Assemblée générale du Front de refus contre l’application de l’Accord d’Alger : « Les autorités de la transition ont pour mission de disloquer le Mali… »

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Hier pour faire montre de leur détermination à faire barrage contre l’application de l’accord d’Alger qui pour eux, n’est qu’un moyen pour disloquer définitivement le pays au profit des séparatistes qui ont pris des armes, puis massacré nos soldats. Selon les leaders de la dite plate-forme, ce sont  les nouvelles autorités de la transition qui sont chargées d’accélérer le processus en cours depuis  des années. La rencontre était animée par Ibrahima Kébé, Abdoul Niang, Mamedi Djoula du mouvement FARK.  Selon Ibrahima Kébé, les jeunes se sont réunis aujourd’hui pour parler de l’avenir du pays mais aussi donner des informations vitales pour un Mali un et indivisible. « Aujourd’hui, il est clair  que les nouvelles autorités de la transition en connivence avec ceux qui ont pris des armes contre le drapeau national et leur partenaire s’obstinent à mettre en œuvre ce papier qui est synonyme de dislocation. Nous disons non à ce plan machiavélique qui est en cours en République du Mali.  Au cours de ces échanges nous sommes convenus de mettre en place un Front de refus pour la mise en œuvre de l’accord d’Alger, “Mali Tekila” pour nous est contre la volonté du peuple. Désormais nous allons veiller à ce que cela ne soit possible sur le territoire malien car nous avons jugé bon de mettre en place des commissions qui travailleront les 24 heures qui suivent et nous communiquerons après. En cas d’insatisfaction, nous sommes déterminés à livrer une bataille implacable pour faire respecter la dignité du peuple malien car nos soucis, c’est aussi le respect de notre intégrité territoriale acquise depuis le 22 septembre 1960. Aujourd’hui tout le monde sait que cet accord n’est qu’un papier qui divise et rend aussi d’autres supers puissants. En terme clair, c’est un papier de trahison nationale.  Les autorités de la transition ont pour mission de disloquer le Mali. » A-t-il laissé entendre.

S’agissant de la question de la présence militaire française sur le territoire, il dira qu’il n’y a pas de différence entre le combat contre les opérations de Barkhane et le refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. A l’en croire, le combat contre l’impérialisme français au Mali ne doit aucunement se limiter au refus de la présence militaire. Il précise qu’on doit combattre l’impérialisme sous toutes ses formes car poursuit-il, « Ce document issu du processus d’Alger en est un exemple. » martèle Ibrahima Kébé

Selon Abdoul Niang, après  la photo du ministre de la Réconciliation nationale, le Colonel-major Ismaël Wagué posant fièrement avec un ex-rebelle de la CMA portant un symbole de l’Etat fantôme appelé  Azawad. « Il faut qu’il comprenne que l’acceptation de l’Azawad est l’acceptation de la division de notre pays; chose que nos compatriotes ne cautionnent pas. C’est justement pourquoi l’Accord d’Alger peine à être appliqué. Parce qu’il n’a pas reçu l’accompagnement des populations et de la majorité des leaders d’opinions qui estiment que l’application de cet accord consacrera l’indépendance de l’Azawad donc la division de notre pays. »

Aux dires du journaliste chroniqueur, les autorités de la transition ont affirmé leur volonté de mettre en œuvre l’Accord d’Alger, malgré que le peuple dans sa majorité a demandé la relecture de cet Accord lors des assises du Dialogue National Inclusif (DNI). « A la suite de cette visite, tout porte à croire que la volonté du peuple a  été piétinée par ses propres fils qui étaient venus lui porter secours. » A-t-il conclu.

La Rédaction

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1 commentaire

  1. Toute personne intellectuelle honnête digne, voulant le bonheur du Mali et de son peuple, non corrompue, ne peut vouloir l application de ce accord d Alger sans une révision sérieuse.

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