(La chronique politique de Monoko) : Attention, que les ambitions ne tuent pas la raison !

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Bonjour à vous tous !  Je voudrais saluer avec fierté, la nouvelle vision que les autorités de la transition au Mali, sont en train d’imprimer. Surtout, la question de la rupture d’avec l’esprit esclavagiste de la France. Déjà, tous les africains se réjouissent et espèrent que cela soit une totale réalité. Autre point très important à souligner comme positif, c’est bien la volonté de voir le Mali être débarrassé des criminels, terroristes, Djihadistes  et autres bandits  dangereux, qui endeuillent au quotidien la nation, en tuant les civils et militaires.

Sur la base de ces deux points, il est aisé de comprendre et même apprécier à sa juste valeur la joie qui anime aujourd’hui, la grande majorité des Maliens et africains. Mais que cette joie bien fondée d’ailleurs, ne s’érige pas en une ambition démesurée pour tuer la raison.

La RAISON ?

Oui ! Dis-je.

Dans cette noble vision d’autonomie du Mali, les nouvelles autorités maliennes que nous félicitons, méritent de notre part les bons raisonnements aux fins de leur succès. Il faut cependant, leur faire éviter les multiples erreurs qu’ont connues leurs prédécesseurs à la tête du Mali. En effet, nous avons tous vu de nombreux mouvements, associations et clubs de soutiens aux prédécesseurs. Ces groupements de fictions, ont tous trahi, en donnant toujours l’illusion que tout  serait parfait.

Pour nous, la scène politique et la gestion de la vie d’une Nation, sont essentiellement, les missions des Partis et Mouvements Politiques créés et reconnus, à juste titre. Leur but commun, est bien la conquête et la gestion du pouvoir. Alors, pourrait-on parler de la gestion du Mali, sans les Partis et Mouvements Politiques ? Il est clair que la réponse est “Non !”

Le vouloir ou le faire, ferait naître les dérives  antidémocratiques et dictatoriales. D’ailleurs, personne n’en souhaite. Vu  sous cet angle, il serait bien de penser à convaincre et surtout à impliquer, les Partis Politiques, dans la nouvelle vision que dessinent les autorités de la transition au Mali. En vérité, le Colonel ASSIMI GOITA, fait déjà un travail fièrement apprécié par la majorité des africains qui aiment l”Afrique. Il y a donc lieu d’aider à ce que ce travail se termine avec tous les honneurs.

Et dans cet esprit, le débat sur le délai de la transition au Mali,  intéresse  en première ligne la classe politique, car ce sont les Partis Politiques qui seront candidats. De même, l’équation sur les assises nationales, intéresse  la même classe politique. Quoi qu’on dise, les vrais acteurs de l’animation de la vie publique, ce sont les Partis et Mouvements Politiques. C’est à travers ces Partis et Mouvements Politiques que les Maliens s’identifient. Pourrait-on penser les négliger ? Non ! Les Partis Politiques ont  des militants et sympathisants qui sont tous des citoyens maliens. Devrait-on minimiser leur nombre et les écarter des assises ?

Il faut aller sur le terrain d’un consensus Politique, pour faire réussir la transition. Et cela passe par la présence des Partis Politiques à ces assises. Il faut convaincre les dirigeants et responsables de plus de 60 Partis Politiques qui ne prennent pas part aux tables rondes sur les assises. Pour toute idée de la prolongation ou non de la transition au Mali, les dirigeants actuels doivent demander et obtenir le soutien et l’adhésion de toute la classe politique, loin des clubs de soutiens nés, bien sûr, spontanément, comme au moment d’ATT, HAYA SANOGO, DIONCOUNDA TRAORE et IBK.

Généralement, les mouvements, associations et clubs de soutiens, n’ont pas de vision au sens Politique du terme. Ce sont des mouvements spontanés qui vivent des conjonctures éphémères. Ils ne constituent pas une base solide pour tout pouvoir, transitoire soit-il. Les militaires à la tête du Mali, doivent être très vigilants pour éviter toute erreur Politique. Même s’ils doivent négocier  objectivement la prolongation de la transition, ils doivent faire en sorte, qu’il ait une harmonie entre eux et les politiques.

En toute sincérité, le dernier mot finit toujours par revenir, à la classe politique, si l’on exerce dans une sphère démocratique. Que DIEU bénisse et sauve la Nation malienne et son Peuple.

 

MONOKO TOALY

Expert International en Communication et Marketing Politique.

DG AFRIQUE MÉDIA TV pour l’Afrique de l’Ouest

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1 commentaire

  1. Esprit esclavagiste de la France, mon œil ! N’est-ce pas la même France qui interdit l’esclavage au Mali?
    C’est la conséquence d’avoir mal enseigné notre histoire. Et c’est terrible!

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