Attentats meurtriers à travers le monde : Même mode opératoire et des similitudes tant dans les actions des terroristes que les réactions des Etats frappés

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Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015. REUTERS/Christian Hartmann

La hantise gagne du terrain à travers le monde en raison des attaques terroristes planifiées et perpétrées ça et là. Au moins sept attaques terroristes, les pires commises en France, ont secoué la capitale Paris, vendredi 13 novembre au soir. 128 personnes ont été tuées, 237 blessées, dont beaucoup traitées en “urgence absolue”.  Idem au Mali le 20 novembre où on dénombre 22 morts dont deux assaillants. La Tunisie compte aussi et pleure aussi ses morts. Et l’on se demande à quel pays le tour suivant. Avant cela, la stratégie de terreur de l’État islamique a semé la mort dans les rues d’Ankara, de Beyrouth, dans le ciel du Sinaï…L’unité et la synergie d’actions s’imposent pour mettre fin à ces barbaries.

 

Tout comme Paris, Bamako et Tunis ont été endeuillées récemment par des attaques terroristes. On apprend qu’après Bamako et Tunis, c’est le Nigéria qui a été endeuillé. Et au petit matin de samedi, c’est à Kidal au Mali encore que «ces fous de dieu» ont fait des morts et plusieurs blessés. Des crimes abominables commis au nom d’une certaine religion «satanique» et non, au nom de l’Islam qui prône l’amour du prochain, la paix et la tolérance.

Même mode opératoire et des similitudes entre les Etats frappés

Il est important de souligner qu’à Paris, tout comme à Bamako, les terroristes ont eu le même mode opératoire : frapper là  où ça fait le plus mal et faire parler d’eux. Et les Etats touchés ont adopté les mêmes réactions, même si celles-ci viennent après des massacres, comme le «médecin après la mort». Comme à Paris, une réunion de crise au sommet de l’Etat a eu lieu après les fusillades et explosions qui ont frappé Bamako et Tunis. Il y a eu dans les trois capitales, la tenue de conseils extraordinaires des ministres ; l’intervention des présidents ;  l’instauration de l’Etat d’urgence…Mais, tout cela est insuffisant pour venir à bout des groupes terroristes.

Une solidarité et synergie d’actions s’impose à l’échelle mondiale

La destruction des «provinces» de l’État islamique en Libye, dans le Sinaï et partout ailleurs doit devenir pour la communauté internationale la priorité des priorités. Outre la clarté que l’analyse doit dégager, il faut l’unité. Celle-ci doit aussi être faite tant dans l’ensemble du monde occidental qu’africain et ailleurs. Et cette déclaration du président Barack Obama doit rester comme le leitmotiv. «Nous sommes dans le même bateau, faisons face au même ennemi. Et cette conscience de l’unité doit s’étendre au-delà de l’Europe et du monde occidental, car l’État islamique menace des pays comme l’Iran et la Russie, sans parler de la Turquie, tout autant – sinon plus – que l’Occident. Certes, nous devons être réalistes… Outre la clarté, outre l’unité, nous avons besoin de fermeté pour affronter la menace de Daech et défendre nos valeurs, plus particulièrement le respect de l’Etat de droit. L’État islamique attend de nous que nous associons la lâcheté à une réaction excessive. Son ambition suprême est de provoquer un choc des civilisations entre l’Occident et le monde musulman… Nous sommes, malgré tout, engagés dans une bataille politique avec l’État islamique, une bataille où notre amour de la vie doit prévaloir sur son amour de la mort…».

 

Samba KEÏTA

 

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