Majorité présidentielle : le Miria, un allié mal loti

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Révision constitutionnelle: le lâchage de la majorité

Allié du pouvoir, le Mouvement pour l’indépendance, la renaissance et l’intégration africaine (Miria) ne brille pas. Pas de ministres, de directeurs nationaux, entre autres, le Miria reste juste un symbole de fidélité à IBK qui agace plus d’un.

Le Miria qui a fondé un grand espoir à l’avènement d’Ibrahim Boubacar Kéita au pouvoir a vite déchanté. Le parti qui fait figure de tête pensante de la convention de la majorité présidentielle est de nos jours très mal loti dans la gestion du pouvoir.

Et derrière l’activisme débordant de son président, Pr. Kassa Traoré, il y a un véritable malaise qui ne dit pas son nom. Au Miria, le combat pour l’accompagnement des actions du président IBK est une question d’honneur qui a mobilisé au départ l’ensemble des cadres et militants à la base. Mais, force est de reconnaître que depuis un moment, la donne a commencé à changer.

Au sein du parti, des cadres murmurent sur le peu flatteur traitement réservé à eux par leurs alliés du pouvoir. Fini le temps où le feu professeur Mohamed Lamine Traoré a eu les mains libres pour diriger un département de l’éducation nationale. Une période qu’il a mise à profit pour  caser une bonne partie des cadres.

Pour nombre des cadres du parti, le régime d’IBK n’a pas été reconnaissant envers un allié à la dimension du Miria qui a jeté son dévolu sur lui sans conditions. Conséquence fâcheuse du manque d’égard du régime, le  Miria se vide de ses militants et le parti peine à renforcer sa base.

Difficile pour les acres et militants de continuer à accompagner un pouvoir qui reste sans partage. Pour preuve, le Miria n’a, à ce jour, aucun cadre occupant un simple poste de conseiller technique dans un département ministériel. Idem pour les directions nationales, régions et autres ambassades.

À titre d’exemple, le seul cadre du parti qui occupe un poste important a été sollicité en raison de ses liens avec le président IBK. Dans ces conditions précaires, le président du  parti, Pr. Kassa Traoré, fait cavalier seul. Ce dernier n’ayant pas d’assises réelles, se contente du peu d’avantages liés à ses activités au sein de la convention de la majorité présidentielle.

Le Mouvement pour l’indépendance, la renaissance et l’intégration africaine (MIRIA) a été fondé par Mamadou Lamine Traoré en 1994. Ce après avoir quitté l’ADEMA/PASJ, un parti dont il est l’un des membres fondateurs. Le Miria a également soutenu la candidature d’Amadou Toumani Touré à l’élection présidentielle malienne de 2007.

Moumouni Sacko

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