Comment prévenir les crises ?

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Le projet ‘’Donko ni Maaya’’ est une initiative citoyenne de la Coopération allemande au Mali, visant à offrir des alternatives aux jeunes face aux positions extrémistes et le renforcement de la cohésion sociale à travers la promotion du secteur de la culture.  La phase pilote du projet, lancée jeudi, coûtera 5 millions d’euros.

Les initiatives citoyennes continuent aux côtés de celle du gouvernement pour ramener la paix et  la cohésion sociale dans notre pays. Après les politiques nationales du gouvernement dans le cadre de la réconciliation nationale, les partenaires allemands viennent de se manifester à travers un ambitieux projet d’appui à la culture pour briser les barrières. Le projet Donko ni Maaya ou encore prévention de crises et renforcement de la cohésion sociale à travers le secteur de la culture est une opportunité pour les centres et les initiatives culturelles de Bamako de contribuer à une participation accrue de la jeunesse aux débats sur la gouvernance, le vivre ensemble et la paix dans la société malienne.

Selon les responsables du projet, il palliera non seulement la dégradation de la situation politico-sécuritaire, mais également la profonde déchirure du tissu social provoqué par la crise de 2012. Il s’agit d’abord d’un programme de promotion des initiatives culturelles, appui au financement, appui des artistes pour la paix dans le pays. Pour eux, il faut que les projets aient un lien avec le conflit intracommunautaire au centre et contre l’amalgame. « Le projet Donko ni Maaya vise à offrir des alternatives aux jeunes face aux positions extrémistes et leur accorder en tant qu’agents de changement du rôle positif et actif. Des mesures seront mises en place pour la promotion de la culture urbaine immatérielle et aider à la professionnalisation des centres culturels sélectionnés. Des mesures seront mises en place pour le développement d’initiatives artistiques en rapport avec des thèmes touchant de près la société et implication des jeunes à la vie culturelle urbaine, une meilleure coopération entre les structures étatiques, les collectivités territoriales et les acteurs du secteur de la culture est en place afin de promouvoir une participation accrue des jeunes aux débats sur la gouvernance… »

Pour le ministre allemand des Affaires étrangères,  Heikomaas, l’Allemagne soutient le Mali dans de nombreux domaines. « La mise en œuvre de ce projet permettra de renforcer la coopération. Ce projet de culture s’inscrit dans le cadre de la paix. Si l’on donne une chance à la culture, c’est qu’on donne une chance à la paix. Le coût du projet est de 5 millions d’euros pour aider le secteur de la culture. Nous ferons en sorte que votre pays puisse se prendre en charge. Le projet fera en sorte que la jeunesse puisse s’épanouir…», a-t-il promis.

Le représentant du ministre de la Culture, Amadou Koïta, a fait savoir que le gouvernement du Mali se réjouit de ce lancement à un moment ou notre pays traverse une crise multiforme. « Le Mali a toujours été une terre de rencontre. La tradition notamment n’a pas jamais été ébranlée. Mais force est de reconnaître que depuis la crise de 2012, ses fondements ont été affectés. Les effets de la crise sont la crise de la citoyenneté. Pour une paix durable, la culture est une arme qui peut fondamentalement réconcilier les cœurs et les esprits. Elle nous offre des solutions incroyables. Il suffit seulement de les saisir. Le projet cadre avec les objets du gouvernement. Chaque Malien est le fruit d’un métissage. La prévention de la crise doit s’appuyer sur ses vertus. L’éducation sera le vecteur principal de ce projet. Le lancement de ce projet est le signe d’une vision commune. Il s’agit de contribuer au retour de la cohésion sociale. L’initiative est une réelle opportunité pour les jeunes. J’invite les jeunes surtout à formuler les projets pertinents pour l’atteinte des objectifs… »

Slams, sketches et prestations d’artistes musiciens pour passer le message de la paix ont donné un accent particulier à la cérémonie de lancement.

Zan Diarra

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