Scandale dans le recrutement à la fonction publique : Le Centre national des concours écarté au profit du cabinet de la ministre Aoua Paul Diallo Va-t-on vers une annulation ?

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Le concours direct de recrutement dans la fonction publique risque d’être annulé pour n’avoir pas respecté certains textes portant création du Centre national des concours de la fonction publique. Cette structure habilitée à organiser les concours depuis des années a été mise de côté par la ministre en charge du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paul Diallo. Cela, au profit de son cabinet, qui est en train de gérer tous les dossiers en violation flagrante des textes. En plus d’une chargée de mission du nom de Diouka Traoré imposée comme agent de réception des dossiers, plusieurs cadres du cabinet ont été aussi imposés comme président et vice-présidents lors du déroulement des examens. Et le cabinet est impliqué aussi dans les corrections des épreuves, qui ont commencé mercredi dernier, sur cinq sites au lieu d’un seul site. Alors, que veut la ministre Aoua Paul Diallo ? Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est fortement interpellé sur ce dossier afin d’y voir clair. Va-t-on vers une annulation de ce concours ? En tout cas, mieux vaut prévenir que guérir.

Le concours direct de recrutement dans la fonction publique de l’Etat 2022 continue de défrayer la chronique. Annoncé comme étant le recrutement dans la fonction publique le plus transparent avec le Mali Kura, ce concours a été organisé avec beaucoup d’irrégularités. Déjà, la ministre du Travail de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paul Diallo, est dans le collimateur pour avoir écarté le Centre national des concours de la fonction publique. Alors que ledit Centre est la seule structure habilitée à organiser les concours en vue de pourvoir aux vacances d’emploi dans les services publics. A ce titre, le Centre national des concours de la fonction publique est chargé d’organiser les concours directs de recrutement des fonctionnaires dans la fonction publique, d’organiser les concours professionnels d’avancement des catégories de fonctionnaires et d’organiser des tests de recrutement des agents contractuels de l’Etat.Ce n’est pas tout. Le Centre est chargé aussi d’évaluer l’organisation et le déroulement des concours directs, des concours professionnels et des tests de recrutement des agents contractuels de l’Etat. Mais, voilà que ce Centre a été carrément écarté dans l’organisation du recrutement dans la fonction publique, en violation des textes portant sa création. Ce qui est une première depuis la création de cette structure par ordonnance n°09-008/P-RM du 4 mars 2009 sous feu le général Amadou Toumani Touré. On ne sait pas pourquoi. Et aucune explication officielle n’a été donnée pour cela.

Autre grief, c’est que la ministre Aoua Paul Diallo a imposé sa chargée de mission, du nom de Diouka Traoré, comme Agent de réception des dossiers de candidature auxdits concours. Une pratique dénoncée par des cadres et agents. Et certains membres du Cabinet du ministre ont été également imposés comme président ou vice-présidents lors du déroulement des épreuves écrites. Alors que les  cadres ou agents pour accomplir ces missions ne manquent surtout pas. En réalité, le cabinet du département n’a rien à voir dans l’organisation d’un concours de recrutement.

S’agissant du choix des sujets, là aussi, il y a problème puisque, selon nos informations, “tous les sujets ont été choisis dans le bureau de la ministre avec le directeur du Centre national des concours, le directeur national du travail et le directeur adjoint du Centre des examens de l’éducation”.  Alors qu’auparavant,  tout ce travail revenait seulement au Centre national des concours de la fonction publique.                                                                                                                            El Hadj A.B. HAIDARA

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2 COMMENTAIRES

  1. C’est normal.
    Et ce n’est que le debut du commencement.
    Il faut continuer à applaudir seulement.
    Vive le Mali-Kura.

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