État de route Manankoro-Bougouni : Les populations se fâchent et interpellent le gouvernement

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Les chefs coutumiers, chefs religieux, chefs des quartiers, association féminines et les jeunes…bref l’ensemble de la société civile ont été reçus ce lundi 02 septembre 2019 dans la salle de conférence de la préfecture de Bougouni par le sous-préfet représentant le préfet  du cercle, Bréhima Ongoïba.

  Les mots d’ordre étaient clairs : la venue immédiate sans condition du gouverneur de la région de Bougouni et la réparation de la route de Manankoro-Bougouni.  Le fameux gouverneur de Bougouni, nommé depuis le 20 juillet 2018, n’a jusqu’à présent pas pris fonction. Un manque de considération de la part du gouvernement selon Mamba Coulibaly, Président du collectif des régions non opérationnelles (CRNOP). « Nous sommes dans un pays qui ne nous prend jamais au sérieux sans soulèvement. Nous voilà à une année et un mois que le gouverneur est nommé mais n’a jamais mis les pieds à Bougouni à plus forte raison prendre fonction. Aussi Bougouni est une zone basée sur le commerce il y’a plusieurs années de cela qu’il nous parle de la réparation de la route de Manankoro mais sans acte concret. Cette route a suffisamment causé des pertes matérielles tant qu’en humains. Qu’on nous dise à quand le début des travaux de cette route qui lie le Mali à la Côte d’ivoire. Alors d’ici le 12 septembre 2019 si nous ne sommes pas entendus, nous nous ferons entendre par le gouvernement. »

« Nous nous rappelons tous que cette route de Manankoro, vient d’ôter la vie à Abdoulaye Bako Diarra l’un des représentants même du gouvernement, le sous-préfet de cette localité. Ce qui doit être occasion pour eux de connaitre les difficultés actuellement vécues par ces populations », a souligné Chaka Diakité, président des chasseurs traditionnels de Bougouni.

Les Chefs coutumiers de Bougouni, religieux, les femmes, les jeunes ont tous eu leur mot à dire lors de cette rencontre avec l’administration. Malgré les explications du sous-préfet Moussa Sagara, face à ces messages d’avertissement, les chefs coutumiers, l’ensemble de la société civile restent fermes sur leur décision. Ils ont aussi tous montré leur mécontentement face à cette situation honteuse  de la route de Manankoro. Selon Mamba Coulibaly, si le gouvernement ne réagit pas avant le 12 septembre, Bougouni se fera entendre.

 

Moussa Sangaré

 

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