Situation politique : Le dialogue s’impose

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Après le rassemblement du vendredi 5 juin 2020, le dialogue entre  les contestateurs et le pouvoir est plus que nécessaire pour trouver une issue pacifique à cette crise socio politique qui sévit dans notre pays.

Des milliers de Maliens ont répondu, le vendredi 5 juin 2020, à l’appel de la coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mohamoud Dicko (CMAS), le front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et le mouvement Espoir Mali Koura pour demander la démission du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. Après ce rassemblement, les deux parties doivent impérativement trouver les voies et moyens pour négocier afin de trouver une issue pacifique à cette crise socio-politique.

Depuis 2012, le Mali est plongé dans une crise multidimensionnelle. Les populations du nord et du centre de notre pays vivent dans l’insécurité  avec des attaques presque quotidiennes occasionnant des milliers de déplacés. Aujourd’hui, une grande partie du territoire national échappe au contrôle de l’Etat.

Dans ces conditions, une crise socio-politique à Bamako risquerait d’aggraver cette situation. Raison pour laquelle, le Président de la République doit faire des concessions pour satisfaire les demandes légitimes des populations qui souffrent de la crise multidimensionnelle, depuis 2012, de l’injustice, de la corruption et des conséquences de la maladie à Coronavirus (COVID-19).

Quant aux contestateurs de la coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam MohamoudDicko (CMAS), le front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et le mouvement Espoir Mali Koura, ils doivent renoncer à leur demande de démission du Président de la République, car celle-ci pourra causer plus de problèmes que de solutions. Les deux camps doivent mettre le Mali au-dessus, ce pour le bonheur des Maliens.

Salimata Diarra

Source : La Priorité

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