Processus de réunification du Mali : A quand la libération de Kidal ?

25 Jan 2016 - 00:35
Mis à jour: 11 ans
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Processus de réunification du  Mali :  A quand la libération de Kidal ?
Kidal
Sans nul doute, la signature de l’Accord de paix  a suscité une lueur d’espoir pour le retour définitif de la paix au Mali. Plus de 6 mois après, le constat laisse un goût d’inachevé. Car, le processus de réunification  de notre pays peine à bouger malgré le désir clamé des uns et des autres. Après le parachèvement de la signature  de l’Accord pour la paix et  réconciliation nationale le 20 juin dernier, le peuple meurtri du Mali caressait le rêve d’une réunification de son territoire, divisé de fait en deux entités territoriales à savoir : le Nord et le Sud. Car, la signature d’un accord en pareille situation entre les belligérants (Etat du Mali et les mouvements armés du nord)  sous entend que les parties se sont mises d’accord sur les grands principes permettant de réunifier le pays et de s’attaquer aux différentes racines de la récurrente rébellion à dominance touarègue. Tel est à tout point de vue l’objectif fondamental de l’Accord. Mais aujourd’hui, il est regrettable de constater que plus de 6 mois après la signature de l’Accord, la ville de Kidal n’est toujours pas sous l’autorité de l’Etat central. Il demeure jusque-là sous le joug des mouvements armés de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (CMA). Pour preuve, le refus catégorique de  ces mouvements armés  de voir organiser l’élection législative partielle dans la circonscription électorale d’Ansongo, plus précisément dans la localité de  Talataye,  au motif que cette commune rurale est une entité administrative de l’Azawad, est significatif à plus d’un titre et souligne la partition de fait du Mali. Le hic dans cette situation  est que tout se passe sous le nez et à la barbe des forces partenaires de notre pays, qui demeurent  curieusement passives. Et pourtant, si elles ont une utilité au Mali, c’est de permettre  à notre pays de recouvrer l’intégralité de son territoire. Jeu de dupes                                    C’est un secret de polichinelle que les forces partenaires du Mali ne sont pas suffisamment engagées pour la réunification diligente de notre pays. Surtout quand on sait que les termes de  l’Accord pour la paix et la réconciliation sont clairs comme de l’eau de roche en ce qui concerne l’unité nationale. Plus précisément le chapitre I relatif au principe d’engagement des parties  dans la mise en œuvre de l’Accord dont l’article 1 alinéa 1 stipule que «les parties, dans l’esprit de la feuille de route, réitèrent leur attachement aux principes ci-après: le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc». Si on s’en tient à cette disposition de l’Accord, on comprend nettement que les mouvements armés signataires ne devraient nullement constituer une entrave à la tenue correcte de  l’élection législative partielle dans la circonscription  électorale de  Talataye. En dépit de certaines déclarations tendancieuses  pour se démarquer des actes de sabotage qui ont été commis, tout laisse à penser que certains d’entre eux se cachent derrière les djihadistes pour empêcher l’exercice de la souveraineté de l’Etat sur son territoire. Mais la où le bat blesse, c’est l’attitude des forces partenaires, plus précisément la Minusma. Car, cette force des Nations Unies devrait appuyer l’Etat du Mali en tant que membre de plein droit de l’ONU  pour qu’il puisse recouvrer l’intégralité de son territoire. «L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses membres», dispose l’article 2, alinéa 1 de la Charte de l’ONU. Mieux, la résolution 2227 indique clairement que la Minusma doit concourir, dans les limites de ses moyens et dans ses zones de déploiement, à l’organisation d’élections locales transparentes, régulières, libres et ouvertes à tous, en apportant notamment l’aide logistique et technique voulue et en mettant en place des mesures de sécurité efficaces, conformément aux dispositions de l’Accord. Ce qui s’est passé à Talataye est illustratif de leur passivité. Quant à la force Barkhane dont la mission consiste à neutraliser les terroristes, n’est plus très active dans le septentrion depuis belles lurettes. Car, les djihadistes ont signé leur retour. Et pourtant, elle n’est pas en manque de moyens matériels et  logistiques pour accomplir merveilleusement sa mission. Le peuple doit prendre son mal en patience       Sans nul doute, la signature de l’Accord de paix  a suscité une lueur d’espoir pour le retour définitif de la paix au Mali. Plus de 6 mois après, le constat laisse un goût d’inachevé. Car, le processus de réunification  de notre pays peine à bouger malgré le désir clamé des uns et des autres. La question qui taraude les esprits des Maliens  est de savoir à quand la réunification du Mali ? De  toute évidence, même si certains acteurs diront que le processus traîne à cause des étapes préalables consignées dans l’Accord, la réunification du Mali ne figure  nulle part dans l’Accord comme une partie intégrante dans le cadre de la mise en œuvre. Ne serait-ce que d’accepter l’organisation des élections de proximité. En tout cas, l’impasse qui plane sur le cas de la ville de Kidal en dit long. Il semble opportun que le peuple se donne la main pour exiger la libération totale de la ville de Kidal. Sinon, on n’est pas encore sorti de l’auberge. Boubacar SIDIBE  

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Commentaires (57)

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Le Médiateur
Le Médiateur 11 ans
Je pense que nous sommes dans un processus de paix et de réconciliation. En effet, ce processus est dans sa phase d’application qui demande l’implication de tous. Donc, la réunification de Kidal n'est qu'une question de temps. Au fur et à mesure, nous avancerons dans le processus, je pense que les choses viendront d’elles-mêmes.
N'Golo de Ségou
N'Golo de Ségou 11 ans
Pour ma part, je pense que tout est une question de temps et de normalisation totale de la situation pour que Kidal soit réunifié. Pour ce faire, ces journaleux mal intentionnés veulent soulever une autre vague de polémique rien que pour nuire au processus de paix.
Calice de Niono
Calice de Niono 11 ans
" aucune fanfaronnade politicienne ne me fera prendre mon avion pour débarquer à Kidal et créer un incident… des tueries entre maliens " dixit le président lors de sa visite à Ségou. En effet, le président de la république en tenant de tels propos fait montre de sa sagesse et de sa maturité. Je pense que nous sommes dans une phase où il ne faudrait pas prendre de risque qui pourrait compromettre le processus de paix enclenché.
Yéko
Yéko 11 ans
Il y a un proverbe qui dit Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte. En effet pour mon pays, je voudrais une paix sincère et durable. Car la paix est un gage de développement durable.
Asma2014
Asma2014 11 ans
Paix et tranquillité, voilà le bonheur que je souhaite tant à notre pays qui a trop souffert de cette crise. Et j’encourage le gouvernement et les protagonistes à tourner la page cette sombre tragédie qui n’honore pas notre chère patrie.
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