Accès aux documents d’état-civil : Le ras-le-bol de la population

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L’acquisition des documents d’état civil sera facilitée aux populations. C’est du moins ce qu’ont annoncé les autorités en charge de l’état civil. C’était le mardi, 10 août, à l’occasion de la Journée africaine de l’état-civil.

Avoir une carte d’identité, un passeport ou une carte NINA, ou même un extrait d’acte de naissance au Mali, est devenu aujourd’hui un parcours du combattant. À Bamako, nombreux sont les habitants qui déplorent les difficultés d’acquisition de l’acte de naissance et d’autres documents administratifs. «Chaque fois, on a des problèmes au niveau de notre mairie. Lorsqu’on emmène nos actes de naissance pour avoir des copies, on nous signale que le maire est absent», témoigne un citoyen. «Nous faisons quotidiennement des allers et retours pour nos documents sans succès », indique une dame. Au niveau des centres d’état-civil du pays, « les originaux des actes de naissance se perdent avec certains agents », souligne un habitant de Bamako. Ce dernier affirme qu’on leur demande souvent de «se rendre à leur lieu de naissance pour avoir de nouvelles copies».

Pourtant, tout citoyen a droit à un acte d’état civil, reconnaît le Directeur national de l’état-civil, Dr Abdoulaye Al Kadi, qui admet également qu’« il y a des problèmes qui sont signalés dans certaines mairies ». Il promet donc que des actions sont en cours pour que ces documents soient plus accessibles au Mali. «Nous sommes en train de prendre une restriction pour afficher la liste de tous les actes gratuits ainsi que la liste et les tarifs de ceux qui sont payants. Nous avons des textes qui sont déjà dans le circuit », précise Dr Abdoulaye Al Kadi.

Capitaine Simbo Keïta, directeur du centre de traitement des données à l’état civil précise aussi que la fiche individuelle remplace désormais la carte Nina. « Le plus important sera le numéro NINA inscrit sur la carte et non la carte elle-même », explique Capitaine Keïta. Il affirme que l’accès à la fiche individuelle a été facilité à travers la digitalisation. Toutefois, le capitaine admet que «dans la sous-région, il y a des pays comme le Sénégal qui ne reconnaisse pas cette carte NINA comme pièce d’identité ». Par ailleurs le directeur du centre de traitement des données à l’état civil annonce que « beaucoup de pays de la sous-région ont opté pour les cartes d’identité biométriques ».

Rappelons que cette 4ème édition de la Journée africaine de l’état-civil est placée sous le thème de «l’enregistrement des faits d’état civil et statistiques de l’état civil : un service essentiel pour surveiller et atténuer l’impact des situations d’urgence ».

F A avec Studio Tamani

Source : Plume libre

 

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