Assises nationales de la refondation : Les résolutions de Diré

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Du mercredi 15 au jeudi 16 décembre 2021, la deuxième phase des Assises nationales de la Refondation (ANR) de Diré a eu lieu à la Maison des Jeunes. Les 13 communes du cercle y ont pris part, sous la présidence de Mahamane Idal Traoré, coordinateur de la presse locale.

Malgré la non-participation de certains partis politiques, les ANR se sont bien déroulées à Diré. Elles ont en tout cas ressuscité de nouveaux, l’espoir au sein de la population. À Diré, les travaux ont débuté par les mots du préfet du cercle, du maire de la Commune urbaine et du président des assises.

Tous ont appelé les participants à la bienveillance, la tolérance et la compréhension mutuelle. Pendant deux jours, les 13 thématiques ont été traitées par les participants répartis en 3 groupes de travail. Le premier jour, chaque groupe a échangé sur les thématiques mises à sa disposition. Le second, toutes les résolutions proposées par les différents groupes ont été vérifiées, et adoptées. Le même jour, les participants ont formulé des recommandations comme mettre en place une commission indépendante chargée du suivi de la mise en œuvre des résolutions faites aux Assises nationales ; corriger les problèmes liés à la carte Nina ; Organiser des concertations chaque fois que la situation l’exige ; engager des pourparlers avec les leaders maliens Iyad et Kouffa ; respecter les engagements pris par l’Etat…

La 13ème thématique, « comment rendre le système éducatif performant et compétitif ? », a entrainé des débats houleux. Diré a été unanime pour dire qu’il faut moraliser le système scolaire, pacifier l’espace scolaire, valoriser et insérer l’éducation civique et morale dans les examens, assurer l’inspection des enseignants, inviter les parents à suivre davantage les enfants, normaliser le suivi et la création des écoles privées, dépolitiser la nomination des cadres scolaires…

Hamadoun Touré

(Stagiaire depuis Diré)

 

Des opinions diverses

A la fin des travaux, nous avons pris l’opinion de certains participants.

 Hamma Alamine Touré, (maire de la commune rurale de Tindirma) :

« Il faut qu’on se parle pour trouver une porte de sortie commune. C’est important de permettre à chacun d’exprimer ce qu’il pense. Il faut aussi que tout ce qui vient de nos bouches, vienne vraiment de nos cœurs. Pour que tout aille bien, nous sommes condamnés de conjuguer les mêmes verbes pour la paix et le bonheur de toutes et tous. Même si le monde entier s’ajoute à nous, si on ne vise pas les mêmes objectifs ce sera voué à l’échec.

La question scolaire devient plus préoccupante dans ce pays, particulièrement au nord. Sans dialogue, il n’y aura pas de solution rapide. Des années que beaucoup d’écoles sont fermées. Il faut dialoguer.

Ceux-ci qui ont fermé les écoles ne sont autres que nos frères. Ils ont certaines recommandations pour que l’école revienne, alors discutons en avec eux. Ils recommandent que l’éducation se fasse en parallèle avec l’étude du coran. Ensuite que les garçons et les filles ne se mélangent pas, que les filles couvrent bien leur corps. Je pense qu’ils ont raison. Si nous voulons réellement que nos enfants étudient, on doit cependant respecter ce que proposent nos frères. Ils ont bien précisé que le coran doit être étudié comme toutes les autres matières. Je pense que nous devons venir à eux pour mettre fin à tout ce désordre-là ».

Kadidia Baby, (représentante de la Cafo) :

« Ces assises se sont déroulées en toute quiétude. Il faut que les autorités prennent en compte et mettent en pratique ce que les gens ont évoqué. Je ne peux dire rien de plus que les participants. Si les autorités appliquent ces résolutions ça émerveillera certainement tous les maliens.

Adama Alidji Coulibaly, (élu communal de la Commune de Haïbongo, liste Mouvement pour le Mali –MPM-) :

« J’ai une très bonne opinion des assises. Tout débat entre Malien est le bienvenu. Tous les problèmes sont recensés, répertoriés. On doit maintenant chercher des solutions à ces soucis qui nous concernent tous. Sinon l’expression était libre sans influence quelconque ».

Abdoulaye Baber Traoré, (président du Conseil local des jeunes » :

« Je trouve que les rencontres communautaires sont toujours importantes. Cependant, je remarque à travers le document de travail mis à la disposition des participants que notre pays, le Mali n’a pas besoin de “nouvelles idées, mais plutôt des hommes forts et patriotes” pour la construction nationale ».

Nana Bonkana Baby, (assistante) :

« J’étais présente juste par plaisir, sinon je ne suis pas mandatée. Je suis très contente d’y prendre part. Il faut que les dirigeants mettent en application les résolutions des assises. Si cela ne tient qu’à moi, en premier lieu il faut que les autorités soient véridiques et justes, puisque c’est la hiérarchie qui doit être exemplaire. Qu’elles attribuent à chacun ses droits légitimes. Pour finir, il faut qu’elles impliquent les jeunes et les femmes dans les prises de décisions ».

Oumar Aliou Maïga, (directeur de Cap de Diré) :

« Je crois que ça été une très bonne chose. Si on mettait en pratique les résolutions et recommandations, ce sera une bonne chose. Il faut qu’on les mette en application. Comme on le dit, c’est la refondation de l’Etat et c’est un besoin pressant ».

Propos recueillis par

Hamadoun Touré

(Stagiaire, depuis Diré)

 

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