Première journée scientifique de l’ONEF : Un bilan à mi-parcours plutôt satisfaisant

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La salle Balla Moussa Keïta du Centre International de Conférence de Bamako a abrité, le jeudi 14 avril, la cérémonie de lancement des  travaux de la première Journée scientifique de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation, (ONEF).

La  rencontre était placée sous la présidence du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, Mahamane Baby. Pour la circonstance, il avait à ses côtés  le Directeur général de l’ONEF, Boubacar Diallo, le représentant de l’OIT Mali avec résidence en Côte d’Ivoire, Dramane Haïdara, le modérateur des travaux, Mamadou Zibo Maïga et plusieurs experts de la question du secteur.

Pour les responsables de cette jeune structure, l’organisation de cette Journée offre un cadre d’échange et de partage avec le grand public sur les études qu’elle a menées. Il s’agira pour eux de présenter aux participants à ces travaux, notamment, aux autorités, aux partenaires techniques et financiers, aux chercheurs, aux étudiants, aux employeurs, aux ONG, aux syndicats de travailleurs, au patronat, à la société civile et à la presse, les résultats des études et recherches de leur Observatoire depuis sa création en 2013.

Rappelons que l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation a pour mission principale de faire des études et de la recherche afin de fournir aux décideurs  et aux usagers des informations fiables  et régulièrement actualisées sur le marché du travail, aux niveaux national et régional pour une meilleure régulation de ce marché.

Au cours des travaux de la rencontre, plusieurs sujets ont été abordés par des experts du secteur. Il s’agit notamment  des questions relatives aux difficultés liées à l’employabilité au Mali telles que l’inégalité et la distribution du revenu au Mali, le profil du chômage et du sous-emploi,  la politique de l’emploi au Mali, l’insertion des jeunes sur le marché du travail au Mali et les caractéristiques et déterminants de l’emploi informel au Mali.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le ministre Mahamane Baby a évoqué l’importance de cette rencontre à travers le rôle qu’elle joue  dans le cadre de l’atteinte des 200 000 emplois à l’horizon 2018, un engagement présidentiel. « A travers cet exercice, cette jeune structure contribue, avec une pertinence indéniable, à une meilleure adéquation entre les besoins et les potentialités de l’économie, d’une part et le système de formation, d’autre part. L’importance des statistiques sur le marché du travail n’est plus à démontrer, car constituant la clé du succès des politiques et programmes de lutte contre le chômage et la pauvreté» a-t-il-souligné. Avant de poursuivre : « notre pays, qui ambitionne d’atteindre une croissance à deux chiffres, doit en effet se doter de ressources humaines de qualité, capables de mettre en place et de soutenir durablement l’organisation managériale qui en constitue le pilier » a indiqué le ministre de l’Emploi.

Quant au Directeur Général de l’ONEF, Boubacar Diallo, il a, dans son intervention,  fait un rappel sur le contexte de création et les activités réalisées  par sa structure. Il a rappelé que sa structure a été créée par l’ordonnance n° 213-024/P-RM du 30 décembre 2013, et ratifiée, par la suite, par l’Assemblée Nationale par la loi n° 012 du 26 mai 2014. Selon Boubacar Diallo, cette initiative  vient de la volonté de l’UEMOA de mettre en place dans chaque pays un Observatoire National       de l’Emploi et de la Formation autonome afin d’aller  vers l’unification et l’intégration du marché du travail par la création de l’Observatoire Sous Régionale de l’Emploi et la Formation (OSREF) de l’espace  UEMOA. Il a ainsi rappelé  que  l’ONEF a procédé, en 2009, à la mise en place de ses différents organes, notamment le Conseil d’administration, le Comité Scientifique, le Comité Technique avant d’effectuer  le recrutement du personnel.

Les  activités de l’ONEF ont réellement débuté en 2015, avec notamment le renforcement des capacités du personnel ; la signature de protocole de collaboration avec l’Institut National de la Statistique (INSTAT) ; la réalisation d’une enquête auprès de 150 entreprises du secteur formel sur les perspectives de recrutement et les besoins en formation dont le rapport final sera très bientôt disponible.

 

Mohamed Naman Keïta   

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