Renversement du régime d’IBK : La CEDEAO prévoit une série de sanctions contre le Mali

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Suite au renversement du pouvoir du président dela République, Ibrahim Boubacar Keita, par des militaires putschistes, le 18 Aout dernier, la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a fait un communiqué dans lequel elle dénonce ce coup d’état contre un président démocratiquement élu.  Par conséquent, l’organisation sous-régionale a annoncédans le même communiqué plusieurs sanctions contre le Mali. 

Dans ce communiqué publié le jour même du reversement, la commission de la CEDEAO a annoncé suivre avec une très grande préoccupation la prise du pouvoir par des militaires putschistes au Mali.

Une prise du pouvoir qui intervient, selon le communiqué, dans un contexte de crise sociopolitique difficile au cours de laquelle, la CEDEAO avait engagé un processus de médiation afin de trouver un accord entre le régime   et les contestataires.

En effet, la CEDEAO estime que la prise du pouvoir par les militaires putschistes en cette circonstance d’insécurité, impacterait négativement sur la paix et la stabilité au Mali et dans la sous-région. C’est pourquoi, la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, après condamnation a dénié catégoriquement toute forme de légitimité aux putschistes et a exigé le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel. Tout en rappelant aux militaires, leur responsabilité sur la sureté et la sécurité du président Ibrahim Boubacar Keita et des officiers arrêtés, la CEDEAO a exigé leur libération immédiate.

Au-delà des condamnations, la CEDEAO a également annoncé dans son communiqué, la suspension immédiate du Mali   de tous les organes de décision de la CEDEAO, conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance tout en précisant que   cette suspension sera maintenue jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel.

Elle a pris aussi la décision de fermer toutes les frontières terrestres et aériennes, l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financiers entre les pays membres de la CEDEAO et le Mali tout en invitant les autres partenaires à faire de même.

Parallèlement à ça, la CEDEAO demande la montée en puissance immédiate de la force en attente de la CEDEAO et engage la commission de la CEDEAO à mettre en œuvre rapidement un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs.

En fin la commission de la CEDEAO a indiqué dépêcher une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel.

  Issa Djiguiba

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3 COMMENTAIRES

  1. L’ ingérence négative de la CEDEAO dans la gestion du Mali n’est pas acceptable. Les mêmes chapelets qui ont fait partir IBK avec ses gros fétiches sont toujours là pour Macky Sall, Conde et ADO!

  2. La CEDEAO a déjà fait en 2012, notre pays a été agresser par des terroristes nationaux et internationaux la CEDEAO et la France sont complices avec des terroristes contre notre pays au lieu de sanctionner les agresseurs et non parce que le complot a été organiser depuis Elysée le Mali est là On a pas peur de sanction si le Mali est sanctionneé certains pays de CEDEAO leurs économies seront saigner .

  3. La CEDEAO peut aller se faire torcher. A chacun son tour chez le coiffeur. C’est donc le tour de vieux présidents, mauvaises graines de cette confrérie de syndicalistes.

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