Le soutien à la transition et la formation d'un gouvernement composé de tous les regroupements politiques du pays sont des préoccupations de la présidence de la République. À cet effet, elle a initié une série de rencontres avec la classe politique. Ce mercredi, c'était au tour du mouvement Ensemble pour le Mali (EPM), composé de partis politiques de l'ancienne mouvance présidentielle. Il a été reçu au palais présidentiel de Bamako par un proche du président Bah Ndaw.
Les chefs des partis politiques de l’ancienne majorité présidentielle ont massivement effectué le déplacement. Devant le représentant du chef de l’État, qui était en déplacement à l’extérieur, ils ont tous tenu le même discours : pour une transition réussie, il faut que le prochain gouvernement élargisse sa base politique.
Le Premier ministre malien Moctar Ouane est actuellement
en pleine consultation, et les leaders politiques reçus au palais n’ont pas caché que leurs formations sont prêtes à participer à la future équipe. Le souci d’inclusivité a été retenu par tous.
Mais lors de la rencontre, l’organisation des prochaines élections a également été au centre des discussions : des intervenants ont réclamé le financement des partis politiques comme l’exige la loi. Ils ont l’impression qu’au sommet de l’État certains veulent leur couper les vivres.
Les interlocuteurs du représentant du président Bah Ndaw ont également demandé aux autorités de la transition de fixer les priorités, à environ neuf mois des prochaines présidentielles et législatives. «
La transition ne peut pas tout faire. Si ça va dans tous les sens, il y a risque de dérapage », prévient un homme politique présent à la rencontre.