Gestion de la crise malienne : un député ghanéen demande une médiation conjointe de l’UA, l’ONU et de la CEDEAO

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Après deux interventions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la crise sociopolitique au Mali ne connait toujours pas de répit. En début de cette semaine, un député ghanéen a lancé un appel à l’ONU et l’UA pour une médiation conjointe afin d’accompagner les efforts de la CEDEAO.

La crise sociopolitique au Mali inquiète ses amis africains qui demandent d’agir pour une gestion rapide de la situation. Dans un appel à l’Union africaine et aux Nations Unies, Frank Annoh-Dompreh, député de la circonscription électorale de Nsawam Adoagyiri et président de la commission des affaires étrangères du parlement ghanéen, déclare : « Il y a un conflit en cours au Mali qui a fait des ondes internationales en raison de la menace qu’il représente, non seulement pour la vie et les biens, mais aussi pour les systèmes étatiques fondamentaux qui ont été douloureusement construits au cours des deux dernières décennies ».

Selon l’écrivain Frank Annoh-Dompreh, après « la difficile transition du Mali vers la démocratie multipartite dans les années 1990 et le coup d’État de 2012 », le Mali est de nouveau au bord d’une nouvelle instabilité politique contre laquelle il convient de réagir le plus vite possible.

Rappelant tous les dégâts enregistrés ces derniers jours au Mali, notamment à Bamako, suite à ces manifestations, le président de la commission des Affaires étrangères du parlement ghanéen indique que plusieurs reportages expliquent cette crise comme l’expression d’un « mécontentement des conditions économiques au Mali et aux perceptions par les groupes civils du leadership insatisfaisant du gouvernement, en particulier dans le traitement des groupes djihadistes ».

Face à l’intention avouée du M5-RFP« de forcer la démission du président Ibrahim Boubacar Keita », le député ghanéen lance cet appel « à l’Union africaine et aux Nations Unies pour qu’elles se coordonnent rapidement et qu’elles interviennent pour soutenir d’abord et avant tout les efforts locaux visant à sauvegarder la vie de la société civile en général au Mali », a-t-il fait comprendre.

S’adressant à la communauté internationale, il lui fait savoir les dangers qui pèsent sur les vies ainsi que sur l’État malien qui est en danger de délabrement en raison de cette crise sociopolitique. Dans le même esprit, il lance un appel à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) en l’invitant à la possibilité de « coordonner avec la sécurité locale pour prévenir et minimiser toute forme de dommage associé à de tels troubles politiques ».

Pour la gestion de cette crise sociopolitique au Mali, il recommande une collaboration forte entre l’Union africaine et les Nations Unies qui doivent accompagner les efforts de la CEDEAO. Toutefois, il les rappelle qu’« il est essentiel de comprendre que l’action de médiation ne doit pas être considérée comme une action de choix et qu’elle doit être entreprise ». À l’en croire, il y va de l’intérêt de toute la région de l’Afrique de l’Ouest qui pourrait se voir affectée en cas d’instabilité au Mali. Car, a-t-il précisé, « le Mali est une route commerciale importante reliant la sous-région ouest-africaine au nord ».

Selon ce député, il faudrait agir pour trouver dans les meilleurs délais une solution à cette crise que traverse le Mali. Cela afin d’éviter aux groupes terroristes de « profiter de l’occasion pour intensifier leurs activités et également accroître leur présence dans la sous-région ». Une situation qui ne ferait que reculer les progrès réalisés par l’opération de la MINUSMA.

Le remède magique pour y arriver, c’est la formation d’une équipe conjointe composée de l’UA et de l’ONU pour collaborer avec la CEDEAO dans l’effort de médiation pour résoudre le conflit.

Togola

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1 commentaire

  1. Il faut pas utiliser les groupes terroristes pour effrayer les gens, les groupes n’ont pas besoin de occuper jusqu’à Bko non seulement n’ont pas le nombre nécessaire de terroriste pour gouverner mais aussi les grandes villes comme Bko, ils n’ont pas le ressort nécessaire de maîtriser la population, je vous en prie n’utilise pas les groupes terroristes comme épouvantail. Le M5 RFP et le Peuple du Mali veut que le Mali soit comme Ghana, que le Président du Mali soit libre devant Macron comme l’a été le Président ghanéen devant Macro. On veut être désormais sur le droit chemin du développement comme le Ghana. De grâce si le Président ghanéen n’est pas ennemi du Mali qu’il nous propose les voies et moyens permettant de mettre immédiatement le Mali dans le sillage du Ghana.

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