COGEMEX (confédération générale des Maliens de l’extérieur) et Diaspora Capitaliser les expériences pour une migration honorable

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Le Mali pays continental, a été depuis très longtemps pourvoyeur de migrants. Les candidats à la migration quittaient leur pays, soit pour effectuer des échanges commerciaux avec les pays d’accueil, soit pour travailler et se faire un peu d’argent, rarement pour s’installer définitivement dans le pays d’accueil. Cette forme de migrations a changé de nos jours pour devenir un véritable phénomène de société.

L’apport des migrants dans l’économie du Mali représenterait 7% du PIB. Cette manne financière est très souvent mal utilisée. Elle sert soit à acheter des denrées alimentaires, soit à faire face aux différentes activités sociales.

Malgré ce flux financier important venant de la diaspora vers le pays d’origine, la diaspora malienne est confrontée à de nombreux problèmes notamment :

Un problème administratif, et un problème structurel.

-Problème structurel :

Les migrants maliens se sont organisés en association, souvent régionale, pour faire face aux nombreux défis de développement des villes d’origine. En règle générale, ces associations demandent des cotisations à leurs adhérents pour soit payer des denrées alimentaires à leur parents restés, soit pour financer certaines infrastructures (qui ne sont forcément pris en charge dans le programme de développement communal ou régional), soit enfin pour réaliser des activités de prestige. Jamais les investissements ne se font sur le moyen et le long terme.

Par ailleurs, ces associations de migrants sont handicapées par des questions de leadership et des détournements de fonds. Les différends qui en découlent sont portés devant les tribunaux créant ainsi des dissensions souvent irréversibles.

-les problèmes d’ordre administratif :

Avant de quitter leur pays d’origine, la plupart des migrants ont produit au niveau des services de l’immigration des pièces d’identité. Avec l’avènement de la carte NINA, les pièces d’identités ne peuvent se faire qu’avec les empreintes digitales. Une fois arrivés en Europe et pour bénéficier des papiers afin d’avoir l’autorisation de travailler, et de circuler librement, ils se font passer pour des réfugiés (politique, et ou de guerre), Avec l’aide de certains agents des mairies maliennes de vrais faux actes de naissance sont établis en leur nom.  Au moment d’établir de nouveaux passeports on se rend compte à travers les empreintes digitales que la personne concernée avait une première identité, d’où l’impossibilité de leur faire une nouvelle pièce identité.

Il faut reconnaitre que le problème lié à la carte NINA, n’est pas seulement le fait des migrants. En effet, l’administration par favoritisme avait recruté des agents de recensement et de confection des cartes qui n’avaient ni le niveau requis, ni le professionnalisme nécessaire. Beaucoup de personnes se sont retrouvées avec des noms et des dates de naissance qui ne correspondent pas à la réalité.

Le problème est que la correction de ces anomalies ne peut se faire qu’à Bamako, et cela prend du temps, privant ainsi beaucoup de personnes du droit de travailler.

Fort de tous ces constats, la COGEMEX (confédération générale des maliens de l’extérieur), en partenariat avec le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur a décidé de mener certaines actions :

-Travailler en bonne intelligence avec toutes les faitières, en menant des activités avec des objectifs précis. Pour ce faire,une conférence dite de   Bamako a été initiée. Les thèmes relatifs à un fonds d’investissement, et à une cité pour la diaspora seront abordés par les participants.

-s’approcher des migrants sans papiers, et de ceux qui ont des problèmes avec la carte NINA, créer une base de données lesconcernant. Aussi, les autorités maliennes et françaises seront saisies chaque fois que la COGEMEX pense que les migrants sont lésés dans leur droit.

Gaoussou Mariko, GOGEMEX ;

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