Promotion des droits des enfants: La Coalition EPT et l’ONG Save The Children en synergie d’action

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A l’occasion de la journée internationale de l’enfant, commémorée partout dans le monde, la coalition Education Pour Tous, EPT, et l’ONG Save The Children International au Mali ont mené une campagne de sensibilisation et d’information auprès des enfants et les acteurs de l’éducation. Une campagne qui s’inscrit dans le cadre du projet « Voix des Filles – Droits des Femmes ». C’est dans cette optique qu’ils ont mené une série d’activités dans différentes écoles dans la capitale malienne la semaine passée.

Lancées depuis le 16 juin, Journée internationale l’Enfant, les activités sur les droits des enfants de la Coalition EPT et Save The Children se sont poursuivies la semaine dernière, dans les établissements suivants : l’école Mamadou Konaté, le Lycée Ibrahima Ly, le groupe scolaire La Lumière et le groupe scolaire Sogoniko I. Défendre ses droits est bon, mais c’est encore mieux de les connaitre. C’est pourquoi la coalition a jugé nécessaire d’impliquer les enfants pour la défense de leurs droits, d’où ces rencontres avec les enfants.

Ces différentes rencontres ont été célébrées sous l’égide du coordinateur national de la Coalition EPT, M. Mahamadou ONGOIBA, autour du thème : « l’Action Humanitaire en Afrique : Les Droits de l’Enfant d’abord ». Une occasion pour lui de rappeler les problèmes dont les enfants sont victimes, à savoir le mariage précoce, forcé, l’excision ; la santé sexuelle et reproductive et d’autres formes de pratiques traditionnelles néfastes et de violences basées sur le genre.

Pour le coordinateur de la Coalition EPT, cette commémoration est un rappel, une interpellation et défend des violences sur les enfants et les adolescents. De ce fait, elle est une volonté manifeste de Save The Children et la Coalition EPT. C’est pourquoi les deux organisations ont noué un partenariat triennal dénommée «Voix des Filles – Droits des Femmes», explique M. ONGOIBA.

A ses dires, l’objectif de ce projet est d’amener au bout de 36 mois 3000 filles et 3000 garçons entre 10 et 17 ans dans la région de Sikasso et au niveau national à connaitre plus leurs droits en lien avec l’égalité des sexes, le mariage des enfants, les autres formes de VGB.

Par ailleurs, il vise à promouvoir les droits des enfants et des jeunes au Mali. Car, il est indéniable que le mariage précoce est un facteur de déscolarisation des enfants, mais surtout chez les filles, a-t-il poursuivi avec regret. Il cause des problèmes de: santé de la reproduction, survie, marginalisation (fistules obstétricaux-vaginale) ; d’où la santé publique, dénonce-t-il.

Avant de terminer, le coordinateur a invité tout le monde à cultiver en soit cet esprit visant à interroger l’avis de l’enfant avant toute prise de décision. Car, selon lui, donner son avis sur ce qui engage sa vie est aussi un droit inaliénable chez chaque être humain.

Le chef du projet, Oumar H. Touré, pour sa part, a précisé que le projet vise à changer le regard des uns et des autres sur la place que doit occuper la femme et les enfants, particulièrement les filles dans la société. Pour ce faire, des cybers café sont mis en place pour mieux informer les enfants et les acteurs de l’éducation, ajoute-t-il. Oumar H. Touré invite les parents, les partenaires techniques et surtout la presse à s’impliquer davantage pour sauver les enfants. Certes beaucoup d’efforts sont en train de fournir pour la protection des enfants, mais il y a encore des enfants à sauver, laisse-t-il entendre.

Notons que ces rencontres ont été émaillées par des prestations artistiques. Des sketchs et poésies visant à promouvoir l’éducation de la fille, les droits des enfants et les conséquences des pratiques traditionnelles néfaste et les violences basées sur le genre étaient au cœur des activités et animés par les enfants eux-mêmes.

Oumar SANOGO

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