Rencontre chef de l’État-M5-RFP : échanges francs et sincères

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En répondant à l’invitation du chef de l’État, hier à Koulouba, les responsables du M5-RFP ont proposé un certain nombre de mesures pour la réussite de la Transition. Le président Bah N’Daw a assuré avoir pris bonne note et appelé les uns et les autres à l’accompagner dans la conduite de la Transition

Ce rendez-vous, premier du genre, entre le président de la Transition, Bah N’Daw et les membres du Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ayant favorisé la chute du régime du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020 signifie sans nul doute la volonté partagée de se mettre autour de l’essentiel : le Mali. La rencontre entre le président Bah N’Daw et les membres du Comité stratégique du M5-RFP s’est déroulée en présence du Premier ministre Moctar Ouane et du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda Dicko.

À l’entame de ses propos, le porte-parole du Comité stratégique du M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, précisera qu’il s’agit d’exposer la vision du Mouvement pour le changement de système et la refondation du Mali. À cet égard, le Comité stratégique du M5-RFP a estimé qu’un certain nombre de mesures s’imposent. Elles s’articulent autour de plusieurs points concernant la vie de la Nation. Parmi lesquels, figurent la lutte implacable contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État, la transparence et la redevabilité à tous les niveaux.

Les responsables du M5-RFP pensent que d’énormes ressources pourraient ainsi être affectées à la satisfaction de la demande sociale pour freiner la paupérisation croissante et la hausse insupportable du coût de la vie. Aussi, le premier responsable du Mouvement a-t-il souhaité la mise en œuvre de véritables poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de la crise. S’y ajoute l’audit du patrimoine immobilier de l’État et des collectivités territoriales ainsi que des ressources publiques allouées à certains départements ministériels, services stratégiques et projets de développement.

Par ailleurs, Choguel Kokalla Maïga a plaidé pour l’organisation des assises nationales pour la refondation devant aboutir à un large consensus national sur les grandes préoccupations de la Nation ainsi qu’à la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance. Ce, afin d’obtenir une trêve globale (politique, sécuritaire, syndicale, sociale et économique, etc.) et créer un climat d’apaisement, de sérénité, de confiance mutuelle.

Pour les membres du Comité stratégique M5-RFP, la révision «consensuelle et inclusive» de la Constitution doit passer par le respect de son article 118. Tout comme, la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger doit être révisé conformément aux recommandations unanimes de nombreux fora. Cela, après une évaluation des six années de «tentatives d’application», et dans le respect des principes fondamentaux d’unité nationale, d’intégrité du territoire, de souveraineté de l’État et de sa forme républicaine et laïque.

S’agissant de l’organisation des élections, Choguel Kokalla Maïga insistera sur la mise en place d’un organe unique de gestion des élections tel que réclamé «unanimement par la classe politique et la société civile». Ce n’est pas tout : le porte-parole du Mouvement a demandé la «dissolution du gouvernement et de l’actuel Conseil national de Transition» et son remplacement par un organe plus respectueux de la loi et plus légitime». Il a aussi insisté sur la création des conditions sécuritaires pour le retour de l’administration et la fourniture des services sociaux de base.

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4 COMMENTAIRES

  1. QUI DE NOS HEROS POLITICIENS DEMANDERA A LA FRANCE DE RAMASSER SON CFA ET DEGAGER!! FAAROHW

    https://www.editionsladecouverte.fr/la_guerre_du_cameroun-9782707192141

    La guerre du Cameroun
    L’invention de la Françafrique (1948-1971)
    Thomas DELTOMBE, Manuel DOMERGUE, Jacob TATSITSA
    La légende veut que la France, « patrie des droits de l’homme », ait généreusement offert l’indépendance à ses anciennes colonies d’Afrique noire en 1960. Ce livre raconte une tout autre histoire : celle d’une guerre brutale, violente, meurtrière, qui a permis à Paris d’inventer un nouveau système de domination : la Françafrique.
    Cette guerre secrète a pour théâtre le Cameroun des années 1950 et 1960. Confrontées à un vaste mouvement social et politique, porté par un parti indépendantiste, l’Union des populations du Cameroun (UPC), les autorités françaises décident de passer en force. En utilisant les mêmes méthodes qu’en Algérie (torture, bombardements, internements de masse, action psychologique, etc.), elles parviennent en quelques années à éradiquer militairement les contestataires et à installer à Yaoundé une dictature profrançaise.
    En pleine guerre froide, et alors que l’opinion française a les yeux tournés vers l’Algérie, la guerre du Cameroun, qui a fait des dizaines de milliers de morts, est à l’époque passée inaperçue. Elle a ensuite été effacée des mémoires par ceux qui l’ont remportée : les Français et leurs alliés camerounais. Le crime fut donc presque parfait : les nouvelles autorités camerounaises ont repris les mots d’ordre de l’UPC pour vider l’« indépendance » de son contenu et la mettre au service… de la France ! Mais la mémoire revient depuis quelques années. Et les fantômes du Cameroun viennent hanter l’ancienne métropole. Laquelle, de plus en plus contestée sur le continent africain, devra tôt ou tard regarder son passé en face.

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