Semaine de l’Intégration Africaine-2019 : Conférence Débats sur l’Etat des lieux de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO 40 ans après la signature du protocole

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Le Ministère de l’Intégration Africaine  à travers la Délégation Générale à  l’Intégration Africaine qui est le Bureau National de la CEDEAO au Mali, a organisé ce matin une Conférence-débats sur la circulation des personnes et le Schéma  de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO. Présidée par le Délégué Général à l’Intégration représentant le Ministre de l’intégration Africaine, cette conférence s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 40 eme anniversaire de l’adoption du Protocole sur la libre circulation des personnes, signé le 29 MAI 1979.

-Maliweb.net- L’objectif de la conférence est de faire un état des lieux de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO.  Elle vise également à informer et sensibiliser la population malienne notamment les femmes, les jeunes et les universitaires sur le Protocole relatif à la libre circulation des personnes et le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO.

Pour le Délégué de la Délégation Générale à l’Intégration Africaine M Mohamed Ag au cours de la conférence à travers son discours d’ouverture a mis l’accent sur les avancées notables e enregistrées notamment : l’effectivité de la suppression du visa d’entrée aux ressortissants des Etats membres pour leurs déplacements dans l’espace CEDEAO ; l’instauration depuis 2000 d’un Passeport CEDEAO pour remplacer les passeports nationaux ; la possibilité offerte aux véhicules de tourisme et aux véhicules à usage commercial immatriculés dans un Etat membre de séjourner dans un autre pays de la Communauté respectivement 90 jours et 15 jours sur présentation de documents d’accompagnement complets et en cours de validité et enfin l’introduction et le bon fonctionnement d’un régime d’assurance automobile dans une douzaine de pays.

De sa part, le Représentant Spécial de la CEDEAO au Mali SEM Cheacka M Touré dira que quarante ans que les Chefs d’Etat et de Gouvernement de notre Communauté régionale ont décidé d’adopter une série d’instruments juridiques devant permettre aux citoyens des différents pays membres, non seulement de circuler librement entre tous les Etats, mais aussi de pouvoir décider d’y résider – temporairement, durablement ou de manière définitive -, et d’y développer des activités productives plus ou moins pérennes. Quarante ans après, quel est l’état des lieux de ce rêve. « Pour notre part, nous voudrions rappeler que le Traité fondateur de la CEDEAO, le 28 mai 1975, révisé le 24 juillet 1993 à Cotonou, a d’abord voulu que cette initiative soit, à terme, la seule communauté économique de la région ouest-africaine aux fins de l’intégration économique et de la réalisation des objectifs de la Communauté économique africaine, et pour ce faire, a prescrit « la suppression, entre les Etats membres, des obstacles à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux ainsi qu’aux droits de résidence et d’établissement (voir alinéa 2-d). C’est en vertu de cette disposition que sera adopté, le 29 mai 1979 à Dakar, le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement, qui sera complété par trois protocoles additionnels d’application spécifique » Explique-t-il M Touré

En plus de cela, il ajoutera comme on pourra le constater, les Pères fondateurs de notre Communauté de destin ont fait montre de volonté politique pour la mise en place des instruments devant faciliter et rendre effective cette liberté de mouvement des citoyens de la CEDEAO dans leur espace géographique. Cette volonté politique s’est renforcée par la décision, le 1er janvier 2016, d’instituer une carte d’identité biométrique unique pour les citoyens des 15 pays membres, créant par ce fait, les conditions objectives de la première citoyenneté régionale en Afrique, voire dans le monde. Cette décision révolutionnaire, si elle se concrétisait, rendrait caduques certaines dispositions des protocoles antérieurs dans le sens de leur inutilité…

Bokoum Abdoul Momini/Maliweb.net

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