Sommet Afrique-France : comment relever le défi de l’hébergement et de la restauration ?

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Le Mali abritera en janvier 2017, le sommet Afrique-France. L’hébergement et la restauration  des 40 chefs d’État et de gouvernement,  des 60 délégations et des 2000 invités, restent un défi. Pour le relever, le président du Comité national d’organisation du sommet Afrique-France (CNOSAF), Abdoullah Coulibaly, a rencontré le mercredi 23 décembre, les hôteliers du Mali. Cette rencontre avait pour but de faire l’état des lieux des infrastructures hôtelières et l’état d’avancement des préparatifs dans le domaine de l’hébergement et de la restauration.

Faisant la situation des établissements hôteliers, Sidi Kéïta, le directeur national de l’hôtellerie et du tourisme et président de la sous-commission accueil et hébergement, dira que sur les 41 hôtels retenus pour héberger les personnalités, il n’existe que 5 suites présidentielles.  Face à ce chiffre inquiétant, le président du CNOSAF a très vite rassuré l’assistance en affirmant que l’État a décidé d’appuyer le Laïco hôtel de l’Amitié dans la construction de 30 villas haut standing pour les chefs d’État.

Ce qui permettra de trouver une fois pour toute une solution à l’épineux problème des suites présidentielles. Le coût total de cet important investissement est de 6 milliards Fcfa.

« Vu que l’hôtel Amitié abrite le siège de la Minusma, les hôtes en plus des commodités d’hébergement, bénéficieront d’une sécurité renforcée », a ajouté Coulibaly. En plus de l’hôtel Amitié, la sécurisation de tous les lieux d’hébergement et de rencontres concernées sera entièrement prise en charge par le gouvernement, a rassuré le responsable de la sous-commission en charge de la sécurité.

Quant aux hôteliers, ils ont dénoncé la mauvaise foi du gouvernement dans le règlement  des prestations.  Ils ont cité par exemple, le non paiement des prestations au titre de l’Afro-basket qui s’est tenu à Bamako.  Le président du CNOSAF a promis de discuter avec les plus hautes autorités pour que les hôtels retenus dans le cadre du sommet, soient traités comme ça se doit. « Chaque Malien doit mettre du sien pour nous permettre de réussir ce sommet Afrique-France dont l’organisation a failli être retirée à notre pays », a laissé attendre Abdoullah Coulibaly.

  1. B.
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