient surtout focalisés sur les conséquences que pouvaient avoir les revers et l’humiliation subis par l’armée malienne sur le calendrier électoral. Les massacres commis par les rebelles le 24 janvier 2012 à Aguelhok – où une centaine de militaires maliens ont été purement et simplement exécutés – ont provoqué un véritable électrochoc qui a fait prendre la mesure des dangers que courait la nation malienne.

Dans ce contexte où les signes d’un effondrement de l’État étaient de plus en plus palpables, la presse malienne a commencé à exprimer des doutes sur la tenue du scrutin présidentiel et, partant, à évoquer différents scénarios allant du report de l’élection à l’éventuelle prolongation du mandat du président sortant, voire à l’instauration d’un régime de transition à propos duquel le nom du président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, était fréquemment cité pour le diriger  .

Mais, au-delà des supputations des éditorialistes sur l’avenir de plus en plus incertain du pays, les rumeurs de coup d’État se faisaient de plus en plus insistantes. Ses prétendus commanditaires étaient aussi nombreux qu’inconnus. Parmi eux étaient citées diverses officines nationales et étrangères, dont certaines auraient été actionnées par l’ancienne puissance coloniale – les tensions existant entre le président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, et son homologue malien, Amadou Toumani Touré, étant de notoriété publique.

Dans un tel climat de tensions intérieures, les rivalités se sont exacerbées entre les chefs des principaux partis politiques, de même que se ravivaient les frustrations et les trahisons des scrutins de 2002 et 2007. Cette polarisation de la vie politique renvoyait tout particulièrement aux séquelles de la scission intervenue au sein de la principale formation politique du pays, l’Adéma-PASJ, qui avait conduit son président d’alors, Ibrahim Boubacar Keita (IBK) à créer son propre parti, le Rassemblement du peuple malien (RPM) en juin 2000. Depuis lors, la rivalité entre l’ancien président, Alpha Oumar Konaré, élu en 1992, et son ancien Premier ministre, à partir de 1994, Ibrahim Boubacar Keita, a marqué la vie politique des dix dernières années.

C’est dans cette atmosphère délétère, amplifiée par les accusations de corruption visant l’entourage immédiat d’Amadou Toumani Touré et l’impuissance de la hiérarchie militaire face à l’avancée des rebelles dans le nord du pays que le coup d’État du capitaine Sanogo est intervenu. Davantage résignée que favorable à l’irruption de la junte militaire sur la scène politique, la population malienne a dans sa grande majorité affiché un détachement par rapport aux diverses manœuvres qui ont entaché ensuite les rapports entre les militaires putschistes et le pouvoir qualifié tantôt d’intérimaire, tantôt de transition. Ce qui s’apparente bien à des tribulations se sont déroulées sous le regard bienveillant d’une médiation ouest-africaine qui est passée allègrement du ton de la menace de sanctions, militaires notamment, et d’embargo économique, à celui des compromis dans lesquels certains acteurs internes – civils et militaires – et régionaux ont rapidement trouvé leur compte  .

2. L’impéritie de la médiation ouest-africaine

Depuis le coup d’État du 22 mai 2012, les décisions qui ont été prises sous l’égide de la Cedeao, au niveau des chefs d’État et de gouvernement, et mises en œuvre par le médiateur, Blaise Compaoré, se sont distinguées par leur caractère le plus souvent improvisé, et parfois contradictoire par rapport au but recherché : la restauration a minima de l’ordre constitutionnel et, à ce titre, le respect de la Constitution en matière de vacance du pouvoir.

Ainsi, l’accord-cadre du 6 avril 2012 signé entre le médiateur et le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (Cnrdre), une émanation de la junte militaire, a décidé du retrait de la junte du pouvoir. Fixant les modalités de l’intérim de la présidence de la République prévue par la Constitution, il est apparu en totale contradiction avec les initiatives prises par le sommet extraordinaire de la Cedeao réunie à Abidjan le 26 avril 2012 et qui ont été mises en application les 19 et 20 mai 2012 à Bamako. Celles-ci ont étendu, sans aucun fondement juridique et sans un quelconque pouvoir pour le faire, à douze mois le mandat des organes de transition, et ont surtout prévu d’accorder au chef des putschistes, le capitaine Sanogo, les avantages réservés aux anciens chefs d’État – décision qui a été finalement rapportée ultérieurement.

C’est du même registre que relèvent le choix comme Premier ministre de la transition de Cheick Modibo Diarra tout comme la nomination à des postes clés de son gouvernement de personnalités appartenant au premier cercle de Blaise Compaoré – et surtout inconnues des Maliens –, ou encore la présence dans le gouvernement remanié, et à la tête de départements ministériels sensibles, d’officiers proches de la junte.

Toutes ces ingérences et improvisations qui ont jalonné la médiation ouest-africaine ont jeté le discrédit sur les institutions de la transition, ce qui n’est pas sans conséquences négatives sur l’image des personnalités maliennes les incarnant. À l’évidence, la médiation ouest-africaine, incarnée par le président burkinabè, est également traversée par les contradictions et divergences entre les chefs d’État des quinze pays membres de la Cedeao. Parmi ces derniers, certains se sont ouvertement plaints de la conduite très personnelle de la médiation, dont les principales initiatives et orientations ont porté l’empreinte du président du Burkina Faso, en quête permanente de leadership dans la région.

Mais à y regarder de plus près, les initiatives de la Cedeao reflètent tout autant les partis pris politiques ou les ingérences de certains acteurs régionaux, que l’absence de moyens d’action dévolus à l’organisation régionale sur le plan politique et surtout militaire, dès lors que ses actions ne sont pas relayées et confortées tant par l’Union africaine que par les Nations Unies. Or, au-delà des pétitions de principe et des déclarations solennelles, l’Union africaine et l’Onu semblent bel et bien avoir réduit leur implication  dans la crise au Mali à la seule dimension sécuritaire, tout particulièrement à l’occupation du nord du pays par les rebelles touaregs et Aqmi vue sous l’angle de la lutte contre le terrorisme.

La Cedeao, en pointe dans les premiers jours qui ont suivi le coup d’État du 22 mars, pour menacer d’une intervention militaire la junte au pouvoir, en concertation avec l’Union africaine et l’Onu, ou pour bouter hors du territoire national, et par l’usage de la force, les rebelles du Nord, semble depuis s’être repliée sur un discours plus conciliant et surtout à portée presque exclusivement interne. La prudence de l’organisation ouest-africaine est sans doute dictée par les difficultés logistiques qu’elle aurait à déployer une force militaire, ne fût-ce que pour «sécuriser», selon l’expression consacrée, les autorités de la transition. Mais cet attentisme est également dicté par la multiplicité des enjeux dans le Sahel, et les différences d’approche et de stratégie des pays de la région, et notamment de l’Algérie.

3. Les difficultés de sortie de crise

Les structures mises en place depuis le coup d’État du 22 mars 2012 ont été caractérisées par un degré de confusion juridique et politique, en raison des rôles successifs, souvent contradictoires, confiés à la junte militaire dans les différents échafaudages institutionnels concoctés par le médiateur de la Cedeao. Dans un premier temps, et dans le souci affiché de revenir rapidement à la « normalité constitutionnelle » prévue par la loi fondamentale du 25 février 1992, un accord-cadre a été signé le 6 avril 2012, au nom du médiateur de la CEDEAO, Blaise Compaoré, par son ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, et par le président du Cnrdre, le capitaine Amadou Sanogo.

Cet accord semblait se conformer aux dispositions de l’article 36 de la Constitution malienne qui prévoit qu’en cas de vacance de la présidence de la République, pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement absolu ou définitif constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre, les fonctions du président de la République sont exercées par le président de l’Assemblée nationale.

C’est sur cette base juridique que le chef de la junte militaire s’est retiré pour laisser place au président de l’Assemblée nationale, investi comme Président par intérim pour une période n’excédant pas quarante jours. Cette concession du capitaine Sanogo faisait suite, il est vrai, à des pressions très fortes exercées juste après le putsch, allant jusqu’à une menace d’intervention militaire des pays membres de la Cedeao.

Mais très vite, cette esquisse de retour à la norme constitutionnelle a été brutalement interrompue. En effet, à peine entré en fonctions, le Président par intérim a pris des décisions à forte portée politique, non autorisées par la Constitution. Il a notamment révoqué, le 17 avril 2012, le gouvernement en place au moment du coup d’État et nommé le nouveau Premier ministre, le même jour, puis quelques jours plus tard les membres du gouvernement. Le même Président, devenu entre-temps Président de transition par la volonté unilatérale du médiateur de la Cedeao, s’est vu imposer la reconduction de Cheikh Modibo Diarra comme Premier ministre le 20 août 2012.

En fait, tout le schéma institutionnel dit de la transition a été bâti à la hâte et en dehors de toute référence au droit constitutionnel malien. Il a obéi à des considérations politiques imposées par la médiation et illustrées par la prééminence d’un Premier ministre doté des pleins pouvoirs. C’est sur un mode identique à celui qui a prévalu pour l’attelage de l’exécutif qu’a été organisée la transition avec des organes dont le mandat a été étendu à douze mois, à savoir un Président désormais de transition, un Premier ministre agissant en toute autonomie et dont les attributions sont très importantes, et surtout une junte militaire dont le statut n’est pas déterminé, mais qui constitue de fait le pôle de pouvoir le plus important. Les trois lieux de pouvoir se neutralisent ainsi et dénotent surtout un imbroglio institutionnel.

Autant dire que les mécanismes de la transition ont ainsi semblé moins voués à réunir les conditions d’une restauration de l’ordre constitutionnel qu’à préparer les futurs agendas politiques de ceux qui sont à leur tête et, à cet effet, de nouer d’ores et déjà des alliances avec certaines forces politiques, militaires et religieuses, en vue des prochaines échéances.

4. Restaurer l’intégrité territoriale : un défi

Élément déclencheur, voire amplificateur, du coup d’État du 22 mars, au même titre, sinon plus, que le délitement des structures étatiques illustré par le départ précipité en exil du président démissionnaire Amadou Toumani Touré, l’occupation par les rebelles et les groupes terroristes des trois régions du nord du Mali, couvrant près de 800 000 km², marque une étape inédite dans l’histoire du Mali depuis son indépendance en 1960. Lorsque, le 17 janvier 2012, le Mnla mené par Mohamed Ag Najim, qui servit comme colonel dans l’armée de Kadhafi, annonce avoir fait subir de lourdes pertes à l’armée malienne dans son avancée vers les grandes villes du Nord, personne n’imaginait les conséquences que cet événement allait avoir sur l’avenir du Mali, et sur la situation de l’ensemble du Sahel.

Le déchaînement de violence aveugle qui a accompagné l’entrée en guerre de la rébellion touarègue, désormais soutenue ouvertement par des groupes terroristes comme Ansar Dine, dirigé par un vétéran de la mouvance touarègue, Aqmi, ou le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), a été jalonnée de tueries, comme celle commise à Aguelhok le 24 janvier 2012. Au fil des jours et des semaines, la rébellion, sur laquelle le Mnla n’exerçait plus la même emprise, a pris le contrôle des principales villes de la région, Kidal, Tombouctou, Gao et récemment, plus au sud, Douentza, et s’est livrée à des scènes de destruction des principaux sites historiques

La terreur instaurée par tous les groupes qui se revendiquent officiellement de la mouvance touarègue a ainsi ouvert une nouvelle page de l’histoire pourtant périodiquement agitée de ce mouvement qui, pendant longtemps et jusqu’aux années 1990, posait ses revendications en termes d’intégration nationale et de participation à l’exercice du pouvoir. C’est précisément de cet esprit que procédaient les accords signés en 1991 et 1994  qui, outre la reconnaissance d’un statut particulier des régions du Nord et l’octroi de crédits accrus pour leur développement, prévoyaient l’insertion des combattants dans l’armée nationale, la police et l’administration.

Les événements qui se sont succédé depuis ce 17 janvier ont été marqués par l’occupation militaire du Nord par des groupes armés coalisées et la proclamation, le 4 avril 2012, de l’indépendance de la « République laïque de l’Azawad ». La nouvelle équation politico-militaire régnant dans le nord du pays rend désormais plus complexe le règlement de la crise institutionnelle et politique malienne. Mais, dans le même temps, la confusion qui prévaut dans la mise en place et le fonctionnement des institutions de la transition rend tout aussi difficile la définition d’une stratégie aussi bien politique que militaire de reconquête du nord du pays. En témoignent les atermoiements de la Cedeao qui, dès les premières heures du coup d’État du 22 mars, a fermement condamné leurs auteurs, tout comme elle a fermement manifesté son opposition à toute partition de fait du nord du Mali, allant jusqu’à menacer d’intervenir militairement pour rétablir l’intégrité territoriale du pays.

Mais, de session extraordinaire en session extraordinaire et d’ultimatum en ultimatum, l’organisation régionale n’a jamais franchi le pas ni usé d’un quelconque moyen de coercition pourtant prévu par ses textes. L’Union africaine, l’Onu, mais aussi les grands pays se sont bornés à des velléités d’intervention militaire contre les groupes armés qui occupent le nord du Mali et se livrent à des violences contre les populations civiles. L’Union européenne, la France  et d’autres États européens s’en sont aussi tenus à exprimer leurs préoccupations et à évoquer la possibilité d’une action internationale dès lors qu’elle serait demandée par les autorités maliennes, à travers la Cedeao. C’est précisément à cette condition que répond la demande solennelle adressée par le Président de la transition, Dioncounda Traoré, au président en exercice de l’organisation ouest-africaine. Dans une lettre du 1er septembre 2012, le Président de la transition a énuméré les domaines – sécurisation des institutions de la transition, réorganisation des forces armées et de sécurité et restauration de l’intégrité territoriale du Mali – dans lesquels «l’aide la Cedeao pourrait se matérialiser».

Au-delà de sa formulation, où transparaissent les réticences des militaires au pouvoir à Bamako à une intervention extérieure, la demande d’aide semble surtout être destinée à servir de base juridique et politique à une éventuelle action militaire au Mali, sous l’égide de l’Onu. Celle-ci devrait être débattue en marge de la session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le 26 septembre 2012 s’est tenue à New York, à l’initiative principalement de la diplomatie française, une conférence réunissant plusieurs dizaines de chefs d’État d’Afrique et du reste du monde. Cette réunion à laquelle ont notamment participé, autour du Secrétaire général, Ban Ki Moon les représentants de plus d’une quarantaine d’États, dont le chef de l’État français, François Hollande, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton et le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra, n’a débouché sur aucune décision concrète.

Si le principe d’une saisine du Conseil de Sécurité de l’Onu a été évoqué, dans le prolongement de la demande formelle d’intervention militaire adressée par les autorités de Bamako à la Cedeao, en revanche, aucun calendrier n’a été avancé quant à une éventuelle adoption d’une résolution autorisant le recours à la force pour permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale.

Il va sans dire que la reconquête du Nord, sans laquelle l’unité nationale du Mali volerait en éclats, suppose aussi, et on l’oublie souvent face aux urgences auxquelles est confronté un peuple meurtri par les épreuves subies tout au long des derniers mois, un consensus national autour des objectifs prioritaires. Parmi eux, il y a la reconstruction de l’État   et la définition d’un nouveau contrat politique et social qui servirait de socle à un nouveau système politique tranchant avec les expériences démocratiques en trompe-l’œil qui ont eu cours jusque-là. Or, les institutions de la transition mises en place de façon chaotique depuis le coup d’État n’ont ni la capacité ni surtout la légitimité politique pour le faire.

Albert Bourgi professeur de droit public à l’université de Reims.

 

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13 COMMENTAIRES

  1. TIRER AVANTAGE DES NÉGOCIATIONS DÉPEND DU NIVEAU D’EXIGENCE FIXÉ (PRINCIPES ET CONDITIONS CONSENSUELS) PAR LES MALIENS.

    C’EST POURQUOI, LES PARTIES PRENANTES DOIVENT SIGNER UN ENGAGEMENT RESPONSABLE FIXANT CE NIVEAU D’EXIGENCE AVANT LES NÉGOCIATIONS PROPREMENT DITES.

    Bonjour,
    Merci pour les efforts des uns et des autres pour une sortie effective et durable de la crise Malienne..

    Les Maliens doivent tirer pleinement avantage des concertations nationales et des négociations.

    Pour ce faire, comme je l’ai toujours dit, les parties prenantes doivent s’entendre sur un ensemble de PRINCIPES (refus du terrorisme, non impunité, coexistence pacifique et respect des droits de l’homme incluant le respect de la dignité et des libertés) et CONDITIONS (dépôt des armes, intégrité territoriale et laïcité) à respecter.

    Ces principes et ces conditions constituent l’ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Toutes les parties prenantes DOIVENT SIGNER cet engagement responsable AVANT LES NÉGOCIATIONS PROPREMENT DITES.

    Pendant la rencontre préalable aux négociations proprement dites, qui a eu lieu à Ouagadougou, le 04 décembre 2012, où étaient présentes tous les représentants des parties prenantes (Mali, MNLA et Asar Dine) en présence du médiateur Blaise Compaoré et de son ministre des affaires étrangères, ces principes et conditions ont été acceptés par tous les participants.

    CE QUI SIGNIFIE QUE LA NON IMPUNITÉ A ÉTÉ ACCEPTÉE PAR TOUS. DE CE FAIT, SI A LA FIN DES NÉGOCIATIONS, L’IMPUNITÉ, C’EST-A-DIRE L’IMMUNITÉ, EST RETENUE, POUR MNLA ET ANSAR DINE, LES REPRÉSENTANTS DU MALI NE SERONT PAS D’ACCORD.

    C’est pour ne pas VIOLER cet engagement responsable (ces principes et conditions) qu’il est INDISPENSABLE que toutes les parties prenantes le signent avant les négociations proprement dites.

    Il faut savoir que les Maliens n’auront que le prix de leur exigence, c’est-à-dire que si le niveau d’exigence est élevé (obligation de satisfaire tous les principes et toutes les conditions consensuels), ils auront tout ce qu’ils auront souhaité sans accepter l’impunité (immunité), autrement, ils pourront avoir moins, avec, éventuellement, l’immunité (impunité).

    Concernant les atrocités commises par le MNLA et Ansar Dine, ils répondront devant la justice. Ce qui n’est pas en contradiction avec les négociations.

    Tout en garantissant la non impunité, les négociations sont vraiment indispensables pour qu’une guerre civile soit évitée au Mali, n’oublions pas cet aspect.

    Si elles échouent, la guerre sera inévitable.

    Il faut, donc, commencer par ces négociations pour préparer les populations psychologiquement à la guerre.

    Quant à la guerre contre le terrorisme, elle ne peut pas être évitée. Vaut mieux que les Maliens la mènent, ensemble, en front uni, dans l’unité qu’en ordre dispersé.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: [email protected]

  2. Nous disons que partout tout le monde sait que l’armée d’1pays ne peut se lever d’elle-même pour entrer en guerre

    Nous disons l’ordre du vient chef de l’exécutif qui est aussi le chef suprême des armées près qu’il ait consulté le législatif le judiciaire et les chefs des différents corps de l’armée

    Nous disons que l’armée n’est que le reflet de la personnalité du chef de l’exécutif

    Nous disons par exemple l’armée malienne dans les 1ères années de l’indépendance était 1armée vaillante intrépide honorable et respectée car le 1er président d’alors tenait beaucoup à l’honneur et les gens rentraient dans l’armée par vocation

    Nous disons après le visage de l’armée changea car les présidents d’après firent de la corruption le mode de gestion et l’armée malienne devint corrompue car les gens y rentraient non pas par vocation mais par favoritisme par la corruption

    Nous disons donc que le temps est venu pour les maliens et maliennes fiers honnêtes aimants leur Mali de faire bloc autour de l’armée en lui insufflant le sens de l’honneur et du devoir

    Nous disons et l’avions toujours dit que cette guerre de reconquête des zones occupées est avant tout 1problème du peuple malien et de son armée

    Nous disons et l’avions toujours dit qu’aucun militaire étranger ne viendra se faire tuer pour 1cause qui n’est pas sienne l’exemple récent de Goma en RDC est là pour le confirmer

    Nous disons et nous l’avions toujours dit que les commanditaires et maîtres sous régionaux d’Europe et d’Arabie de ces « ramassis de voyous » ou « enfants ingrats égoïstes paresseux impénitents assistés permanents du Mali » vont user de toutes les astuces et malices sataniques pour faire avorter toute intervention militaire visant à faire passer de vie à trépas leurs bras armés

    Nous disons partout à travers le monde dans les armées dignes et responsables les déserteurs quelque soit leur grade et valeur sont considérés comme des traites et lâches jusqu’à ce qu’ils soient innocentés après leur passage devant 1cours martiale ou 1juridiction militaire

    Nous disons s’ils sont innocents ils réintègrent l’armée et s’ils sont fautifs ils sont condamnés à la hauteur de la faute commise

    Nous disons dons donc que tous les officiers et soldats déserteurs de l’armée malienne sont des traites des lâches jusqu’à ce qu’ils passent devant 1cours martiale ou 1juridiction militaire comme cela se passe partout dans le monde au sein d’1armée sérieuse digne et responsable

    Nous disons également pour 1raison de stratégie de prudence et de rigueur ils ne doivent pas participer aux futurs combats quelque soit leur valeur et grade Nous disons en cas d’effectifs insuffisants l’armée devra faire appel aux réservistes

    Nous disons et rappelons que dans ce présent conflit l’armée fut trahie par son ex-chef suprême à savoir ATT avec la complicité des lettrés mutants maliens ou “enfants ingrats égoïstes cupides bouffeurs impénitents des deniers publics du Mali” de l’ex-mouvance présidentielle

    Nous demandons à DIEU Le Tout Puissant Le Tout Miséricordieux d’Etendre Sa Protection sur le Mali et son armée aux fins que

    l’armée malienne expédie au plus vite en Enfer leur Paradis tous ces Suppôts de Satan Satan fait humains adeptes et fidèles de Dajal ou l’Antéchrist ou « enfants ingrats égoïstes paresseux impénitents assistés permanents du Mali » d’Ansar Eddine Mujao MNLA et consorts dont certains détalent comme des lapins quand ça chauffe et les autres veulent vite mourrir pour aller en Enfer

  3. 💡 COMPATRIOTES CESSEZ D’ ACCUSER ATT, IL A ETE MIS LA OU IL A ETE A TROIS REPRISES AVEC EN MI-TEMPS DEUX TERMES DE ALPHABETISES ❗

    😆 NOUS AVONS A PRESENT LE VRAI REVEIL DE NOTRE PAYS A CONDITION QUE NOUS SOYONS REUNIS DERRIERE NOTRE ARMEE ET DES FILS ET FILLES DIGNES COMME LE PREMIER MINISTRE CMD ❗

    💡 LA GRANDEUR DANS LES SACRIFICES ET LA CLAIRVOYANCE, LA DIGNITEE SANS SOUMISSION ❗

  4. 😳 tous les pays africains surtout francophones sont des semblants d’ etats sans gouvernement pour leurs peuples et sans economie reelle et bien sur sans armee reelle, CE QUI EST ARRIVEE AU MALI A ETE UNE DESTABILISATION D’ UN PAYS POUR METTRE A L’ ORDRE TOUTE LA ZONE FRANCOPHILE ❗

    😳 LA DESTABILISATION EST PARTIE DE LA FRANCE ET C’ EST LA FRANCE QUI EST LE LEADER POUR RESOUDRE LE PROBLEME, ENCORE POUR DIRE…AVEC LE SOUTIEN DE LA COMMUNAUTEE INTERNATIONALE , C’ EST BIEN NOUS LA FRANCE QUI VOUS COLONISE DEPUIS ❗

  5. c,est att qui nous a foutu dans cette merde il sera maudit jusqu,a sa mort…

  6. Derrière ce mythe se cachaient “cette étrange défaite” des augustes institutions de l’Etat, une faillite des élites frileuses et conventionnelles, un effondrement des caractères et de l’intelligence.
    Un vide monumental général timide.

  7. SANS ACCEPTER L’IMPUNITÉ ET LE TERRORISME, SAUVER DURABLEMENT LA FAMILLE MALIENNE EN SE PARLANT ET EN S’ENTENDANT, DANS L’UNITÉ ET LA COHÉSION, POUR UN AVENIR MEILLEUR ET POUR LE BIEN-ÊTRE DE TOUS.

    Bonjour,
    Merci pour tous ceux qui contribuent à la recherche d’une solution pour sortir de la crise Malienne.

    Sachez que toutes les filles et tous les fils du Mali attendent du Mali, qu’il leur donne de l’espoir pour une vie commune sans problèmes.

    Sans accepter l’impunité et le terrorisme, les Maliens doivent trouver un terrain d’entente pour vivre mieux ensemble, dans l’unité, une vraie vie de famille unie, solidaire ayant des projets d’avenir pour son bonheur et celui de ses enfants et petits enfants.

    Les frères et sœurs Maliens doivent se réconcilier tout en REFUSANT L’IMPUNITÉ ET LE TERRORISME et en garantissant à tous, la quiétude, la paix et la sécurité durables.

    Après une guerre entre Maliens, entre frères et sœurs, la réconciliation nationale sera difficile voire impossible.

    Sachant que la guerre contre le terrorisme, qui doit de toute façon être engagée, exige un front uni (national et international) et une cohésion nationale pour la remporter, ça serait dommage de la démarrer en ordre dispersé.

    Sans accepter l’impunité, le terrorisme, la charia et la scission du pays, les Maliens doivent ouvrir leurs cœurs et s’accepter pour créer un Mali nouveau où plus jamais ce qui s’est passé et ce qui s’était passé ne devront se répéter.

    Pour ce faire, l’engagement responsable de tous (respect des principes et conditions) est indispensable et il n’est jamais tard de changer d’avis pour sauver durablement la famille Malienne.

    J’ai proposé dans la lettre ouverte adressée, en ligne, au Président du Mali et à tous les Maliens, un guide et une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable de la crise Malienne, qui intègrent de tels principes et conditions pouvant constituer cet engagement responsable.

    Cet engagement responsable doit être signé par toutes les parties prenantes avant de commencer les négociations.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail: [email protected]

  8. Cher amis,

    Depuis le debut je n’ai cesse de dire que l’objectif recherche par la France, ce n’est pas l’independance tout de suite. L’OBJECTIF RECHERCHE EST LA PROCLAMATION D’UNE AUTONOMIE POUR LE NORD DU PAYS. Cette autonomie ne sera ensuite qu’une etape vers l’independance. La France recuse l’independance et pretend agir pour l’integrite territoriale du Mali juste pour mieux faire accepter ”des concessions”, c’est-a-dire l’autonomie qui sera une independance de fait.

    Je suis convaincu qu’a partir du moment ou les autorites maliennes ont accepte de negocier avec le MNLA qui n’est meme pas sur le terrain, qui n’occupe aucune portion du territoire malien, elles se sont engagees sur une tres mauvaise pente, la pente de la concession de l’autonomie qui etait le but recherche depuis le debut.

    • tu as raison mon ami. derrière cette situation au mali, il y a une main invisible et c’est la FRANCE. l’autonomie ouvre la voix à l’indépendance du NORD. que dieu maudisse la FRANCE amen.

  9. MALIENS ET MALIENNES, DONNONS LA POLITIQUE AUX POLITIQUES. IL YA BEAUCOUP D’INTELIGENCES AU MALI, BEAUCOUP ON APPRIS AVEC DES DIPLOMES VALABLE, ET NOMBREUX CEUX QUI N’ONT RIEN APPRIS OU AVOIR DE TRES BON DIPLOMES, ILS SONT VENUS PAR FAVORITISME OU PARCEQUE JE SUIS LE FILS D’UNE AMIE OU D’UN AMI. LE PAYS NE POUVAIS PAS AVANCER COMME CA. IL FAUT LES HOMMES QUI FAUT A LEURS PLACE ET DES FEMMES QUIL FAUT A LEURS PLACES. L’ARMEES NE DOIT PAS MEME ETRE VUS DANS LES RUES DE LA VILLE SAUF POUR SAUVEGARDER LES PERSONNES ET LEURS BIENS. LES PERES FONDATEURS N’ONT PAS TRAVAILLER POUR QUE LES MALIENS ET MALIENNES N’ASSUMET PAS LA CONTUNITER DE CETTE INDEPENDANCE BIEN MERITER. CEST DOMAGE TRES DOMAGE QUE L’IRRESPONSABILITEE GRANDISSE DANS CETTE BELLE NATION E MALI. POURTANT NOUS AVONS ENCORE DES CADRES TRES VALABLE QUI PEUVENT REDRESSER LE PAYS. UNE CHOSE EST ENTRAIN DE GASPILLER NOTRE PAYS CEST DE MELANGER LA POLITIQUE A LA RELIGION. AUJOURDHUI DES ILLETRER MARABOUT SE MELANGE DANS LES AFFAIRES DE L’ETAT, ON ECOUTE PLUS LES POLITOLOGUES ,MAIS ON ECOUTENT LES MARABOUT OU DES TETE DE SECTES POUR LEURS DONNER LA PAROLE DE L’ETAT CELA DOIT ETRE ABOLIS DANS NOTRE PAYS ET LE MALI TROUVERAS LE VRAIS CHEMIN DE LA DEMOCRATIE. L’ARMEES DOIT RENTRER DANS LES CASERNES, ET LES AUTEURS DU COUP D’ETAT DOIVENT ETRE ENTTENDUS DEVANT NOS JURIDICTION. LE MALI NE DOIT PAS SUBIR CETTE SOUFFRANCE VENUS DE NUL PART QUE PAR DES MALIENS EUX MEME. QUE DIEU SAUVE LE GRAND MALI.

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