Migration féminine : L’AME se penche sur la problématique du genre dans la migration

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Le Centre du secteur privée (CSP) sise à HamdalayeACI 2000 a abrité du 24 au 25 août 2022, un séminaire des acteurs étatiques et non étatiques de la migration au Mali. Sous la houlette de l’Association Malienne des Expulsés (AME), du centre Médico International et de Pain Pour le Monde, ledit séminaire avait pour thème  «relation entre migration féminine et la promotion de la femme au Mali».

 

La migration vers les pays d’Europe a longtemps été considérée comme une question d’homme selon l’opinion populaire. Une conception d’autant plus erronée que de plus en plus de femmes empruntent le chemin de la migration, un phénomène qui remonte au début de l’histoire de l’humanité. Le Mali, pays continental avec sept (07) frontières poreuses, ne fait pas exception à cette règle et les traditions migratoires au Mali sont très anciennes. Selon l’AME, la migration féminine est une réalité et les femmes représentent presque la moitié des 250 millions de migrants internationaux. La région ouest – africaine n’est pas en marge du phénomène de la migration féminine. En effet, selon l’OIM, sur une dizaine de migrants de retour au moins deux sont des femmes en Afrique de l’Ouest.

 

Et le président de l’AME, Ousmane Diarra, de préciser que la migration féminine au Mali concerne les femmes de tous les âges (mineures, jeunes et vieilles) et de tous les statuts (célibataires et mariées). Selon lui, les candidates à la migration passent par toutes sortes d’itinéraires (terrestres, maritimes, et aériennes), utilisent toutes sortes de moyens (réguliers et irréguliers) et proviennent de divers milieux (villes et campagnes). Aussi migrent-elles pour diverses raisons. Le motif familial est ainsi la première cause des migrations des maliennes vers l’extérieure, explique M Diarra, sans exclure les raisons socio-économiques au même titre que les hommes (commerce , travail , art , culture , sport).

 

Les femmes migrantes sont confrontées à de nombreuse difficultés, telles que des grossesses non désirées, l’exploitation, des abus sexuels, le trafic humain ou encore la prostitution, etc.

 

C’est dans cette optique que l’AME a initié ce cadre d’échanges, à l’effet d’«inciter les acteurs clés de la migration à s’intéresser à la problématique du genre , en particulier la migration féminine au Mali , et de mieux comprendre les difficultés actuelles pour trouver des solutions», en passant notamment par l’information et la sensibilisation de l’opinion sur les dangers liés à la migration féminine.

 

«Le gouvernement malien, dans le souci de protéger ses ressortissants et assurer leur réinsertion a entrepris plusieurs actions visant à se doter d’instruments juridiques, institutionnels et politiques en matière de gestion de la migration et de la promotion du genre. Malgré ces efforts, des défis persistent encore en matière d’assistance et de protection des migrants, en particulier les femmes migrantes qui font partie des catégories vulnérables», a également justifié Ousmane Diarra

 

Aly Poudiougou

 

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