Ode à la liberté et à la démocratie

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Nous avons longuement et longtemps réclamé un régime politique pluraliste au Mali car nous sommes convaincus que le seul chemin qui peut aider ce pays à sortir la tête de l’eau est la démocratie et l’État de droit.

 

C’est à dire un système politique dans lequel le jeu politique reste équilibré entre les acteurs politiques dans la conquête et l’exercice du pouvoir et que le peuple choisit librement ces dirigeants en parfaite connaissance de cause.

 

Un système qui donne aux institutions du pays toute leur place dans la societé pour que les lois du pays soient respectées par les citoyens dont les droits sont préservés et les devoirs assumés.

 

Nous avons dénoncé avec la dernière énergie les aventuriers du 22 mars 2012 et leur horde d’anarchistes déchaînés, qui voulaient mettre le grappin sur le système démocratique du Mali en foulant au sol notre constitution plébiscitée par le peuple malien en février 1992.

 

Nous avons démasqué et déjoué souvent dans la douleur mais toujours avec persévérance et abnégation les stratagèmes des apprentis sorciers et leur meute de la violence gratuite qui voulaient légitimer l’illégitime et l’illégal au Mali.

 

Nous avons été catégoriques face aux rassasiés et agités d’une transition politique inutile et dangereuse pour la paix et la stabilité du Mali et leurs apôtres des régimes d’exception qui ne voulaient pas organiser une élection présidentielle au Mali en juillet 2013 dans l’espoir de faire perdurer cette transition politique qui les arrangeait tant.

 

Le pays a traversé 18 durs mois de crise créée de toute pièce par ces aventuriers sans vergogne de l’anarchie et leur cohorte de hors-la-loi invétérés et de la confusion rétrograde pour se faire la poche et les épaules.

 

Mais nous avons réussi à faire triompher les idéaux démocratiques et de droit dans la conquête et l’exercice du pouvoir républicain au Mali.

 

Mes chers amis quel autre événement mis à part un sommet international d’envergure dont notre pays n’a pas l’habitude d’organiser, peut réunir dans nos murs 40 délégations étrangères avec une vingtaine de chefs d’état avec en prime le président français, le roi du Maroc et bien d’autres?

 

La présence massive de nos frères africains aux côtés d’autres hôtes de marque au stade du 26 mars de Bamako, est la plus belle récompense du mouvement démocratique de mars 1991 et une fierté pour tous les martyrs de la révolution populaire pour le pluralisme démocratique au Mali.

 

Ces délégations et ces chefs d’état ne sont pas venus au Mali parce qu’on a une armée qui s’est faire des coups d’état ou même qui s’est combattre.

 

Non, mes chers amis ils ne sont pas venus parce que nous sommes riches et puissants, loin s’en faut, encore moins que nous sommes faibles face aux islamistes qui faisaient la loi au nord de notre pays.

 

L’estime, le respect, l’admiration et l’attachement amical et fraternel dont ont fait preuve, ce 19 septembre 2013 à Bamako, ces délégations de divers horizons à l’encontre de notre pays, est d’abord le fait de notre propre respect de notre propre constitution, du vote massif des maliens les 28 juillet et 11 août 2013, et de l’installation à la tête de notre pays d’un président issu des urnes.

 

Oui mais chers amis, ils sont venus parce que nous avons pris le droit chemin, celui de la liberté, de la démocratie et du droit.

Ils viennent ici témoigner à tous les adaptes de l’anarchie inutile que les peuples du monde n’aiment pas la bêtise et restent attachés aux idéaux de liberté et de droit.

L’estime retrouvée de nos frères et amis est une mine d’or plus grand que Yatela et Morilla réunis dont on peut facilement capitaliser en gain diplomatique et en intérêt financier et économique pour faire face aux immenses défis de développement de notre pays.

L’application stricte de la loi en mettant le droit au cœur de nos préoccupations quotidiennes peut facilement nous aider à réduire les tares de notre société qui plombent notre développement et nous permettre d’aller rapidement vers le bien être général et un bonheur commun.

 

Mes chers amis, il n’y a pas 36000 manières pour un pays pauvre comme le notre de s’en sortir des griffes de l’ogre.

 

Et j’espère très sincèrement que le pays continuera à parfaire ce système démocratique et pluraliste qui garantit l’alternance au sommet de l’État et l’affirmation du droit comme de moyen de régulation de la société et du pouvoir qui s’y exerce.

 

Que Dieu Bénisse le Mali.

Kassin

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