Lettre à grand-père : Interrogeons-nous pour de vrai !

1

Cher grand-père, le colonel Assimi Dembélé le citait dans son livre  « Transfert définitif »: « Si ton ami ne dit pas la vérité, paie ton ennemi pour qu’il te la dise ». Nous sommes bientôt deux ans après le 18 août 2022, où en sommes-nous ? Où en sommes-nous avec l’insécurité ? Où en sommes-nous avec l’éducation ? Où en sommes-nous avec le développement ? Où en sommes-nous avec le Mali ? Boua Ta bla, Boua ba bla ! Boua ya bla, mais am bé mi ? Où en sommes-nous ?

Cher grand-père ! Interrogeons-nous pour de vrai !  Où en sommes-nous avec la République ? Où en sommes-nous avec la Démocratie ? Où en sommes-nous avec l’Etat de Droit ? Où en sommes-nous avec la liberté et les droits ? Où en sommes-nous avec la transparence et l’information ? Où en sommes-nous avec la restitution et le compte rendu ? Où en sommes-nous avec nos relations avec nos relations et le Droit international ? Où sommes-nous avec le monde ?

Deux ans après, ne  devrions-nous pas nous demander aujourd’hui ? Si tout ça, pour ça ? Renverser des institutions et interrompre tout un processus démocratique juste pour ça. Rompre l’ordre constitutionnel pour s’attaquer à l’ordre international ? Faire partir un Président de la République pour faire intervenir des vénaux.  Rompre avec le Droit pour résoudre avec l’ivraie avec toutes ses conséquences dans l’avenir. Faire disparaître 8 institutions et tout un fonctionnement pour faire conduire avec 3 organes tenus d’un seul fil ?

Deux ans aujourd’hui, ne faut-il pas se demander vers où nous sommes en train d’aller et pour combien de temps ? Sommes-nous sûrs aujourd’hui qu’il y aura des élections ? Sommes-nous sûrs, que devant, il n’y aura aucune autre turbulence. Sommes-nous sûrs que nous aurons au final un Etat de Droit, une République et une Démocratie ? Aurons-nous trois pouvoirs, un exécutif, un législatif et un judiciaire. Les uns respectent les autres ? Et l’un arrêtant l’autre ?

J’ose espérer que, dans nos réponses du bilan des deux ans et de l’avenir politique, républicain et démocratique, nous ferons ce mea-culpa. Ce tribunal de la conscience et que l’on se jugera tous coupables. Et qu’à la liste des ennemis de la République, ce qui l’ont été même si à des hauteurs différentes, nous accepterons d’ajouter le M5-RFP et le CNSP à la Katiba, aux JNIM et au MNLA. De s’être tous attaqués à la République, la Démocratie et l’Etat de droit. Même si chacun a ses partisans et à des hauteurs différentes. ! A mardi prochain ! Inch’Allah !

 

Lettre de Koureichy

 

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here