Urgence panafricanisme : Un front contre le néocolonialisme français voit le jour

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Françafrique

Une plateforme dénommée Urgence panafricaniste dénonce la  France-Afrique. Selon elle, cette politique que la France entretient avec ses anciennes colonies n’est que pure arnaque, une politique mafieuse pour maintenir sa domination sur le continent.

En conférence de presse ce week-end à la Maison de la presse de Bamako, les leaders de ce réseau panafricain ont haussé le ton contre un système dont le seul but est le pillage des ressources du continent. La rencontre avec la presse a été animée par Ismaël Youssef Koné, président de l’Urgence panafricaniste Mali, et ses camarades Ibrahim Sy, expert du F CFA, Ibrahima Kébé, activiste, et Alassane Dicko.

Les sujets abordés ont tourné autour du F CFA, une monnaie qui est, selon eux, en déphasage avec le développement du continent africain. Les fameux accords signés entre les pays d’Afrique en matière de défense avec la France et la politique d’immigration ont été aussi décriés.

Pour Ibrahim Sy, le F CFA n’est pas en phase avec notre développement. Il a expliqué le déphasage à travers cinq principes : la parité du F CFA qui est remise en cause, l’arrimage à l’euro, le sous-financement des banques avec une augmentation du taux directeur. Pour lui, il s’agit d’une politique mafieuse dont le but de maintenir les pays de la Zone franc sous une domination sans fin.

Abordant les accords de défense, M. Kébé a expliqué que la France décide de tout dans nos pays. Il a fait allusion à la présence des bases militaires françaises dans les pays d’anciennes colonies. Pour lui, les économies de nos pays sont tenues par la puissance colonisatrice présente dans tous les secteurs et services d’Etat.

A l’en croire, le président Ibrahim Boubacar Keita n’a jamais encouragé l’armée malienne à rentrer à Kidal. Toute chose qui soulève d’autres interrogations. Pour lui, “la France est une force d’interposition, une force d’opposition que nous devons chasser”.

Chargé du plaidoyer du réseau Afrique inter acte, Alassane Dicko a plaidé un développement équitable toute chose qui passe par la liberté de voyager dont l’Occident prive les pays africains. Rien qu’en mars 2011, sur les 28 000 Maliens sauvés sur les mers 85 % étaient des jeunes de 29 à 35 ans du nord.

Mais, à l’en croire, six mois plus tard ces jeunes se sont retrouvés dans le Mujao, une des causes du terrorisme. A la lumière de tous les propos tenus un sentiment de nationalisme  semble gagner le terrain contre cette politique de la France en tant que seul Etat exerçant sa domination sur plusieurs pays africains et avec la bénédiction de certains pseudos élites africaines.

Zou

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