CEDEAO : le sommet de tous les espoirs pour le Mali le 4 juin à Accra

26 Mai 2022 - 11:47
Mis à jour: 4 ans
11
CEDEAO : le sommet de tous les espoirs pour le Mali le 4 juin à Accra
Retour d'ATT : La résurrection du héros du 26 mars 1991
Le sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, annoncé pour le 4 juin prochain dans la capitale ghanéenne, est celui de tous les espoirs pour des millions de Maliens tant de l’intérieur du pays que de la diaspora. Ils en attendent la levée immédiate des sanctions économiques et financières conjointement prises par cette organisation sous-régionale et l’UEMOA depuis le 9 janvier dernier. Signe d’une baisse progressive des stocks en tous genres, des denrées se raréfient et les prix flambent. Dans de nombreux foyers urbains il devient de plus en plus difficile de s’assurer plus d’un repas par jour. La pauvreté augmente et la mendicité avec. Les flux bancaires à destination ou en provenance des pays voisins sont asséchés, paralysant une multitude d’activités commerciales et de services et occasionnant des désagréments immenses. L’Etat lui-même doit faire face à d’énormes défis. Alors que ses ressources financières ont drastiquement chuté, Il doit poursuivre la guerre contre le terrorisme qui coûte cher et se fait au détriment des projets de développement. Il doit financer (tardivement) la campagne agricole 2022-2023 (mise en place des engrais, pesticides, semences) importer des céréales pour couvrir la période de soudure (une tension alimentaire est prévue entre juin et août dans une partie du pays) et répondre à une réduction de la production de riz liée à la fois à l’insécurité, à la hausse du coût des engrais consécutive à la guerre en Ukraine et aux sanctions. Il doit aussi assurer l’approvisionnement du pays en hydrocarbures, segment où l’on a observé, ces jours-ci, d’inquiétantes perturbations. Ajoutons-y que les impayés de la dette publique depuis janvier ont franchi la barre des 230 milliards de fcfa et que la très respectée Banque mondiale, dans une note intitulée : » Renforcer la résilience en période d’incertitude « , rédigée en avril et publiée le week-end dernier, relève que » le maintien des sanctions (communautaires) sur deux trimestres ou plus risque de replonger le Mali dans la récession « . L’on comprend que face à ces défis et menaces, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, se soit rendu en Russie pour solliciter le concours de cette nouvelle alliée stratégique. Son homologue Serguei Lavrov s’est voulu rassurant : son pays fera le nécessaire pour accompagner le Mali dans cette passe difficile. Mais il ne faut guère se bercer d’illusions. La deuxième armée du monde s’est embourbée (c’est le cas de l’écrire) dans son « opération militaire spéciale de dénazification » qui entame son quatrième mois et semble tourner au désastre. Kiev et Kharkiv, les deux plus grandes villes de l’Ukraine, n’ont pas été conquises. La bataille du Donbass, engagée en plan B, peine à être gagnée. Odessa, le célèbre port céréalier, n’est pas pris. Par ailleurs les sanctions occidentales font mal à l’économie de la Russie plus qu’elle ne l’admet. Ses navires marchands ne circulent plus avec autant d’aisance dans les eaux internationales. Dans ces conditions et en tenant compte de ce que le danger d’une conflagration mondiale reste réel, il ne faut pas attendre de la Russie plus qu’elle ne peut donner. Aussi le bon sens, la lucidité et le réalisme commandent-ils que les hommes qui nous dirigent travaillent en bonne intelligence avec l’intermédiation du président togolais Faure Gnassingbe qu’ils ont sollicitée et celle de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) initiée dans le cadre de la solidarité islamique pour que le sommet du 4 juin soit l’occasion d’une entente entre le Mali et la CEDEAO sur le délai complémentaire de la transition. Ce point acquis, l’Organisation sous-régionale lèvera-t-elle séance tenante les sanctions ou s’en tiendra-t-elle à la procédure qu’elle a déjà annoncée consistant en une levée progressive des sanctions en fonction des actes concrets qui seront posés pour la mise en œuvre du chronogramme électoral convenu entre les deux parties ? Il est prématuré d’y répondre mais l’on peut toujours espérer le meilleur pour le Mali. Saouti Haidara  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (11)

User
Nguessan Manzan
Nguessan Manzan 4 ans
La cedeao doit se ressaisir sinon c'est une honte pour les africains, cette cedeao suit la France pour faire du mal à son voisin le Mali.
Olivier
Olivier 4 ans
Cette site doit être signalé aux autorités ce très dangereux pour le pays !
Youba
Youba 4 ans
Moi je n'ai aucun liens avec le pouvoir en place mais je me considère comme un bon citoyen et je me soucie de l'avenir de ce pays. On dirait que ce journaliste souhaite la non levée des sanctions. Il decrit la situation dans laquelle les dirigeants de la CEDEAO veulent que le MALI soit. Quelqu'un qui veut que tu meurt se moque que tu ai faim ou pas. Certains maliens aimeraient que leur pays continu de se comporter en état mendiant et c'est ce que je ne comprend pas. Ce journaliste joue bien le jeu. Il envoie un message aux dirigeants de la CEDEAO en leur disant, maintenez les sanctions mon pays va ceder! Parce qu'ils n'aiment pas le regime en place, il faut detruire le pays en encourageant indirectement les sanctions. Nous maliens, nous comprenons très bien la ligne éditoriale tous les journaux qui combattent pour l'ennemie extérieur et nous sorons nous en souvenir. Aujourd'hui la majorité des maliens a compris le mode de fonctionnement réel de la CEDEAO et n'attendent rien de cette organisation. Vous voulez qu'on se soumette aveuglement à une organisation qui ne respecte même pas ses propres textes? Malgré les sanctions, les maliens n'ont pas plus faim que les autres habitants de la CEDEAO alors arrêtez ça!
NIVID TULAS
NIVID TULAS 4 ans
MERCI Youba..! VOUS SAVEZ LIRE ENTRE LES LIGNES... Saouti Haidara EST TRAITRE ET LARBIN CONGÉNITAL.
T.Sankara
T.Sankara 4 ans
LA CEDEAO PEUT ALLER SE FAIRE VOIR AILLEURS.. LES MALIENS SURVIVRONT ET LE MALI S'EN SORTIRA DANS UNE MEILLEUR POSITION. DE CA, JE SUIS CATEGORIQUEMENT CONVAINCU....
ali
ali 4 ans
tres bonne analyse. malheureusement ceux qui vont venir insulter la cedeao ici, ne vivent pas au mali ou en russie. ils vivent dans les pays démocratiques où ils y mangent à leur faim.
Indy
Indy 4 ans
Esclave par choix un jour, esclave pour toujours
Ousmane KEITA
Ousmane KEITA 4 ans
Je suis Malien et eu la chance de parcourir les pays de la CEDEAO dans les six passés et je jure qu'on est pas dernier
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (136)
  • Nfp (63)
  • Citoyen du monde (37)
  • Kankan (28)
  • Coulibaly Yacouba (23)