Chronique: Révolté d’un jour : Quand quelqu’un laisse, quelqu’un prend !!!

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Désolé de décevoir certains de ses lecteurs auxquels il avait promis de donner son avis sur le « je t’aime, moi non plus », entre une partie du public sportif malien et le sélectionneur national, Mohamed Magassouba. Le révolté d’un jour vous propose ce matin le tapage médiatique sur une « prétendue signature d’accord de coopération militaire » entre Dougouba et la société privée de sécurité Wagner, le petit Jouet Privé de « Vlad-le-Chaoling ».

Ces dernières 72 h ont été plus que de l’ébullition sur les ondes et les antennes des stations émettrices à Dougouba. Les réseaux sociaux y sont allés également de leur effervescence comme à l’accoutumée. Aux commentaires favorables, plus que dithyrambiques, des « pros-accord » se heurtaient ceux virulents des « anti-accord ». Les maîtres de Dougouba se muent dans un silence de cimetière. Mais selon les rumeurs, le futur accord avec Wagner, le Jouet Privé de « Vlad-le-Chaoling », devrait coûter à nos impôts en monnaie de singe, pardon en FCFA, la bagatelle de 6 milliards, auxquels s’ajouteraient quelques permis d’exploitation miniers.

Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire de Paris qui, de gauche à droite, aboie comme un chien enragé. Les propos tenus par Florence Parly, le Général sans gallon (elle est ministre français des Armées et de la Défense), au micro de nos confrères de RFI, frisent l’humiliation, à l’image d’un éconduit cherchant coûte que coûte à reconquérir un amour déjà perdu : « Je ne peux pas vous dire que nous ne sommes plus au Mali. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre de ces propos tenus ici dans la salle. Non, non, c’est faux. Nous sommes toujours au Mali et nous y serons dans les mois et les années qui viennent ». Comme diraient certaines de mes sœurs : Est-ce que c’est forcé, l’amour ? Que non !

Certes, le changement tant attendu par les compatriotes et les promesses faites par la junte militaire quand elle prenait les rênes de Dougouba tardent à venir. Qu’à cela ne tienne, Assimi et ses amis auraient réussi à humilier Paris de la façon la plus honteuse. L’on se rappelle qu’après juste la « mise hors des prérogatives » du Président de la transition à l’époque, le « Vieux fermier » et son Premier des Premiers, suivi d’une visite de travail du ministre de la Défense et des Anciens combattants chez « Vlad-le-Chaoling », Paris avait annoncé avec fracas la suspension unilatérale de sa coopération militaire. Croyant faire peur à Dougouba, Paris a compris très vite s’être tiré une balle dans les pieds. Et paf, il revint au galop, sur sa décision et vint toquer à la porte de Dougouba comme une « fugueuse » revenue au foyer après quelques jours d’errance dans la rue à la recherche d’éventuels partenaires sexuels (sic). Dougouba est là. Il n’a pas bougé. Tu es parti, personne ne t’a regretté et tu es revenu la queue entre les jambes. Quelle honte !

Et oui, la pilule est trop grosse pour la petite gorge du ministre français des Armées et de la Défense, Florence Parly qui suffoque ainsi : « En revanche, il se passe des choses au Mali, inquiétantes. En effet, si cette rumeur selon laquelle les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, se serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent avec tout ce que nous avons entreprise depuis des années et tout ce que nous comptons entreprendre en soutien des pays du Sahel ». Et le griot international de Paris, Jean-Yves Le Drian, d’ajouter que ce futur accord de coopération entre le Mali et Wagner est illogique et pourrait impacter l’intervention de la France dans le Sahel.

Qu’il soit vrai au faux, un futur projet d’accord de coopération militaire entre le Mali et la Russie, à travers la société privée de sécurité Wagner, n’est ni plus ni moins qu’un échec cuisant de la France au Mali. Alors, au lieu que Paris, ses médias et ses amis (certains hommes politiques et journalistes maliens) continuent d’aboyer comme des chiens enragés, ils feraient mieux de revoir sa copie à Dougouba et par ricochet, sur l’ensemble du territoire du Grand Sahel. Comme on dit : quand quelqu’un laisse, quelqu’un prend. « Vlad-le-Chaoling » va prendre piaaaaaaaan !!!

À mercredi prochain, Inch’Allah

Lassine M’Boua DIARRA

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