Assemblée Générale des Chambres Consulaires : La division du secteur privé étalée au grand jour

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Bamako accueille demain la 33e assemblée générale de la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones. Mais, la division dans les milieux économiques maliens enlève tout éclat à l’événement.

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Notre pays accueille pour la deuxième fois l’assemblée générale de la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCA). Bamako avait déjà abrité cette rencontre, il y a de cela une dizaine d’années sous le mandat du défunt président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Darhamane Hamidou Touré dit Darhat (paix à son âme) qui fut le président en exercice de l’institution.

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L’honneur échoit une fois de plus à notre pays d’accueillir du 28 au 30 novembre 2007 les présidents de toutes les chambres consulaires des pays africains d’expression francophone en plus de celles de la France. Il s’agit en d’autres termes, de la Francophonie du monde des affaires. L’événement est de taille puisqu’il permettra de rassembler pendant trois jours le gratin des hommes d’affaires venus d’une quarantaine de pays et d’Europe et qui auront l’opportunité de parler affaires et du devenir de leur secteur d’activité.

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A 24 h de la conférence, le spectre du boycott plane. La réélection de Jeamille Bittar dans des conditions troubles à la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) pour un second mandat, a provoqué de profondes dissensions dans les rangs des opérateurs économiques de notre pays. Il y a d’un côté ceux qui soutiennent Bittar et de l’autre, ceux qui sont rangés derrière son chalengeur, Ousmane Guittèye.

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Marginalisation

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Le contentieux juridique né de ces élections consulaires et qui a connu son dénouement devant la Cour suprême en début novembre 2007 n’a jusque-là pas permis de renouveler le bureau consulaire. L’ancien bureau demeurant en place est majoritairement composé de partisans d’Ousmane Guittèye. Cette frange comprend des opérateurs économiques maliens comme l’ancien président de la CCIM, Malamine Tounkara, Babou Yara, Mandjou Simpara, Cheickna Hamalla Bathily, Youssouf Bathily, Cheickna Sympara, Adama Koly Coulibaly, Baba Sylla. D’autres, qui ne sont pas de ce lot et qui sont aussi de grosses pointures des affaires, sont plus que jamais déterminés à se démarquer pour de bon des activités de la CCIM.

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Le motif de leur boycott tient à leur refus de reconnaître la légitimité du président Jeamille Bittar, dont l’élection le 1er octobre 2006 à l’assemblée consulaire du district est, selon eux, entachée d’irrégularités cautionnées par la justice. Ils disent être pour le respect de la légalité mais pas de la légitimité.

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L’ire des anciens membres du bureau consulaire est surtout provoquée par la marginalisation dont ils se sentent victimes de la part de Bittar. Selon certains d’entre eux, au lieu d’être impliqués dans l’organisation, il leur a été envoyé de simples cartons d’invitation. Ils se sont sentis réduits à leur plus simple expression.

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Le Mali et les opérateurs économiques n’ont rien à gagner dans cette crise qui risque d’ébranler fortement le secteur économique. Les pouvoirs publics qui ont leur part de responsabilité dans cette situation doivent jouer leur partition en usant de leur influence pour éteindre le feu. Dans son Programme de développement économique et social (PDES), présenté comme le fer de lance de son second et dernier quinquennat, le président ATT mise sur le secteur privé comme moteur du décollage économique du pays. Mais, la division des acteurs économiques pourrait être un frein à cette ambition présidentielle.

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Abdrahamane Dicko

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