Journée internationale de protection des données personnelles : Préserver la vie privée !

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Le Mali à l’instar de la Communauté internationale a célébré jeudi dernier, à la bibliothèque nationale, le 28 janvier, journée internationale  consacrée à la protection des données personnelles. A l’occasion, l’Autorité de protection  des données personnelles (APDP) en collaboration avec la Coordination des Associations et Club/Tic du Mali (CACTIC), a organisé une conférence-débat sur les  thèmes « Protection des données personnelles au Mali et en Afrique Francophone ‘’.

 

La cérémonie s’est déroulée en présence des présidents de l’APDP, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haidara, Djoumé Diakité de la CACTIC, celui par intérim de l’autorité Malienne de régulation des télécommunications/Tic et poste (AMRTP), Cheick Abdelkader Koité et de nombreux officiels.

Si cette journée mondiale de protection des données est célébrée depuis 2007, c’est la première fois qu’elle l’est dans notre pays.

En effet, le Mali connait depuis quelques années, un essor considérable dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ce développement a fortement impacté la vie des citoyens à travers l’avènement de l’économie numérique, le partage de tous azimuts de l’information, des données électroniques et l’accès au savoir.

Pour faire face au péril informatique et ses implications néfastes sur nos sociétés, explique Mr haidara, le Mali a créé en 2013 une autorité indépendante dénommée APDP (Autaurité de protection des données personnelles) afin d’assurer à toute personne physique ou morale ; publique ou privé ; la protection de ses données à caractère personnel, sans distinction de race, d’origine, de couleur, de sexe, de langue, de religion, de fortune, de naissance, d’opinion, de nationalité ou autre. « L’installation, le 19 août 2015 de cette instance (APDP Ndlr), confirme davantage la ferme volonté des plus hautes autorités du pays tendant à conformer l’état de droit au Mali, socle de la démocratie », ajoute-t-il.

L’APDP se dresse, selon Mr Haidara, non seulement contre les violentions inhérentes au secret des renseignements personnels, mais aussi révèle un confort supplémentaire qui fortifie le dispositif national mis en place contre toute forme de transgression relative à la communication électronique.

Le président de l’APDP ajoutera aussi que sa structure, est un instrument de veille au respect de la confidentialité des données informatiques et de promotion des droits y affèrant à travers l’éducation pour tous au numérique et œuvrera inlassablement à ce que la loi en matière de protection à caractère personnel soit appliquée.

Mr Diakité, président de la CACTIC, a pour sa part soutenu que le but de cette journée est de sensibiliser les citoyens sur l’importance de la protection de leurs données personnelles, du respect de leurs libertés et droits fondamentaux, en particulier de leur vie.

Il ajoutera ensuite que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités du plan d’action de son organisation qui œuvre pour la vulgarisation des TIC auprès de la jeunesse Malienne avec en son sein 12 associations.

«  En réalité, la commémoration a débuté depuis deux jours par la formation d’une trentaine de jeunes (qui ont reçu leurs attestions au cours de la cérémonie) aux techniques élémentaires de protection de données privées sur le net », informe-t-il.

Avant, Mr Diakité avait rappelé que la journée a pris forme en 2006 pour être célébrée le 28 janvier 2007 dans sa première édition en Europe, suite à la signature (28 janvier 1981) le premier instrument international juridiquement contraignant en matière de données personnelles à l’initiative du conseil de l’Europe.

Par ailleurs, les conférenciers ont entre autres souligné l’importance de protéger des données personnelles et de lutter contre la cybercriminalité. Parce que, selon eux, chaque fois que vous utilisez l’internet et le téléphone vous êtes exposé aux dangers (vous laissez des traces qui peuvent être utilisées à des fins malveillantes). Ils ont également déploré l’absence de réglementation et d’harmonisation des TIC et l’urgence pour les Etats africains de mettre en place un organisme de collecte et de traitement de l’information personnelle.

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