Espace UMOA : Les banques se frottent les mains

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Les ressources des banques de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) se sont établies à 31.290,210 milliards de Fcfa (46,935 milliards d’euros) au 30 septembre 2019, selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cela correspond à une hausse de 11,51% par rapport à la même période de l’année 2018. Où elles s’élevaient à 28.059,303 milliards de Fcfa.

Ainsi, ces ressources sont composées de dépôts et emprunts à hauteur de 25.602,786 milliards de Fcfa, contre 23.214,810 milliards de Fcfa au 30 septembre 2018 (+10,29%), diverses ressources pour 2.137,742 milliards de Fcfa contre 1.817,851 milliards de Fcfa en 2018 (+17,60%) et de fonds propres nets 3.549,682 milliards de Fcfa contre 6.026,642 milliards de Fcfa en 2018 (+17,28%).

Au niveau des emplois, le total des réalisations s’est établi à 34.384,423 milliards de Fcfa durant la période sous revue alors qu’il a été comptabilisé à 30.685,343 milliards de Fcfa  au 30 septembre 2018, soit un accroissement de 12,05%. Les crédits, eux, occupent l’essentiel des emplois des banques de la zone Umoa à 21.842,473 milliards de Fcfa, contre 19.220,086 milliards de Fcfa en 2018 (+13,64%).
De leur côté, les autres emplois (titres de transactions, titres de placement, immobilisations financières etc.) se sont élevés à 12.541,950 milliards de Fcfa en fin septembre 2019 contre 11.509,662 milliards de Fcfa un an auparavant (+8,97%).

Une économie solide repose sur des fondations solides et les banques sont l’un des piliers de cette fondation.

Cependant, cet espace économique et monétaire, dans son ensemble, traverse des moments particuliers de son histoire avec la multiplication des crises sécuritaires ou politiques un peu partout. Cette situation a rendu difficile l’exercice de l’activité bancaire qui, par ailleurs, exige des conditions sécuritaires minimales à observer. En effet, plus de 150 ans après la création des premières banques dans l’Union, 7 à 8 personnes sur 10 ne disposent pas encore de compte bancaire. Les raisons de ce faible taux de bancarisation sont connues de tous, à savoir, la faiblesse des revenus, l’insuffisance de la culture financière ainsi que la forte propension de la population à thésauriser notamment dans les zones rurales.

Le secteur bancaire ouest africain est en plein essor et ne cesse de se transformer au gré des fusions, acquisitions, absorptions et implantations. Les établissements marocains et nigérians sont les grands acteurs de ce marché.

Mahamadou YATTARA

 

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