Répression de la manifestation du 10 juillet : Le gouvernement promet des enquêtes

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Déclenchée depuis le 5 juin 2020, la manifestation du M5-RFP, mouvement composé d’opposants politiques et de la Société civile ainsi que des religieux opposés à IBK, a dégénéré à Bamako, le 19 juillet dernier. En effet, des dizaines de milliers de manifestants ont prié sur la Place de l’indépendance à Bamako, ainsi que dans plusieurs capitales régionales, pour réclamer « la démission du président IBK et son régime ».

Après deux rassemblements sans l’effet escompté, le mouvement contestataire est rentré dans une phase insurrectionnelle en déclenchant « la désobéissance civile » en  10 commandements. Il s’agit du blocage des entrées des services de l’Etat, des entrées et sorties des principales villes, des villes secondaires et de tous les grands axes routiers ; occupation de tous les ronds-points et ponts. Comme baptême de feu, les leaders du mouvement ont appelé à la tribune les militants à occuper la devanture de la Primature, de l’Ortm et de l’Assemblée nationale et de bloquer les accès aux différents ponts de Bamako. Chose ordonnée, chose faite. Seulement voilà, en lieu et place du mot d’ordre initial, ils se sont mis à piller et bruler tout sur leur passage, notamment à l’hémicycle et l’Ortm. La cité ministérielle a pu être sauvée de justesse. Et pour cause, les visiteurs inhabituels n’ont laissé que tristesse et désolation.

Après une nuit et une journée sanglantes, les forces de l’ordre, engagées sur le terrain ont pu dégager les liesses de tous les bâtiments et accès occupés avant de sécuriser le domicile de certaines personnalités comme la présidente finalement déchue de la Cour constitutionnelle. Cependant, l’exploit des forces de l’ordre a été entaché, de source médicale par 11 personnes tuées et plus de 124 blessés par balles. On déplore également des dégâts matériels estimés à plusieurs centaines de millions de Fcfa, selon le Premier ministre, Boubou Cissé.

Condamné de toutes parts par les représentants des organisations africaines, de l’ONU et de l’Union européenne (UE) présents au Mali, de nombreuses voix, notamment celles des partis et organisations de la Société civile, se sont élevées pour dénoncer l’usage excessif de la force pour réprimer la manifestation. Ils ont presqu’exprimé un soutien aux leaders du mouvement du 5 juin, qui ont accusé les autorités de l’utilisation de la Forsat, une unité d’élite anti-terroriste. Et d’exiger l’ouverture d’une enquête afin de situer et mettre les auteurs à la disposition de la justice. Était-elle sur le terrain et qui a engagé la Frosat ? Intrigantes questions dont le cabinet du premier ministre a presque répondu dans une lettre adressée au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, afin d’ordonner l’ouverture d’investigations en vue de préciser, entre autres, les raisons de l’engagement de la Forsat, l’autorité ayant ordonné son engagement et la procédure prévue en la matière a été respectée. Le hic est qu’il n’existe pas de ministre de la sécurité. Pour cause, il n’y a pas de gouvernement. Dans un communiqué, le Premier ministre Boubou Cissé, tout en regrettant les pertes en vies humaines lors l’opération de maintien d’ordre, a indiqué qu’une enquête est en cours pour faire toute la lumière et situer les responsabilités.

 

Amidou KEITA

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1 commentaire

  1. Boubou est aussi Menteur que son patron Boua le ventru IBK, qui va les ecouter ces deux gros menteurs d’Etat? On ne perd pas notre temps sur des tueurs de Maliens.

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