Inauguration de la salle de visioconference de l’Institut national de formation judiciaire Me Demba Diallo : 38 greffiers renforcent leurs capacités sur les thématiques du Casier judiciaire, des registres de greffe, de l’éthique …..

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La salle de visioconférence de la Cour d’appel de Mopti a abrité, le lundi 28 juin 2021, la participation de 13 greffiers de Mopti à la formation dispensée par visioconférence à partir de l’Ecole nationale de greffe de Dijon (France) sur les thématiques du casier judiciaire, des registres de greffe, de l’éthique et de la déontologie. Cette formation faisait office de lancement du Programme de téléenseignement de l’INFJ en partenariat avec l’Ecole nationale de greffe (ENG) de Dijon (France) en direction de Mopti. Au même moment, 25 autres greffiers de Bamako, Koulikoro, Sikasso, participaient également à la même formation à partir de la salle de visioconférence de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) Me Demba Diallo (financée par l’Union européenne à travers le Programme d’appui à la justice au Mali ” PJM “) officiellement inaugurée le même jour.

La formation des 38 greffiers de Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti était axée sur les thématiques du casier judiciaire, des registres de greffe, de l’éthique et de la déontologie. Et cette formation, d’après Dr. Toubaye Koné (magistrat, directeur général de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) Me Demba Diallo) se justifie par le fait que la justice malienne, de l’avis d’une frange importante de la population, n’est pas à hauteur de souhait.

“Aujourd’hui, il est communément admis de par le monde que la justice est un service public. Alors, les justiciables qui sont aussi détenteurs de la souveraineté politique et qui sont des contribuables sont légitimement en attente de qualité.  Chaque citoyen, qu’il soit justiciable, justiciable potentiel ou partie prenante doit percevoir le service rendu par la justice comme un service de qualité.

Et cette valeur ne peut être fournie que si la qualité des différents secteurs de gestion au sein de l’organisation judiciaire (processus personnel, formation, budget, technologie, etc.) est systématiquement améliorée de manière coordonnée.

Je reste convaincu que l’école reste l’alternative la plus efficace dans la quête de cette justice de qualité, une justice au service des populations, une justice à hauteur de souhait. C’est pourquoi, la politique de formation systématique engagée par notre département à travers l’INFJ et dont le partenaire PAJM a bien perçu la pertinence, reste la réponse la plus appropriée aux insuffisances de notre appareil judiciaire”, a-t-il indiqué.

Pour le Directeur de l’INFJ, l’engagement aujourd’hui du Garde des sceaux est un signe fort qui atteste de ce changement profond et de la volonté des autorités du Mali à donner une nouvelle impulsion à l’INFJ, en termes d’excellence, de crédibilité et d’opérationnalisation au service des différents corps de la justice. “En ma qualité de directeur général de l’INFJ, je m’y emploierai fortement”, a-t-il promis.

Il a expliqué que, depuis 2017, sa structure s’est lancée dans la politique de modernisation de son équipe pédagogique avant la pandémie Covid-19 parce que le Mali est un pays vaste avec des villes très distantes les unes des autres. Ce qui fait que chaque fois qu’il s’est agi d’amener les participants jusqu’à Bamako ou dans un autre lieu de regroupement, cela faisait des dépenses énormes. Ce qui fait que la visioconférence était devenue un choix pertinent.  “Le programme de visioconférence s’inscrit dans une politique de redynamisation de l’INFJ. Il s’agit d’offrir à l’INFJ des moyens d’animer des formations de qualité et plus encore, de lui permettre de se hisser au niveau des autres écoles de formation judiciaire. L’outil de visioconférence de Mopti constitue un pan de plus dans la modernisation de notre outil pédagogique.

La visioconférence constitue une réponse à la crise sanitaire créée par la pandémie du Covid-19, mais aussi une réponse à la crise sécuritaire, économique et financière que connaît le Mali en général et la région de Mopti en particulier. Il s’agit surtout d’un outil opérationnel devant permettre de relever les différents défis liés à la formation des magistrats et autres acteurs de la justice.

La visioconférence a cette utilité de permettre à l’INFJ d’avoir des relations fortes avec les grandes écoles de magistrature, de greffe, des huissiers, des notaires de France. Nous avons lancé cette idée de visioconférence depuis 2016-2017 et entre temps, la pandémie Covid-19 est arrivée. Ce qui a encore renforcé l’utilité de cet outil. Aujourd’hui, nous avons 3 salles de visioconférence : à l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) Me Demba Diallo) de Bamako, à Mopti et à Kayes. Aujourd’hui, nous venons de lancer pour la 1ère fois les activités de la salle de visioconférence de Mopti avec la formation de 13 greffiers de la Cour d’appel de Mopti.

Au même moment, 25 autres greffiers venant de Bamako, Koulikoro et Sikasso sont en formation à l’INFJ à Bamako. Et ces formations sont dispensées directement à partir de l’Ecole nationale de greffe de Dijon, la plus grande école de greffe au monde de l’espace francophone.

 La semaine prochaine, la salle de visioconférence de Kayes sera également lancée”, a-t-il fait savoir. Les thèmes abordés au cours de ces formations parlent du casier judiciaire, des registres de greffe, de l’éthique et de la déontologie parce que, a-t-il clarifié, “tout le monde est conscient que tous les corps de métiers de la justice ont besoin de réarmement moral. Et cela passe par la formation”, a-t-il expliqué.

“La finalité de la visioconférence, c’est de rapprocher la formation

aux participants”

Aux dires de Dr. Toubaye Koné, l’idée de cette visioconférence, c’est de pouvoir en même temps relayer directement les formations tant sur Bamako que sur les 2 autres cours d’appel du Mali, notamment celles de Kayes et Mopti.

“La finalité de la visioconférence, c’est de rapprocher les formations aux participants, nos corps cibles que sont les magistrats, les greffiers, les huissiers, les commissaires de justice, les notaires et même souvent les avocats. Ce qui nous permettrait de pouvoir nous approcher davantage des magistrats, des greffiers, des huissiers, des notaires et des autres publics cibles sans trop de peines. On veut rapprocher la justice aux justiciables, on veut également rapprocher la formation à ceux-là qui doivent bénéficier de cette formation. Mais également la qualité de la formation en visioconférence n’est plus à démontrer. Parce que nous avons essayé de nous adapter en faisant à la fois du distantiel avec la visioconférence, mais également du présentiel en mettant en place un formateur sur place qui, après la visioconférence se retrouve avec les participants pour faire un débriefing et élaborer les recommandations et arrêter les bonnes pratiques. La finalité recherchée par cette visioconférence, c’est de rapprocher la formation aux participants”, a-t-il souligné.

Il a remercié l’ensemble des partenaires techniques et financiers et plus spécifiquement l’Union européenne à travers le Programme d’appui à la justice, pour l’aide qu’ils ne cessent d’apporter à l’INFJ. Dans ses remerciements, il n’a pas oublié les directeurs de l’Ecole nationale des magistrats (ENM), de l’Ecole nationale des greffe (ENG), des écoles des notaires, des huissiers de justice et d’avocats de France, de l’équipe d’expertises de France au Mali.

                             Siaka DOUMBIA

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