CMFPR : les mouvements fondateurs décident de faire la paix sans Me Harouna Toureh

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Pour déstabiliser le CSA : La CMFPR mise sur les jeunes de Gao

Les mouvements Ganda Izo, Ganda Lassalizo, Gandakoye, Bouctou et Fln (Front de libération national), tous membres fondateurs de la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (Cmfpr), créée en juin 2013 à Ouagadougou, ont convenu de réunifier la Cmfpr. Ils ont organisé une réunion dimanche 3 janvier 2015 à l’hôtel Olympe, au cours de laquelle une déclaration de réunification a été faite.

Dans cette déclaration, les mouvements expliquent que la réunification de la Cmfpr s’explique par le besoin urgent des mouvements issus des communautés sédentaires du Nord du Mali, longtemps fragilisés par des divisions internes, de se retrouver afin d’occuper toute la place qui leur revient dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. «Nous sommes particulièrement indignés de constater que les orientations et idéaux républicains de la Cmfpr au moment de sa création aient été superbement ignorés et déviés de leur trajectoire, sans aucune consultation préalable des acteurs concernés. Malgré les démarches multiformes, Me Harouna Toureh ne cesse de se battre pour sortir les 11 mouvements fondateurs de la Cmfpr du processus de mise en œuvre de l’accord», indique la déclaration.

Selon la même déclaration de réunification, au plan de la représentativité des communautés au niveau du Comité de suivi de l’accord (Csa), sur 20 personnes jusqu’alors proposées, la communauté sédentaire n’est représentée que par 2 personnes, soit 1% ; et ces deux personnes ont été désignées sans consultation préalable.  La Cmfpr, reconstituée, informe la communauté internationale, le gouvernement du Mali, la médiation, le Comité de suivi de l’accord, les mouvements de la Plate-forme du 14 juin d’Alger et la Coordination du mouvement de l’Azawad (Cma) qu’aucune individualité, pour un agenda personnel, ne pourra l’écarter de ses idéaux, encore moins du processus de suivi et de mise en œuvre de l’accord.

Elle informe également qu’à compter de la date de signature de la présente déclaration, Me Harouna Toureh ne la représente plus au sein du Csa, de ses démembrements, de même que de ses organes de mise en œuvre de l’accord.

Par ailleurs, les signataires de la déclaration de réunification de la Cmfpr invitent tous les différents mouvements membres, tous signataires de l’accord de Ouagadougou et de l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation, à se joindre à eux pour rassembler la Cmfpr effritée et concevoir ensemble les actions idoines de rectification pour ramener la confiance et la paix entre eux.

En outre, la Cmfpr informe toutes les parties prenantes de l’accord que les sites dans les régions de Mopti , Tombouctou et Gao prévus pour le cantonnement des combattants issus des mouvements des communautés sédentaires ne sont point accessibles à ses combattants. D’autant que la Plate-forme n’a prévu aucun site de cantonnement dans le cercle de Gao, qui a porté le drapeau du Mali pendant l’occupation. Par conséquent, elle suggère que lesdits sites soient redéfinis par le Csa et demande un traitement équitable entre tous les mouvements armés signataires de l’accord.
Diango COULIBALY

 

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1 commentaire

  1. Au lieu de vous chamailler chercheurs de places plaider pour les causes des jeunes qui ont qui vous ont sauvé et sauvé vos régions. Le cantonnement va se faire sans eux car ce qui se trame sur le terrain est tout autre 😈 😈 😈 😈 😈

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