Manassa Dagnoko, Karim Keita et Moussa Timbine : Les trois bourreaux du régime d’IBK

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Ils porteront sur leur conscience la lourde responsabilité d’avoir contribué à affaiblir le régime d’IBK par leurs actes. Manassa Dagnoko, la présidente de la Cour Constitutionnelle, Karim Keita le député élu de la Commune II du District de Bamako et non moins fils du Président de la République et Moussa Timbiné, l’actuel Président de l’Assemblée Nationale du Mali et controversé député élu en commune V du District de Bamako, passent aujourd’hui pour être  les trois bourreaux du régime d’IBK. Suivez mon regard.

Pendant les sept ans du règne d’IBK, ces trois personnalités, à des degrés différents, ont été à la base de tous les déboires que le régime a connus. Manassa Dagnoko par ses contrevérités, les tripatouillages des résultats des élections présidentielles et législatives, ses arrêts politiques et ses avis violant la Constitution semble s’installer à demeure dans le déni du droit. Manassa Dagnoko et ses collègues passent pour être les membres de la Cour Constitutionnelle qui a causé plus de tort au Mali. Qui ne se rappelle de la bourde de la Cour  sur la révision de la loi fondamentale en 2017 ? Mme Manassa et ses conseillers ont eu le toupet de qualifier la gravissime crise sécuritaire d’insécurité résiduelle ne devant pas empêcher la tenue du referendum. La suite est connue, trois ans après le Mali peine toujours a assuré la sécurité des personnes et de leurs biens au point qu’on va enlever la deuxième personnalité politique du pays, à savoir Soumaila Cissé, le chef de file de l’Opposition. Que dire de  leur avis sur la prorogation du mandat des députés en violation de la Constitution ? Pour enfoncer davantage le régime, la Cour a rendu un arrêt politique sur les dernières élections législatives jetant de l’huile sur le feu. C’est à coup sûr le tripatouillage des résultats de ces élections législatives qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et le régime en pâtit.

Quant à Karim Keita, il serait legrand manitou de la République, il est à la base des nominations les plus farfelues et de révocations des cadres compétents. Karim Keita est au début et à la fin de la plupart des marchés publics attribués généralement à des affidés.  Il fait et défait tout au Mali sous le nez et à la barbe de son Papa. Selon nos sources même des marchés de dix millions sont donnés à des amis de Karim, tuant la concurrence et paralysant totalement l’économie qui se trouve aujourd’hui entre les mains des gens dont le rêve est d’amasser de l’argent pour aller les stocker quelque part. Comme si les affaires ne suffisaient pas, Karim est devenu faiseur de roi il fait nommer des amis par des ministres, il impose des Premiers ministres à son Papa sans autre critère que son amitié avec lui. Il a fait élire en 2013 son beau-père Issiaka Sidibé comme Président de l’Assemblée Nationale et lui-même comme Président de la juteuse Commission de Défense, parce qu’il est question d’achats d’armes et d’équipements militaires. La dernière bourde du fiston national a été l’imposition de Moussa Timbiné comme Président de l’Assemblée Nationale au détriment du choix du parti qui était Mamadou Diarassouba.

Le troisième bourreau du régime, à savoir  Moussa Timbiné, s’est fait remarquer tout au long du premier mandat par son abus de langage, son arrogance et son mépris à l’égard des députés de son propre parti et ceux d’autres partis. Il abusait à cause de ses relations privilégiées avec le cercle familial du Président de la République. Il aurait même dit à certains qu’il serait député quoi qu’il adviendra et sera le Président de l’Assemblée Nationale. Et c’est malheureusement ce qui s’est passé. Battu à la régulière en commune V, Moussa Timbiné s’est retrouvé Président de l’Assemblée Nationale avec la bénédiction de Manassa Dagnoko et le coup de pousse salutaire du Karim Keita.L’élection de Moussa Timbiné au perchoir a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les conséquences s’abattent désormais sur le régime.

En définitive, le Président de la République a été victime de son laxisme et de son manque de vision. Il a été laxiste vis à vis de sa famille et surtout de son enfant adulé Karim Keita et il a manqué de vision c’est pourquoi n’importe qui est devenu ministre sous lui.Il est désormais face à son destin.

Youssouf Sissoko

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3 COMMENTAIRES

  1. Votre analyse est pertinente. Il faut aussi ajouter l’élection de IS au poste de président de la Haute Cour de Justice. L’argent et le trafic d’influence ont tellement d’importance dans ce pays, qu’il ne faut point s’attendre à une quelconque amélioration de la situation des pauvres populations vulnérables. Pour que le pays soit, à nouveau, sur le droit chemin, il faut attendre probablement deux à trois nouvelles générations. L’éducation devrait en être à la base notamment le respect strict de la chose publique.

  2. IBK est au pouvoir pour ses enfants, c’est que que les maliens n’ont pas compris. Le prochain président doit être sévère et exemplaire en ouvrant des enquêtes sur ce fils d’un président moribond. Récupérer les éventuelles sommes détournées, trouver qui a assassiné le journaliste disparu et foutre tous ses vauriens et présumés criminels en prison.

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