Trésor Public : Salaires de tonnerre !

16 Août 2014 - 03:25
Mis à jour: 12 ans
11
[caption id="attachment_184588" align="aligncenter" width="610"]Le président  Ibrahim Boubacar Keïta Le président de la République recevant le rapport 2012 des mains du Vérificateur général[/caption] En un mois, ils perçoivent dans nombre de cas (en plus de la gratuité du logement, de l’eau et l’électricité) les revenus de deux ans d’un Malien payé au SMIG.   Et pourtant, ils (ou elles) veulent toujours gagner davantage. 3 950 000 Fcfa, c’est exactement le montant mensuellement affecté pour le traitement du Vérificateur Général, communément appelé Vegal. Ce montant colossal est réparti comme suit : salaire de base 2 500 000 Fcfa, indemnités de responsabilité 300 000 Fcfa, prime de sujétion 250 000 Fcfa, indemnités de logement 500 000 Fcfa, indemnité forfaitaire d’entretien (consommation eau et électricité téléphonique) 400 000 Fcfa. A quelques différences près, le traitement mensuel de l’adjoint du Vegal est réparti de la même manière. Outre ces deux personnalités, les collaborateurs du Vegal, c’est-à-dire les Vérificateurs (une vingtaine) ont une rémunération mensuelle totale de 2 400 000 Fcfa. Parallèlement les contrôleurs (Control général de l’Etat) bénéficieraient mensuellement d’environ 1 million de Fcfa. La rémunération mensuelle du Chef du Gouvernement s’élève à 1 197 250 Fcfa. Elle comprend un salaire de base de 497 250 Fcfa et une indemnité forfaitaire de représentation fixée à 700 000 Fcfa. Les membres du gouvernement et assimilés bénéficient, en plus de la gratuité du logement, d’un salaire de base de 351 000 Fcfa majoré d’une indemnité forfaitaire de représentation et de domesticité de 350 000 Fcfa ainsi qu’une indemnité forfaitaire d’entretien fixée à 250 000 Fcfa. Autrement dit, les ministres et assimilés perçoivent mensuellement 951 000 Fcfa. Notons également, qu’à l’expiration de leur mandat, les membres du gouvernement bénéficient, d’une indemnité de sortie dont le montant équivaut à trois mois de salaire de Ministre, c’est-à-dire, 2 853 000 Fcfa. Les membres du gouvernement sont suivis des députés qui perçoivent chacun, en moyenne 876 000 Fcfa par mois. Ceux-ci devancent légèrement le Président de la Cour Constitutionnelle qui bénéficie, en plus de la gratuité du logement, d’un traitement mensuel de 854 600 Fcfa. Le Médiateur de la République vient légèrement après le Président de la Cour Constitutionnelle, avec un traitement mensuel de 821 750 Fcfa. En plus de ce traitement pécuniaire, le Médiateur bénéficie aussi de la gratuité de l’eau, de l’électricité et logement au même titre que le Président de la Cour Suprême dont le traitement mensuel s’élève à 530 000 Fcfa. Quant aux magistrats de classe exceptionnelle (en activité depuis au moins 20 ans), ils perçoivent un salaire mensuel d’environ 800 000 Fcfa. Les magistrats débutants, eux sont payé à 400 000 Fcfa.   Malick Camara

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (11)

User
Kassin 12 ans
La gouvernance du "Baga Baga" ou le pari perdu d'IBK Octobre 2013, moins d'un mois de son investiture internationale du 19 septembre 2013, IBK rentre précipitamment de Paris où il avait un agenda avec le Sénat français, pour faire face à la mutinerie du 30 septembre 2013 qui éclata à la place d'armes de Kati. Fort de sa légitimité tirée des élections de juillet et août 2013, et assuré du soutien français, IBK mène d'une main de fer la gestion de la crise de Kati sans fausse note. L'opération militaire "Sanya" menée dans la garnison de Kati pour y régner l'ordre et récupérer les armes en possession des mutins se déroula sans anicroche. Dans la foulée l'adresse à la nation d'IBK du 2 octobre 2013 ne laissa aucune place à la légèreté ni au laxisme dont faisaient montre les autorités de Bamako face à la junte de Kati durant la transition politique. "On ne me trimbalera pas" ou "Kati ne fera plus peur à Koulouba" sont entre autres formules qui édifieront sur la volonté du nouveau chef de l'état de donner un grand coup de pied dans la fourmilière de Kati. La suite est connue et le juge Karembé se chargea du reste jusqu'à aujourd'hui et le procès des anciens hommes forts de l'ex junte militaire de Kati peut commencer d'un moment à l'autre. La mise sous pas de Kati a été incontestablement un premier succès du régime IBK, mais elle a été aussi le trompe-l'œil qui précipita le régime IBK au bord du précipice auquel il se trouve actuellement. En octobre 2013, l'ex junte militaire de Kati savait plus que quiconque depuis déjà 9 mois avec l'opération Serval et dans son sillage la Minusma, qu'elle n'était plus seul maître à Bamako comme cela fut le cas au moment où Dioncounda fut tabassé ou que Cheick Modibo Diarra fut contraint à la démission. Sanogo le savait et cherchait à se caser dans un grade stratosphérique de général multi-étoilé pour se rendre indispensable dans la chaîne de commandement de l'armée. Il voulait aussi se rendre fréquentable par les principaux partenaires du pays qui commençaient à revenir à la faveur du retour à l'ordre constitutionnel normal et qui n'ont pas apprécié du tout son coup d'état de mars 2012. Mais ce n'était pas une si bonne idée que ça car ça s'apparenterait à un couteau à double tranchant. Pour passer d'un grade de capitaine à celui d'un général 4 étoiles sous les grands manguiers de Kati et le tout en une matinée de conseil de ministres, il faut s'assurer que cela ne fasse pas des jaloux parmi la nuée de soldats analphabètes qui rodent tout autour et qui croient qu'avec le coup d'état ils ont droit de vie et de mort sur une nation et ses ressources. Donc la mutinerie du 30 septembre 2013, capoter les plans de retraite dorée de Sanogo et remet sur le devant de la scène la nécessité d'enrayer les capacités de nuisance de l'ex junte sur le nouveau pouvoir d'IBK. La rocambolesque arrestation en chaîne des hommes forts au sud du Mali de 2012, conforta IBK dans son fauteuil de président de la république et le met à l'aise devant ses pairs africains et dans la gestion de la crise du nord. L'assurance qu'il en tient, l'amène à maintenir la pression. "Je ne négocierai pas avec les hommes en armes" ou "Aucun rebelle ne peut se hisser à ma hauteur" sont entre autres déclarations qu'il affectionnait. Mais IBK a semblé oublier que si Sanogo (dont il a eu raison) était dans l'inconfort au sud du Mali avec l'opération Serval et la présence militaire étrangère au Mali, "les rebelles" ou plus singulièrement le Mnla était dans le confort au nord de notre pays justement par la présence de Serval et des troupes étrangères chez nous. Ce n'était donc pas la même recette qui pouvait fonctionner contre l'ex junte et contre les groupes armés qui écument le nord du Mali. Pour faire plier les groupes rebelles ou leur déloger il fallait plus que le "Baga Baga" sur fond de présence de Serval et de la Minusma, il fallait une armée malienne opérationnelle aidée par un renseignement voir un contre espionnage autonome et indépendante et de Serval et de la Minusma. Mais hélas l'armée malienne qui fut portée littéralement dans le dos de Serval en janvier 2013 pour la libération de Gao et Tombouctou des mains des narco djihâdistes , est restée comme un bébé dans les jupons de Serval et de la Minusma, elle n'a pas grandi au nord du Mali. Le président IBK n'a pas concrètement augmenté de manière significative sa capacité opérationnelle ni dans les airs ni au sol. Pire le commandement militaire a semblé faire savoir que c'est Serval qui l'empêchait de se déployer sur tout le territoire malien négligeant au maximum les capacités de nuisance des groupes armés en face au nord du pays et nageant dans du faux comme d'habitude. Dans cette situation, le pari d'IBK était de faire plier les "rebelles" en pointant le doigt dans l'air pour proférer des menaces et en voyageant luxueusement dans des beaux avions pour donner l'impression d'une fausse grandeur et mar
Kalifa Mounkoro
Kalifa Mounkoro 12 ans
Avec cet montant Île peuvent même pas entretenir les V8 de leurs épouses à plus forte de les acheter. Je me demande comment ils arrivent à finance les frais d'edutes de leurs enfants à hauteur de 10 a 15 millions ans. Le trésor publique soufre énormément ainsi que les pauvres citoyens.
nfp
nfp 12 ans
A TOUS LES MALIWEBNAUTES EPRIS DE V.E.R.I.T.E: Précipitez-vous sur le nouveau numéro du SPHYNX!!!… Vous y découvrirez que le scandale du Boeing est………….BIEN PLUS SCANDALEUX que ce que nous pensions! :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: En fait de « scandale d’état », il s’agirait plutôt d’une « escroquerie d’état » sans précédent ! Même chez nous au Mali !… En fait, l’avion pour lequel Ibk a « volé » 20 Milliards aux Maliens (alors qu’il n’en valait que 6 ou 8 !!!!), NE SERAIT MEME PAS « PROPRIETE DU MALI » MAIS SERAIT JUSTE ……..EN LOCATION !!!! :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: :evil: Le SPHYNX lève ici une ESCROQUERIE et une SUPERCHERIE au peuple Malien absolument HISTORIQUE si elle est avérée !!!! 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O http://journallesphynxmali.com/index.php?option=com_content&view=article&id=861:breves-et-confidences&catid=3:enquete&Itemid=60 C’est juste IN-VRAI-SEM-BLA-BLE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
sebn
sebn 12 ans
Les maliens, excepte le verificateur general, sont vraiment mal payes. Au senegal un magistrat debutant touche 1.200.000. Un verificateur general ne devrait pas etre mieux paye qu' un magistrat
Stbko
Stbko 12 ans
J ai rien vu d'extraordinaire dans ce message ! Au Senagal et en Cote d'Ivoire n' importe cadre sérieux à au moins 1 millions de CFA (sachant qu'ils ont les mêmes besoins que nous: télé , voiture et produit étrange ! Ce journaliste devait tous simplement dire que les MALIENS sont très tres tres mal payé . Concernant le vérificateur, si le pouvoir faisait sont boulot, il récupèrai plusieurs milliards de fonds détourné comparer au quelque 4 millions du vérificateur !
Observateur100
Observateur100 12 ans
Il faut savoir que chaque pays a ses réalités! Comparaison n'est pas raison, mais peut-être une source d'inspiration. Je t'invite à raisonner par rapport au revenu du malien moyen.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (114)
  • Nfp (87)
  • Kankan (53)
  • Sissoko (32)
  • Coulibaly Yacouba (19)