Mois de la santé et de la protection sociale : Communiquer et « agir ensemble » pour une meilleure protection sociale

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Les organismes nationaux en charge de la protection sociale, notamment la CANAM, l’INPS, la CMSS, l’ANAM et la DNPSES font front commun. Le lundi 05 décembre 2022, ils ont consacré la 3ème semaine du mois de la santé et de la protection sociale à magnifier cet engagement. L’objectif recherché est de garantir un meilleur accès des populations à la protection sociale à travers notamment la communication. La cérémonie dédiée à cet effet, était présidée par le ministre de la santé et de la protection sociale, Diéminatou Sangaré. Y ont également pris part, l’ensemble des directeurs des services concernés et le représentant des partenaires techniques et financiers, Thècoura Sidibé.

Communiquer en direction des populations pour une meilleure accessibilité aux services de santé, aux dispositifs de protection sociale et fédérer les interventions, tels sont les objectifs de cette approche intégrée des organismes en charge de la protection sociale au Mali.

Pour le représentant des partenaires techniques et financiers, Thècoura Sidibé, cette semaine permet de dégager une vue d’ensemble sur les efforts du gouvernement, mais aussi de développer les champs pour un meilleur accès des populations à la  protection sociale « ce contexte nous permet, à nous partenaires techniques et financiers, en appui au processus de protection sociale, de nous rassurer du leadership que le gouvernement affiche dans la conduite parfaite des interventions pour le renforcement de la résilience des communautés et le développement du capital humain ». Le ministre de la santé et de la protection sociale, Diéminatou Sangaré, d’indiquer dans la même veine, que la semaine de la protection sociale offre l’opportunité d’écouter les usagers « afin d’approfondir des pistes de réflexion sur l’amélioration des prestations sociales offertes par nos organismes publics ».

La santé et la protection sociale sont deux facettes d’une même médaille, consacrée au bonheur des populations selon les acteurs-clés du domaine. Convaincu de cette réalité, le Directeur National de la Protection Sociale et de l’économie solidaire, Mohamed Bassirou Traoré, d’insister sur la nécessité d’une couverture sociale plus large des populations. Toutefois, il faudra des approches innovantes, bâties sur les réalités existentielles. C’est pourquoi, il a salué les efforts du département en charge de la protection sociale en collaboration avec les collectivités territoriales et l’accompagnement des Partenaires Techniques et Financiers, dans une démarche participative qui a abouti à l’élaboration en 2016, de la politique nationale de protection sociale et son plan d’actions 2016-2018.

« Cependant, de cette période à nos jours, le domaine de la protection sociale a connu une véritable expansion concrétisée par les avancées notoires en termes d’acteurs multiples entraînant inéluctablement de nouveaux besoins justifiant aujourd’hui une extension de son champ d’application matériel et personnel » a souligné le Directeur national de l’économie solidaire. Rappelant quelques difficultés, il a pointé du doigt entre autres,  l’existence de besoins non couverts des personnes vulnérables, la faible accessibilité des populations aux services sociaux de base, au logement et à l’alimentation, l’absence de socle national de protection sociale, la faible capacité de financement des besoins de protection sociale des populations vulnérables, l’incapacité des populations vulnérables à participer au financement de leur protection sociale.

La protection sociale est un droit à valeur constitutionnelle. Ce droit est inscrit dans l’article 15 de la constitution du 25 février 1992, qui dispose que : «Toute personne a droit à un environnement sain. La protection, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie est un devoir pour tous et pour l’Etat ».

Elle demeure ainsi, un maillon essentiel de la chaîne de lutte contre la pauvreté, l’exclusion, les inégalités et surtout, permet de «renforcer la stabilité politique et la cohésion sociale », a indiqué Monsieur Mohamed Bassirou Traoré. La cérémonie s’est clôturée par la remise d’attestations de reconnaissance aux agents qui se sont distingués.

Ousmane Tangara

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1 commentaire

  1. Madame aime faire juste du cinéma, elle est plus dans l’événementiel sinon l’urgence c’est de mettre de l’ordre dans certains services clés où les premiers responsables semblent d’abord préoccupés par l’accumulation de per diem des missions non effectuées. Ce qui explique les chevauchements des ordres de missions concernant les mêmes individus, ils ont peut-être le don de la bilocation car la même personne se retrouve pendant la même période à Koulikoro et Kigali ou Ségou et Ouaga en même temps. Qui signe donc les ordres missions ? Si les premiers responsables du département sont incapables de prendre leurs responsabilités ce sont les structures de contrôle et vérification qui doivent se montrer à hauteur de mission.

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