Autorités intérimaires : L’opposition perd la face

11 Mai 2016 - 00:32
Mis à jour: 10 ans
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Autorités intérimaires : L’opposition perd la face
Contre une loi pour des autorités intérimaires au Nord : L’opposition malienne tire la sonnette d’alarme
Le verdict de la Cour constitutionnelle vient de tomber. Qui conforte la lecture du gouvernement sur le bien-fondé de la loi votée à l’Assemblée nationale. En clair, la Cour donne raison au gouvernement engagé dans un processus de retour de la paix. Une des dispositions de l’accord de paix signé avec les groupes armés du Nord prévoie la mise en place des autorités intérimaires, chargés d’assurer l’administration des localités échappant au contrôle de Bamako. Le projet de loi a été l’objet de vives controverses dans les rangs de l’opposition qui a opté pour la politique de la chaise vide au moment du vote avant d’introduire une requête en annulation devant la Cour constitutionnelle qui l’a rejeté.  Au motif  « qu’au sens des articles 97 et 98 de la Constitution, les Collectivités territoriales sont crées et administrées  dans les conditions définies par la loi et s’administrent librement par des conseils  élus et dans les conditions, par elle, fixées. … Au regard de ces dispositions constitutionnelles, la libre administration des collectivités suppose nécessairement que celles-ci soient habilitées par la lmoi à disposer d’une réelle capacité de décision, qui leur permette de gérer leurs propres affaires. … La loi querellée participe de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation u Mali issu du processus d’Alger d’une part et d’autre part opère une substitution aux organes actuels  de gestion des collectivités territoriales, des autorités intérimaires dont la composition, les attributions et la durée du mandat sont définies par la loi ne compromet nullement l’efficacité de la libre administration des collectivités territoriales. » En conséquence « le grief n’est pas fondé et ne saurait donc prospérer. » a estimé la Cour constitutionnelle.     Région de Gao 45.000 personnes en insécurité alimentaire Les organisations humanitaires ont lancé un cri d’alarme : 45.000 personnes sont en insécurité alimentaire et si rien n’est fait rapidement ce nombre pourrait atteindre 57.000. L’insécurité résiduelle continue d’affecter les conditions socioéconomiques des ménages dans le nord.  Au total, 1 10.000 personnes sont en phase sous pression alimentaire. Sur l’ensemble du territoire national, l’analyse du cadre harmonisé fait ressortir que la région de Gao est menacée avec de nombreuses personnes en situation d’urgence. Ces populations, selon les indicateurs du système d’alerte précoce, se trouvent dans la phase 4. C’est-à-dire dans une situation très alarmiste qui mérite une réponse urgente de la part des autorités et des partenaires. Cette situation devrait durer jusqu’au mois d’août 2016.  Georges F. Traoré  

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Commentaires (90)

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LE MERVEILLEUX IBK
LE MERVEILLEUX IBK 10 ans
Le président de la république ne s’engagerait pas dans un accord qui mettrait en mal l’intégrité de notre pays à quelques niveaux que ce soit. Ces personnes qui rejettent la mise en place des autorités intérimaires ont maintes fois rejetées du revers de la main les accords de paix. Ils veulent donc trouver toutes les voies et moyens pour y faire obstructions mais ils seront surpris par la paix dans notre pays.
LA TORPILLE
LA TORPILLE 10 ans
Si malgré les explications pour le moins solides qu’a fourni le ministre de l’administration territoriale et les autres éléments de justifications l’opposition a boycotté le vote de cette loi; c’est la preuve que ces opposants n’ont jamais été de bonnes foi. Certes il faut donner sa position sur les actions de la vie politique mais ce n’est pas le cas chez nous où l’on n’est plus doté d’objectivité. Merci à la cour constitutionnelle pour son verdict.
FREDERIC DE KAYES
FREDERIC DE KAYES 10 ans
Cette loi sur la mise en place des autorités intérimaires peut connaitre des insuffisances mais elle ne consiste en rien une violation de la constitution encore moins une partition du pays. La décision de la cour constitutionnelle vient donc de mettre fin à cette polémique qui ne fait que retarder cette disposition si importante dans le retour de la stabilité et de l'autorité de l'état là où besoin est.
FIFI LA MALIENNE
FIFI LA MALIENNE 10 ans
Les dispositions de la mise en œuvre des autorités intérimaires sont tout à fait claires pour qui veut les comprendre de la manière la plus objective sans rentrer dans les considérations partisanes. La cour constitutionnelle joue un grand coup en rejetant cette requête de l’opposition visant à annuler le projet de loi concernant la mise en œuvre des autorités intérimaires.
OUMAR DIAKITE
OUMAR DIAKITE 10 ans
Les efforts pour ramener Kidal dans le giron de la république sont perceptibles. Comme la loi sur les autorités intérimaires le stipule; les autorités intérimaires seront installées partout où le besoin se fera sentir. Cela sera un moyen d’abord de retour de l’administration dans les zones qui ne sont pas sous contrôle de l’administration régulière mais cela sera aussi un moyen de renforcer l’autorité de l’état ce qui est tout à fait différent de la partition du pays comme veulent nous faire croire les opposants qui ont boycotté l'adoption de cette loi à l'hémicycle.
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