Michael Shurkin : “Quand vous avez à faire à un ennemi qui accepte la mort comme résultat de ses opérations, vous ne pouvez pas faire grand-chose»

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Pour Michael Shurkin, du centre de réflexion américain Rand Corporation : «Quand vous avez à faire à un ennemi qui accepte la mort comme résultat de ses opérations, vous ne pouvez pas faire grand-chose». Selon lui, les terroristes «savent que les forces spéciales françaises ou américaines interviendront à temps pour les éliminer mais ils y vont quand même. Donc il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de prévenir ce genre d’attaque». Plus loin, il fait cette réflexion : dans les pays du Sahel, les cibles potentielles comme les grands hôtels ou les restaurants fréquentés par les Occidentaux sont la plupart du temps gardés par des vigiles civils mal ou pas armés, qui ne peuvent en aucun cas s’interposer face à un commando motivé, armé de kalachnikov. Même des soldats ou des policiers en armes, pris par surprise, ne sauraient à coup sûr les arrêter devant l’entrée. «Ce genre de cible molle est impossible à protéger dans toutes les villes africaines», ajoute Michael Shurkin. «La seule solution à long terme est de continuer à travailler avec les forces locales, pour qu’elles le fassent. C’est ce que la France et les Etats-Unis font, cela doit être amélioré. De toutes les façons, combien la France pourrait ajouter de soldats à l’opération Barkhane ? Zéro. Et même si elle pouvait en envoyer 10.000 de plus, ça ne changerait rien».

 

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