Seconde prorogation du mandat des députés : « Quand le gouvernement donne raison au CSDM », Mohamed Chérif Haïdara dixit

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Le conseil des ministres réuni en session extraordinaire, le vendredi 7 juin 2019,  a adopté un projet de loi organique portant prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale.  Cette décision semble réjouir les responsables du conseil supérieur de la diaspora (CSDM)  qui  militent pour une relecture de la Constitution de 1991 avant la tenue des prochaines élections législatives.

Le CSDM multiplie les rencontres avec les principaux décideurs du pays depuis un certain pour une prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. Ce, afin de permettre la tenue d’un dialogue national inclusif qui aboutir, selon Mohamed Chérif Haïdara, à la modification  de la constitution du 25 février 1991 pour permettre à la diaspora d’avoir des places à l’hémicycle.

Après une première prorogation de six mois qui était motivée, selon le communiqué du conseil des ministres,  par «  le caractère de force majeure des difficultés entravant le respect scrupuleux des dispositions constitutionnelles et législatives et la nécessité d’assurer le fonctionnement régulier de l’Assemblée nationale »,  un second projet de prolongation de 10 mois est sur la table des députés. Le ministère chargé de l’administration du territoire justifie sa décision par le fait que ‘’ l’évaluation de la situation politique et sécuritaire du pays révèle la persistance qui ne permettent pas la tenue d’élections législatives régulières et transparentes ‘’. Le gouvernement veut se conformer à  ‘’ l’accord politique’’ de gouvernance pour proroger jusqu’au 2 mai 2020 le mandat des députés de la Vème législature afin de réunir les conditions optimales à la bonne organisation des élections.

Pour Mohamed Chérif Haïdara, il est loisible à tout observateur de constater que les principales situations ayants justifié le premier report restent, pour la plus part, sans issue.  A l’en croire, la résolution de la crise du nord et du centre du pays, l’organisation d’un dialogue national inclusif tant souhaité par le forces vives  sont autant de préalables indispensables pour le CSDM avant la tenue des élections législatives.  « De notre point de vue, la réalisation de ces différents points devront contribuer à l’apaisement du climat politique et la situation sécuritaire devant permettre à la relecture de la loi fondamentale tant souhaitée par la diaspora malienne qui représente un malien sur trois et contribue à plus de 500 milliards de FCFA dans l’économie du pays chaque année. Elle contribue plus que l’aide que les partenaires techniques et  financiers  apporte au Mali », a déclaré le président du CSDM, qui visiblement semble déterminer à jouer un rôle de premier plan lors de la prochaine révision constitutionnelle pour permettre aux maliens de l’étrangers de siéger à l’hémicycle.

 Il dit comprendre la position d’une frange partie de la classe politique, comme ADP-Maliba, le RpDM, SADI, la plateforme pour le changement, Yéléma, les APM de Mohamed Aly Bathily , farouchement opposés  à une seconde prolongation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. «  Il n’y a jamais eu de l’unanimité autour d’une décision.  C’est ce que fait la charme de la démocratie malienne », a-t-il souligné.  Il faut noter que ce projet de loi organique  portant prolongation  du mandat des députés  à l’Assemblée nationale  n’aura pas du mal à passer, car les élus nationaux favorables à ce texte  sembleraient plus nombreux que ceux qui  le protestent.  Il pourrait avoir le soutien des députés des partis comme l’ADEMA, l’ASMA-CFP, le RPM, la CODEM  qui représentent  plus des deux tiers, nombre recommandé par la loi pour faire passer une telle loi organique à l’hémicycle.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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2 COMMENTAIRES

  1. Ce monsieur ne comprend rien! Peut être qu’il veut être député et là c’est grave car il est incapable analyser une situation correctement! Au Mali l’assemblée nationale est même inutile car elle est une caisse enregistreuse des décisions de ibkalamité. Autant se débarrasser des ces saprophytes car même en 2020 on viendra nous dire que la situation n’a pas évolué et qu’il faut les prolonger encore!
    Pour la diaspora, avec tous mes respects pour ses membres dont je fais partie, son entrée à l’hémicycle n’est pas une priorité, encore moins primordiale. En effet cette diaspora se compose plus d’illettrés ou analphabètes que des gens capables élaborer des lois. Leurs investissements se feront avec ou sans assemblée comme cela a toujours été le cas. A ce sujet, les prochaines élections législatives doivent consacrer le critère intellectuel (minimum BAC) pour être candidat et siéger à Badalabougou et introduire le système de vote par badge, ce dernier servira aussi pour pointer sa présence et se faire payer. A quoi sert un ministère des TIC si cela n’est pas possible?

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