Le Programme initiative Spotlight lance une série télé sur les violences basées sur le genre au Mali

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Le 1er Clap du tournage de l’étape de Bamako était ce 2 octobre 2020 à l’école fondamentale de la base aérienne 101 de Sénou.
Une série télévisuelle pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) est en cours de tournage et la diffusion est prévue pour décembre.
-Maliweb.net- Il s’agit d’un partenariat entre le Mali et l’Union européenne et les Nations-Unies à  travers le Programme de l’Initiative Spotlight.  Cette production qui sera diffusée au niveau national, sous régional et internationale, vise à sensibiliser les populations sur les méfaits des VBG sous toutes ses formes.  Le tournage a débuté le 18 juillet dernier à Kolokani dans la région de Koulikoro, et se poursuit dans les régions de Kayes, Sikasso, Ségou et Bamako.

Les acteurs âgés  de 8 à  17 ans ont un incroyable talent qui probablement va servir à la dynamique de mobilisation et de transformation sociale et culturelle contre les discriminations et les violences dont sont victimes les femmes et les filles au sein des communautés.
. Le Secrétaire général du ministère de la promotion, de la femme, de l’enfant et de la famille Siaka Magassa et les  bailleurs, à l’occasion de ce coup d’envoi sont revenus sur la gravité du phénomène  dont les conséquences néfastes se font sentir sur notre développement socio-économique.
En effet, le Chef de la coopération de l’UE le Dr Geza Strammer dans son intervention, a rappelé l’ampleur des VBG sous nos cieux. Selon ses dires, et se référant à l’EDSM 2018, une femme sur deux est touchée  par la violence physique ou sexuelle, soit 49% des femmes âgées de 30 -39 ans.
Depuis l’âge de 15 ans, près de 38% ont subi des violences physiques. S’agissant des femmes en union, 44% ont subi des violences physiques,  sexuelles  ou émotionnelles de la part de leur mari actuel. Toujours selon la même source parmi les filles âgées de 0-14 ans, plus de 73% sont excisées;  parmi celles de 10-14 ans, l’enquête donne 83%.. En outre, il y a problématique du mariage précoce,  et comme souligné par Monsieur Strammer , ces statistiques ne représentent qu’une infime partie des cas de VBG.
Malgré les efforts de l’État et de ses partenaires pour l’élimination de toutes les formes de VBG ,  la pratique demeure et gangrène  notre société.
Le directeur général de l’Agence nationale des communications pour le développement Amadou Angoiba et le SG du département de la Femme ont profité du pupitre  pour remercier les bailleurs pour leur engagement et accompagnement dans cette lutte commune contre  les VBG.
KhadydiatouSanogo/Maliweb.net

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