Pas de force de l’UA au Burundi, mais Nkurunziza reste sous pression

0
Burundi: Un général annonce la destitution du président Nkurunziza, la présidence dément
Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, à l'hôtel Westin Paris-Vendôme, le 4 juin 2014 - FRANCOIS GUILLOT AFP

Les chefs d’Etat de l’Union africaine rĂ©unis en sommet Ă  Addis-Abeba ont dĂ©cidĂ© qu’il n’y aura pas de force africaine au Burundi sans le consentement du gouvernement burundais. Mais les chefs d’Etat espèrent encore convaincre Pierre Nkurunziza d’accepter l’arrivĂ©e de soldats de la paix sur son territoire.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Le commissaire Paix et SĂ©curitĂ© de l’Union africaine, l’AlgĂ©rien SmaĂŻl Chergui, l’a rappelĂ© lors de sa confĂ©rence de presse dimanche matin : par le passĂ©, le gouvernement burundais a sollicitĂ© l’aide de l’UA pour dĂ©sarmer les groupes rebelles et pour collecter toutes les armes qui circulent illĂ©galement au Burundi.

Aujourd’hui, le numéro 2 de la Commission de l’UA saisit cette perche pour proposer au gouvernement burundais une force africaine qui pourrait lui apporter un soutien sur cinq points : le désarmement des milices ; la protection des civils en coopération avec la police burundaise ; la facilitation du travail des défenseurs des droits de l’homme ; la récupération de toutes les armes qui circulent sur le territoire burundais ; éventuellement, le déploiement de la force de l’UA aux frontières du Burundi en fonction des besoins. Une référence à ce que le Burundi appelle « des infiltrations de rebelles venus du Rwanda ».

Il est trop tôt pour dire comment Pierre Nkurunziza va réagir à cette offre. Mais selon une source qui assistait ce week-end à un huis clos des chefs d’Etat africains, le représentant du gouvernement burundais à ce sommet, Joseph Butore, n’a pas fermé la porte à cette mission militaire de l’Union africaine, dès lors qu’elle contribuerait à la protection des civils.

……Lire la suite sur rfi.fr

SOURCErfi.fr
PARTAGER