Société Civile : La CAD/Mali organise une journée d’échanges, de mobilisation et de plaidoyer politique menée par les acteurs sociaux pour un commerce juste et équitable en lien avec l’APE

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La Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali)  en collaboration avec SOS Faim ont organisé une journée d’échanges, de mobilisation et de plaidoyer politique menée par les acteurs sociaux pour un commerce juste et équitable en lien avec l’Accord de Partenariat Économique (APE), ce mardi 15 juin 2021 au Musée national de Bamako.

Cette journée d’échanges se voulait le lieu de la contribution et  la mobilisation des mouvements sociaux et organisations de la société civile au Mali afin de réaffirmer leur  positionnement contre la signature des APE entre l’Union européenne et les pays d’Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP). En faisant  l’état des lieux des Accords de Partenariat Economiques (risques et perspectives) sur le développement économique des pays de l’Afrique de l’Ouest en général et le Mali en particulier ; amener les participants à maitriser les futures étapes de ratification et mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne au Mali ; élaborer un document de propositions d’alternatives sur les APE ; cerner les mécanismes d’intégration des économies agricoles et des échanges en rapport avec les enjeux des Marchés locaux, régionaux et internationales et enfin faire un agenda de plaidoyer et de mobilisation sociale contre la signature des APE en direction du gouvernement de la Délégation de l’Union Européenne et du secteur privé.

Pour le Coordinateur du Programme  à la CAD/ Mali M Sabane IBRAHIM, l ’Union africaine a adopté en juillet 2001, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) dont l’objectif est de fournir un cadre global à la coopération économique et à l’intégration des pays africains. Le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) traduisant le volet agricole du NEPAD a été adopté en juillet 2003 à Maputo. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui développe une politique volontariste, a réalisé d’importants progrès dans la construction du chantier de l’intégration régionale. A ce titre, l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2015, du Tarif extérieur commun de la CEDEAO (TEC-CEDEAO), a marqué une étape décisive vers la création d’un marché commun. Au préalable, la libre circulation des biens a été consacrée à travers l’institution du Schéma de la Libéralisation des Echanges (SLE) et les différents Protocoles et règlements qui le régissent. Le SLE vise à promouvoir le développement de l’entreprenariat dans la région, accroître le commerce intra régional et stimuler l’activité économique, tout en améliorant la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest sur le marché mondial.

«Malgré l’existence de ce dispositif, la libre circulation des biens connait nombre de dysfonctionnements. Le niveau du commerce intracommunautaire s’en trouve alors affecté avec une moyenne régionale estimée entre 10% et 15%, bien en deçà des ambitions et potentialités de la région. Le renversement d’une telle tendance nécessitera une meilleure appropriation des réformes, politiques et programmes communautaires notamment le TEC et le SLE, par l’ensemble des acteurs, en vue de faciliter un meilleur accès aux avantages qu’ils offrent. En effet, plusieurs programmes ont été développés au niveau régional visant à contribuer à la régulation du marché régional des produits agricoles. Cela se traduit entre autres par les programmes suivants : Les programmes pour l’appui à la régulation des marchés (PARMAO) ou pour la facilitation de la libre circulation des produits agricoles (PROFAB). Aussi plusieurs initiatives ont été prises pour la sécurité alimentaire comme l’adoption de la Charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires, l’Alliance Globale pour l’Initiative Résilience-AGIR (initialement portée par l’Union Européenne et confiée à la CEDEAO) ou encore la mise en place d’une Réserve régionale de sécurité alimentaire. Fort de ce constat et des grands défis liés à la promotion et à la protection de l’Agriculture familiale durable, la CAD-Mali a initié et obtenu de SOS Faim le financement du « Programme de Mobilisation Citoyenne pour la Gouvernance des Ressources Allouées à l’Agriculture Familiale et à la compétitivité de la production locale ».Ainsi dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, la CAD – Mali a initié « l’organisation d’une journée d’échanges en prélude de la campagne de mobilisation et de plaidoyer politique menés par les acteurs sociaux pour un commerce juste et équitable en lien avec les Accord de Partenariat Economique (APE) ». Explique le Coordinateur M Sabane.

Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net

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