Projet Malibya à Kolongo (Office du Niger) : Paysans et députés veulent conquérir les aménagements libyens

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Abandonnés depuis la mort de Kaddafi, des paysans et des députés veulent que les aménagements du projet Malibya (100 000 ha) soient mis à la disposition des nationaux.  

 Après le barrage de Markala, le ministre de l’Agriculture accompagné de son collègue des aménagements se sont rendus sur les installations du « Point A » puis au canal Malibya à Konlongo.

A Kolongo, la question de l’engrais subventionné est revenue. Des centaines de jeunes, femmes et enfants ont accueillis Hamed Baba : «  On veut l’engrais, on veut l’engrais ! ». Une doléance que le ministre sûrement a pris très bonne note. C’est aussi à Kolongo que le canal Malibya est érigé. L’ouvrage au moment de son aménagement devrait permettre  l’irrigation de 100 000 ha.

Initié par le Guide de la Révolution avant son assassinat, le projet Malibya résulte d’un accord bilatéral avec la Libye. La zone concernée, de 100 000 ha, est située à Kolongotomo, à environ 45 km à l’ouest de Macina. La réalisation de ce projet a été confiée à Malibya, une société financée par la Libye basée à Bamako. Il s’agit d’une filiale du Lybia Africa Investment Portfolio, issue du fonds souverain libyen. Les termes de l’accord n’ont jamais été rendus publics. Et les modalités d’attribution des nouvelles exploitations irriguées qui seraient liées au canal sont restées floues.

Le projet comprend, dans une première étape, la construction d’un canal d’irrigation de 40 km et d’une route goudronnée. En août 2010, les activités agricoles prévues (élevage, maraîchage, riziculture et leur transformation sur place) n’avaient pas encore débuté.

Les travaux d’aménagement ont démarré en janvier 2010, ce sont 25 000 ha sur les 100 000 qui ont été aménagés  depuis  2011. Ces surfaces avaient pour vocation à être mises à disposition des « personnes affectées par le projet » pour la production de riz.  Mais depuis la mort de Kaddafi, les choses se sont gâtées avec l’arrêt total des travaux.

Aujourd’hui, puisque la Lybie n’a pas d’Etat et que le devenir du projet reste incertain, le vœu des paysans et de certains députés est  que l’Etat  revoit les termes du contrat avec la partie libyenne, pour permettra à ceux qui ont besoin de l’exploiter de le faire. Ces espaces selon un député qui accompagnait la délégation, pourrait aussi servir de site d’installation pour les jeunes ruraux et les jeunes diplômés. Dors et déjà, c’est la diaspora qui est plus intéressée par le projet, a-t-on appris de source bien informée.

« Nous ne comprenons pas pourquoi ses aménagements ne sont pas distribués jusqu’à présent étant donné qu’il y a plus de 25 000 ha qui sont disponibles. De retour à Bamako, nous allons nous intéresser au terme du contrat et voir si nous pouvons faire quelque chose. C’est inadmissible et inimaginable que ses aménagements se dégradent et voir que certains sont dans le besoin et que l’Etat reste sans rien faire », a martelé un élu de la nation.

Quant à un élu de Kolongo, il a laissé entendre que mettre ses aménagements à leur disposition sera salutaire.

Issa Koné

(Correspondance particulière)

 

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