1ère édition du SAELLA : Pour la promotion des langues africaines à travers le livre et l’écrit

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Le mercredi 20 janvier dernier, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo a présidé la cérémonie de lancement officiel des activités de la 1ère édition du Salon Africain de l’Ecrit et du Livre en Langue Africaine (SAELLA). C’était au Palais de la Culture en présence du président de l’Afrilivres, Abdoulaye Fodé N’dione, du président de l’Organisation Malienne des Editeurs de Livre (OMEL) et également du président de la commission d’organisation, Hamidou Konaté et de plusieurs participants.

Organisé par Afrilivres, une association qui regroupe 34 maisons d’édition africaines, ce salon a pour objectif de contribuer à améliorer la qualité du livre et de l’écrit en langues africaines, de promouvoir la production, l’édition et la diffusion de l’écrit en langues africaines en Afrique et dans le monde et de contribuer à promouvoir le développement d’une éducation plurilingue en Afrique.

Cette 1ère  édition était placée  sous le thème « Ecrire et éditer en langues africaines : états des lieux et perspectives ».

« La concrétisation de ce salon montrera  combien, il est important, une concertation autour d’un idéal,  de s’orienter davantage sur les valeurs qu’ils  connaissent  mieux et dont ils disposent au quotidien », souligne le président d’Afrilivres, Abdoulaye Fodé N’dione.  Selon lui, le collectif d’Afrilivres est reparti dans 13 pays à savoir le Benin, le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Madagascar,  la Côte-D’ivoire, le Togo, le Burkina Faso, la Guinée, le Sénégal, le Mali, l’Ile Maurice et le Rwanda.

« On a pour missions  de  faciliter la création littéraire, d’assurer la bonne circulation du livre, de susciter l’installation de politique nationale du livre, de renforcer les capacités des professionnels  pour le développement et l’économie de l’action du livre. », a-t-il expliqué.  Pour lui, cette 1ère  édition de SAELLA est une rencontre entre universitaires et éditeurs pour  évaluer le chemin parcouru, mais aussi dresser les perspectives.

Selon lui, cette 1ère édition est aussi  l’occasion pour dire aux dirigeants de nos pays respectifs que le moment est venu de gravir d’autres marches, d’avancer vers des décisions politiques affirmées de l’utilisation  de nos langues africaines.

Pour le président de l’OMEL, Hamidou Konaté, les langues africaines doivent  occuper toutes leurs places à l’école et dans la société.

Selon lui, nos grands parents ont dit que « Sodon yiridon, yèrèdon de gnongotè » avant que Socrate ne dise « connait-toi toi-même, c’est la meilleure des connaissances ». Il s’’est  dit heureux de constater que depuis un certains temps, un intérêt certain est accordé aux langues africaines, non pas seulement par les pouvoirs publics, mais surtout par les éditeurs.

« Il est de plus en plus admis que l’enfant apprend vite et mieux dans sa langue maternelle, il est aussi prouvé qu’il est difficile de se  développer avec la langue de l’autre », explique le président de l’OMEL. Qui estime que nos autorités doivent accorder à nos langues,  toute l’importance nécessaire à leur développement.

La ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo, pour sa part,  dira que le concept du SAELLA est un combat, mais surtout une projection de développement dans l’action.  Selon elle, autant ce salon participe à une meilleure prise en compte de nos langues nationales dans la production littéraire et éducative,  autant il milite pour une offre qualitative et quantitative du secteur du livre dans nos pays.

Elle s’est réjouie de l’esprit d’intégration qui a prévalu dans l’organisation de ce salon qui réunit  à Bamako, différents acteurs du monde du livre d’Afrique, des organisations de la coopération bilatérale et multilatérale, des réseaux nationaux et internationaux  de promoteurs de la culture et des langues africaines, ainsi que des chercheurs, etc.

Fily Sissoko

 

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