Face au refus de la hiérarchie d’ouvrir les négociations autour de leurs préoccupations : Des syndicats de la police décident de marcher sur le département en charge de la Sécurité le 27 février

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Face au refus de la hiérarchie d'ouvrir les négociations autour de leurs préoccupations
Les délégués du syndicat de la Police lors de la conférence de presse

En vue de dénoncer le manque de dialogue autour de leurs préoccupations et le mépris de la hiérarchie face à l’appel incessant de la mise en place d’une commission de négociation pouvant discuter des points de revendications, deux syndicats de la police, en l’occurrence le Syndicat national de la police (Synapol) et le Syndicat de la police nationale affilié à la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (Spn/Cstm) ont décidé de marcher le mardi 27 février sur le ministère de la Sécurité et de la Protection civile pour remettre au ministre concerné, le Général de brigade Salif Traoré, un document contenant les différents points de revendications.

L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse coanimée par le secrétaire général du Spn/Cstm, le sergent-chef de police Daouda Cissé et son collègue du Synapol, le sergent-chef de police Jean Antoine Samaké, en présence de plusieurs membres dirigeants des deux syndicats, notamment le sergent-chef de police Aboubacar Sidiki Keïta du Synapol et le sergent-chef de police Coumba Traoré du Spn/Cstm. C’était, hier jeudi 22 février, dans les locaux du Groupement mobile de Sécurité (Gms).

Depuis un certain temps, plus rien ne va entre les organisations syndicales de la police et le ministère de la Sécurité et de la Protection civile à travers la Direction générale de la police nationale (Dgpn). Pour cause, suite à une rencontre avec le ministère de tutelle, les syndicats de police avaient formulé un certain nombre de préoccupations nécessaires au bon fonctionnement de l’institution policière. Toute chose que l’administration n’entend pas de cette oreille.

C’est ainsi que les syndicats ont adressé plusieurs correspondances au département de tutelle afin de solliciter auprès de ce dernier la mise en place d’une commission d’ad hoc chargée de discuter des points de revendications. Il s’agit, entre autres, de l’accélération du processus d’adoption du statut tout en prenant en compte la modification de l’article 7 dudit projet relatif aux conditions de nomination des Officiers de police judiciaires (Opj) dans le corps des sous-officiers de la police nationale et l’article 7 du projet de décret fixant les modalités d’application du statut des fonctionnaires de police relatif à l’accès des sous-officiers de police au concours professionnel d’entrée dans le corps des commissaires, la révision du critère d’âge au concours professionnel pour les inspecteurs de police, la relecture du décret fixant le taux et les modalités d’octroi des primes allouées aux fonctionnaires de police, la réintégration sans condition des policiers radiés de 2012 à nos jours. S’y ajoutent, le dédommagement des policiers victimes de Kidal, la prise en charge des policiers victimes d’accident de travail ainsi que la création des postes de ” Haut conseiller de sécurité ” dans les différents départements ministériels.

Selon les conférenciers, toutes ces correspondances adressées à la hiérarchie sont restées lettres mortes. Donc, ajoutent-ils, le département est fermé à toutes négociations autour de ses différents points de revendications des syndicats de la police. ” L’administration doit tout faire pour éviter que la police sorte ses griffes. Le blocage dans la mise en place de la commission se situe au niveau de la Direction générale de la police nationale. Face au refus catégorique d’ouvrir les négociations autour de nos préoccupations, nous avons décidé de marcher le mardi prochain afin d’apporter nos doléances au ministre en charge de la Sécurité. Cette marche vise à montre à l’opinion publique nationale et internationale notre volonté d’instaurer un dialogue fécond et sincère autour de nos préoccupations “, ont-ils martelé.

Il convient de notre que cette marche concerne toutes les unités de la police dans le cadre strict de la loi. Après la remise du document contenant les différents points de revendications au ministre Salif Traoré, tous les éléments retourneront immédiatement à leurs postes respectifs.

Boubacar PAÏTAO

 

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2 COMMENTAIRES

  1. comrades government of Mali plus law abiding community should make reasonable effort to be at peace with police force plus its day to day management. Whatever grievances police force possess should receive timely addressing by government plus be treated with respect.
    Government should treat police force as it desire for police force to treat citizens of Mali. Under security condition now existing in Mali police force next to military is most important entity in Mali.
    Surely Moussa Coulibaly would timely address police grievances when he become president of Mali.

    MOUSSA COULIBALY FOR PRESIDENT OF MALI 2018
    Patriotic Movement Platform For Change

    Very much sincere,
    Henry Author(people of books) Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan aka Gue.
    translationbuddy.com

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