À la Une: le plan d’action gouvernemental du Premier ministre malien adopté

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« Le CNT approuve le Plan d’action du gouvernement ce lundi », titre L’Essor. « Au cours d’une journée marathon de débats » note le journal, plusieurs membres du Conseil national de la transition « ont pris la parole pour réagir sur le plan d’action » : « sur les défis liés à l’insécurité, l’éducation, la justice, les futures élections », complète sur son site Studio Tamani.

Et si « la plupart des membres du CNT ont d’abord apprécié le contenu du Plan », rapporte Studio Tamani, « ils ont aussi émis des réserves : certains le jugent “trop ambitieux” pour les sept mois qui restent à la transition ». Ce qui, souligne Maliweb, « donne la chair de poule à des partis politiques », qui y voit « une volonté de prolongation de la transition au-delà du délai accordé ». Mais le Premier ministre a voulu rassurer lundi, certifiant, rapporte le journal, que les élections censées ramener les civils au pouvoir auraient lieu comme prévu en février-mars 2022 :« le chronogramme des élections générales a déjà été publié en avril. Ce chronogramme sera maintenu ». Des propos de Choguel Maïga « également publiés par ses services sur les réseaux sociaux ».

Le Conseil national de la transition en désaccord avec le Premier ministre

Le Premier ministre s’est donc voulu rassurant, mais les membres du CNT ne l’étaient pas forcément :un membre du CNT qui a, rapporte Maliweb, provoqué « beaucoup de murmures dans la salle » : « Monsieur le Premier ministre, j’aimerai savoir si le CNT que nous sommes est légal et légitime. Si oui, comment et quand est-il devenu légal et légitime ? » Maliweb rappelle que lorsqu’il était « à la tête du mouvement du 5-Juin, Choguel Maïga et ses camarades avaient initié une action judiciaire pour dénoncer l’illégalité et l’illégitimité » du Conseil national de la transition.

Mais, selon L’Observateur Paalga, « la plus grande interrogation concerne le financement » du plan du Premier ministre, estimé à 2 050 milliards de francs CFA : « Quand on connaît l’état des finances publiques d’un pays comme le Mali, on se demande bien où le pauvre Choguel va trouver cette manne en si peu de temps ». « Il eût été plus judicieux », estime le quotidien burkinabé, « de se borner à baliser sérieusement la route qui mène aux élections, tout en assurant convenablement le fonctionnement de l’État et poursuivant la lutte contre le terrorisme avec les armées des pays amis ».

En RDC, suite de la polémique sur la désignation du président de la Céni

Ce week-end l’Église catholique a été la cible de plusieurs attaques : contre les églises à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï oriental et la résidence du cardinal Fridolin Ambongo à Kinshasa. 7 sur 7 rapporte la réaction de la Cenco, la Conférence épiscopale nationale du Congo, qui voit dans ses actes « un grand recul sur le chemin de l’État de droit » et demande aux « fidèles chrétiens catholiques et aux défenseurs de la démocratie de ne pas réagir violemment ». « Le Premier ministre est monté au créneau ce lundi pour fustiger les attaques », rapporte de son côté Cas-Info : « Sama Lukonde insiste sur le fait que ces actes inciviques n’ont pas de place en RDC ».

Le quotidien burkinabé Le Pays rappelle la raison de ces attaques : la République démocratique du Congo doit trouver un nouveau président pour la Céni, la Commission électorale nationale indépendante, c’est le rôle des différentes confessions religieuses. Problème : six sur huit ont porté leur choix sur Denis Kadima, mais les Églises catholiques et protestantes s’y opposent, car elles l’estiment « trop proche du camp présidentiel » explique le quotidien catholique français La Croix. « Il n’en fallait pas plus », écrit Le Pays, « pour provoquer l’ire de quelques thuriféraires zélés du pouvoir qui depuis quelques mois se livrent à la profanation de lieux appartenant à l’Église catholique dans l’indifférence totale pour ne pas dire complice des autorités ».

Le Forum des as dénonce de son côté un « esprit de blocage », chaque camp religieux restant sur ses positions. Et si les députés « agréent la position de six confessions religieuses », cela provoquerait « une sainte colère des catholiques et des protestants », ce qui « ne serait pas de bon augure pour la sérénité devant entourer le cycle électoral », souligne le journal.

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